Référencer son école

5 pistes pour décrocher un job à impact

5 pistes pour décrocher un job à impact

Vous vous ennuyez dans votre poste actuel, ou vous allez être diplômé dans quelques semaines et souhaitez à tout prix donner du sens à votre travail. Et si vous vous mettiez en quête d’un job à impact. Un boulot bon pour la planète et la société. 


8 millions d’emplois seront impactés par la transition écologique selon les chiffres 2024 du Secrétariat général de la planification écologique. Auxquels il faut ajouter les 32 000 postes dans les start up à impact. Autant dire que vous ne serez pas en peine pour trouver un job à impact taillé sur mesure pour vous. Nos conseils pour savoir par où commencer.

Sans devenir docteur honoris causa (quoique !), il est primordial de comprendre les problématiques, les opportunités et les ordres de grandeur de la transition écologique. Dans les grandes lignes, sachez que c’est un défi systémique qui s’articule autour de quatre piliers : le dérèglement climatique, l’effondrement de la biodiversité, l’épuisement et préservation des ressources et les inégalités et injustices sociales.

Faute de compétences et connaissances pointues, pire sans formation initiale sur le sujet, vous hésitez à franchir le pas ? Erreur, grosse erreur. Premièrement, certaines de vos compétences actuelles seront sans doute transférables dans un prochain job à impact. Deuxièmement, pour rattraper votre retard et combler vos lacunes, les ressources documentaires (en ligne ou autres) sont légion. Les fresques du climat, du numérique, de l’océan, de l’inclusion, de la biodiversité… peuvent vous permettre de vous faire une première bonne vue d’ensemble de ces sujets. Pensez également à suivre des mooc.

L’ADEME a par exemple développé une plateforme qui agrège ses formations et celles de ses partenaires. À l’École des transitions écologiques du CNAM, le module « Enjeux des transitions écologiques, comprendre et agir » est accessible gratuitement en ligne. Sur les réseaux sociaux (LinkedIn, Instagram, etc.), suivez des leaders d’opinion largement engagés sur toutes ces problématiques. Parmi eux, Jean-Marc Jancovici, le père du bilan carbone. Mais aussi, Camille Etienne et Cyril Dion, etc. En plus de tirer la sonnette d’alarme, ils proposent de nombreux leviers d’action de toute évidence inspirants pour votre futur job à impact.

« Même si cela n’est pas obligatoire aux yeux des recruteurs, s’engager dans une association est un véritable avantage. Cela montre comment vous êtes concrètement connecté aux différentes problématiques. Et puis, sur le terrain, vous rencontrerez des personnes engagées depuis longtemps qui vont pouvoir vous transmettre leur expérience », souligne Claire Pétreault, auteure de « Je bosse pour la planète » (Eyrolles, 2025). Une immersion dans le grand bain quelques heures par semaine qui servira votre CV.

Selon vos aspirations, vous pourrez lancer vos recherches d’emploi dans différents types de structures. Par exemple, « des organisations d’avenir dédiées au verdissement de l’économie, de sorte à rejoindre celles et ceux qui innovent et façonnent de nouveaux modes de production et de consommation. D’autres, à l’inverse, vont décider de s’investir dans les secteurs les plus polluants afin de contribuer à agir de l’intérieur et à accompagner leur transformation. Les allers-retours entre ces deux stratégies sont possibles », insiste dans son livre Claire Pétreault, par ailleurs fondatrice des Pépites Vertes.

Les associations, fondations mais aussi les TPE/PME cherchent également des pistes de développement vertueuses pour des produits, des services mais aussi une organisation plus responsable. Enfin, creusez également la piste des cabinets de conseil et des institutions publiques. Sans oublier les grands groupes qui ne sont pas tous adeptes du greenwashing.

Le greenwashing, kezako ? Si on voulait caricaturer, on dirait qu’il s’agit de mettre de la peinture verte pour cacher la misère et faire croire que l’on est écolo. Plus sérieusement, le greenwashing est une technique de marketing-communication qui utilise l’argument écologique de manière trompeuse pour améliorer l’image d’une entreprise. Concrètement, elles mentent sur la réalité des éléments transmis, ou sur la proportion de leur impact afin d’attirer les consommateurs et les talents.

Pour éviter de tomber dans le panneau lors des entretiens d’embauche, Claire Pétreault conseille de poser ce type de questions : « quelles sont les mesures phares mises en place pour accélérer la transformation écologique de l’organisation ? Cela permet de mesurer le concret. Quelles sont les difficultés opérationnelles de déploiement des engagements écologiques ? Cela permet de vérifier l’humilité et la sincérité des discours, etc ». Les entreprises qui veulent vraiment avoir un impact n’essaieront pas de noyer le poisson.

Au contraire. Elles auront un discours de vérité. Par exemple, oui, elles œuvrent au quotidien pour réduire leur bilan carbone mais leur activité leur impose quand même de faire tourner des serveurs et autres data center très énergivores. Donc un discours nuancé !


(vérifié par notre rédaction)

Voici un résumé en cinq points clés de l’article sur le sujet : 5 pistes pour décrocher un job à impact.

Comprendre la transition écologique : Il est essentiel de se familiariser avec les enjeux de la transition écologique, notamment le dérèglement climatique, la biodiversité, l’épuisement des ressources et les injustices sociales. Une base solide permettra de mieux cibler les opportunités d’emploi dans ce domaine.

Développer ses compétences : Ne laissez pas le manque d’expérience vous freiner. De nombreuses compétences actuelles peuvent être transférables à un job à impact. Profitez des ressources en ligne, des MOOCs et des fresques thématiques pour enrichir vos connaissances.

S’engager dans le bénévolat : Le bénévolat est un véritable atout pour se connecter aux enjeux écologiques. En plus de renforcer votre CV, il vous permet de rencontrer des professionnels engagés et d’acquérir une expérience pratique sur le terrain.

Cibler les bonnes structures : Selon vos aspirations, explorez différentes organisations, qu’elles soient axées sur le verdissement de l’économie ou sur la transformation des secteurs polluants. Pensez également aux associations, TPE/PME, cabinets de conseil et grandes entreprises responsables.

Déjouer le greenwashing : Apprenez à identifier les discours trompeurs sur l’écologie. Posez des questions ciblées lors des entretiens pour évaluer la sincérité des engagements d’une entreprise, en vous renseignant sur leurs actions concrètes et les défis rencontrés dans leur démarche écologique.