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Parcoursup et Mon master : un comité réclame davantage de transparence dans son rapport 2024

Parcoursup et Mon master : un comité réclame davantage de transparence dans son rapport 2024

Comme chaque année, le Comité éthique et scientifique présente son rapport annuel afin de proposer des pistes d’évolutions aux plateformes d’orientation. Publié le 18 mars 2025, le groupe fait cette année pour la première fois part de ses recommandations pour la plateforme Mon Master.


Beaucoup décriées pour leur manque de transparence, les plateformes sont aujourd’hui suivies par le Comité pour faire évoluer leurs organisations. Le Comité éthique et scientifique Parcoursup et Mon Master (CESPM), composé de 7 membres, analyse depuis 7 ans la procédure d’inscription dans l’enseignement supérieur. Placée auprès du ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, cette instance est présidée par Gilles Roussel.

Le Comité éthique et scientifique de Parcoursup et Mon Master (CESPM) a remis le 18 mars dernier à Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, son rapport annuel sur la plateforme Parcoursup et sur la plateforme Mon Master. Il a également été transmis au Parlement. Pour 2024, le Comité élargit le périmètre de ses missions à l’analyse du fonctionnement de la plateforme Mon Master. 

À l’université, de nombreux élèves ne parviennent pas à décrocher leur diplôme de licence ou arrêtent parfois en cours d’année, selon le ministère. Un constat qui pousse le Comité éthique et scientifique de la plateforme Parcoursup et la plateforme Mon Master à formuler plusieurs recommandations pour mieux soutenir les bacheliers français, avec la mise en place par exemple de dispositifs d’accompagnement sur l’orientation, de l’entrée au lycée jusqu’au niveau bac+3. 

Le Comité incite les établissements à mieux informer leurs élèves, notamment concernant la filière STMG, souvent mal perçue par les jeunes et leurs familles. Le rapport préconise de « mieux accompagner en amont (…) le parcours d’orientation des élèves fragiles afin que le choix de la filière se fasse en connaissance de cause, autour d’un projet d’études supérieures construit pas-à-pas. ». 

L’instance souhaite que les lycées favorisent davantage les dispositifs d’informations pour les élèves à propos des formations disponibles dans l’enseignement supérieur. Le dialogue est également à développer entre les établissements et les parents d’élèves, afin qu’ils soient plus au courant des filières proposées après le bac, de la durée des études ou des aides sociales étudiantes. Le rapport souhaite aussi déployer la transparence des plateformes. Les formations sélectives doivent notamment clarifier les critères de refus des candidats. L’objectif est aussi d’atténuer l’angoisse des jeunes lors de leur orientation et de l’utilisation de la plateforme. 

Dans ce rapport, les membres du Comité soulignent de nouveau le rôle et le fonctionnement des algorithmes utilisés dans Parcoursup et dans Mon Master. « Ce ne sont pas les plateformes, ni leurs algorithmes, qui portent un avis sur les candidatures, mais ce sont bien les responsables et les enseignants des formations » précise le ministère de l’enseignement supérieur dans un communiqué.

Le Comité rend pour la première année son avis sur la plateforme nationale Mon Master, qui permet aux étudiants de candidater en première année à des formations conduisant au diplôme de master. Deux ans après la création de la plateforme, l’objectif pour les membres du Comité est de clarifier les informations proposées. Les candidats doivent posséder toutes les clés afin d’établir des vœux en toute connaissance de cause. Divers points sont soumis parmi lesquels : 

  • Une transparence pour les formations sélectives sur leurs critères de refus en les affichant de façon simple claire.
  • Créer des parcours de licence Bac +3 adaptés aux bacheliers technologiques, notamment la filière STMG.
  • Améliorer la clarté, la lisibilité et la complétude des informations disponibles sur la plateforme Mon Master.
  • L’obligation de permettre aux étudiants de passer les entretiens de motivation en visio.

Attention, le Comité a pour rôle de proposer des points d’amélioration. Le ministère n’est pas obligé, par la suite, de les suivre.