L’EMLV ajoute Berlin et Madrid à sa carte académique européenne. L’école veut y consolider ses mobilités, lancer de nouveaux parcours internationaux et affirmer, à horizon 2030, son ambition de devenir une référence européenne du management.
Bon à savoir
Pour la rentrée 2026, l’EMLV refonde son Programme Grande Ecole pour s’adapter aux enjeux du marché.
L’Europe prend une place plus concrète dans la trajectoire de l’EMLV. L’école annonce l’ouverture de deux campus associés, à Berlin et à Madrid, dans le cadre du réseau AD Education, dont le Pôle Léonard de Vinci fait partie depuis son intégration en 2024. Au-delà de l’effet de carte, cette décision prolonge une orientation déjà installée dans le modèle de l’établissement, où l’international occupe une place structurante, notamment à travers une troisième année entièrement consacrée à une expérience hors de France.
Le mouvement traduit également une volonté de donner à l’école une dimension européenne plus tangible, en ajoutant deux points d’ancrage à une stratégie fondée sur l’hybridation entre management, technologie et société, l’exposition à des environnements multiculturels et la circulation des étudiants entre plusieurs espaces académiques. Berlin et Madrid ne sont pas présentées comme une rupture, mais comme une extension cohérente d’un projet déjà engagé.
Berlin et Madrid, deux capitales aux profils complémentaires
Le choix des deux villes n’a rien d’anecdotique. Berlin et Madrid sont pensées comme deux portes d’entrée distinctes vers l’Europe contemporaine. La capitale allemande est associée à un environnement international, créatif et tourné vers l’innovation. Elle renvoie à une Europe en transformation, marquée par les recompositions industrielles et technologiques, et par l’attractivité d’une métropole où se croisent étudiants, entrepreneurs et professionnels venus de nombreux pays.
Madrid, de son côté, incarne une autre dynamique. L’Ecole de Management Léonard de Vinci insiste sur la croissance économique soutenue de l’Espagne, en particulier dans les services à forte valeur ajoutée, sur l’ouverture internationale du pays et sur le poids de la capitale dans l’économie espagnole. L’école y voit un terrain favorable pour déployer des parcours progressifs, dans un cadre universitaire dense, connecté et propice à l’immersion. Là encore, la logique n’est pas seulement géographique. Elle est académique, culturelle et professionnelle.
Les quartiers retenus participent de cette lecture. À Berlin, le campus associé est situé Ackerstraße, dans un environnement central, urbain et connecté, présenté comme en phase avec les dynamiques créatives et internationales de la ville. À Madrid, l’implantation se fait dans le secteur de Chamberí, et notamment Gaztambide, un quartier central, universitaire et bien desservi. Dans les deux cas, l’EMLV choisit des localisations qui doivent permettre aux étudiants de vivre l’international au quotidien, au contact direct de la ville, de ses institutions et de ses écosystèmes.
Lire également : comment les campus accompagnent les étudiants-entrepreneurs ?
Des parcours déjà activés, notamment à Madrid
Les premières déclinaisons académiques sont déjà identifiées. À Madrid, l’EMLV annonce un European Track dans deux bachelors, Digital & International Business et Affaires & Relations Internationales. Le parcours est construit sur trois ans. Il prévoit un semestre d’études dès la première année, une mobilité académique obligatoire en deuxième année, puis la possibilité d’une troisième année à l’international. Cette organisation donne à l’ouverture européenne une forme très concrète, inscrite dans le cursus dès l’entrée dans l’enseignement supérieur.
Berlin complète, pour sa part, une offre internationale déjà en fonctionnement. Le campus associé s’intègre à des mobilités et à des parcours liés à l’International Business. Des étudiants du Programme Grande École y ont déjà effectué un semestre dans le cadre de leur troisième année internationale. L’EMLV insiste d’ailleurs sur le fait que cette troisième année est structurée autour d’un semestre académique et d’un stage à l’étranger, ce qui permet de relier expérience universitaire et immersion professionnelle.
Bon à savoir
Il ne s’agit pas seulement d’ajouter des destinations attractives, mais d’organiser des circulations académiques, des séquences d’apprentissage progressives et des expositions répétées à des contextes multiculturels. À Madrid comme à Berlin, l’ambition est de renforcer un positionnement déjà formulé par l’EMLV, celui d’une école qui forme des managers capables d’évoluer dans des environnements technologiques, multiculturels et en transition.
Une stratégie européenne pensée à horizon 2030
L’annonce s’inscrit dans une projection plus lointaine. L’EMLV fixe un horizon clair, 2030, avec l’objectif de devenir une école européenne de management de référence. Les deux nouveaux campus associés apparaissent, dans cette perspective, comme des bases de déploiement. De nouvelles offres de programmes internationaux doivent y être développées à moyen terme, signe que Berlin et Madrid ne constituent pas un aboutissement mais une étape dans une montée en puissance plus large.
Cette ambition européenne s’appuie sur une identité que l’école revendique depuis trente ans. Son modèle repose sur une hybridation entre management, ingénierie, digital et développement humain, en transversalité avec l’ESILV et l’IIM. C’est à partir de cette matrice que l’EMLV entend faire de l’Europe un espace d’apprentissage à part entière, et non un simple décor international. L’enjeu, en creux, est aussi concurrentiel. Dans un paysage de l’enseignement supérieur où l’internationalisation est devenue un marqueur attendu, l’école cherche à distinguer son modèle par des implantations qui articulent formation, mobilité et compréhension des transformations du continent.
Bon à savoir
Le signal adressé est donc double. En interne, il s’agit de créer de nouvelles possibilités de parcours pour les étudiants, avec des expériences plus structurées et plus progressives. À l’extérieur, l’école affirme plus nettement sa lecture de l’Europe comme espace naturel de développement. L’Allemagne est choisie pour son poids économique et son rôle dans les mutations industrielles et technologiques. L’Espagne, pour sa dynamique de croissance et l’attractivité de Madrid comme capitale économique et universitaire.
Que retenir de ces nouveaux campus ?
Cette montée en puissance européenne s’inscrit dans une stratégie d’ouverture internationale déjà bien installée au sein de l’école. L’EMLV s’appuie en effet sur un réseau académique de haut niveau, construit au fil des années avec des institutions reconnues à l’échelle mondiale. Parmi ses partenaires prestigieux figurent déjà Sungkyunkwan, Boston University, Cranfield University, RWTH Aachen ou encore HEC Montréal.
Avec Berlin et Madrid, l’établissement entend changer d’échelle et précise sa direction. L’Europe y apparaît comme un terrain de formation, d’expérimentation et de projection pour les années à venir.












