Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé l’annulation des épreuves terminales du baccalauréat et du brevet des collèges pour les établissements français situés au Proche et Moyen-Orient ainsi qu’au Mali. Une décision inédite qui concerne des milliers de lycéens et collégiens scolarisés à l’étranger, avec des alternatives concrètes prévues pour chacun.
La situation géopolitique persistante dans plusieurs pays de la région a conduit le gouvernement à prendre une mesure exceptionnelle pour protéger les élèves du réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Neuf pays sont concernés par ces dispositions : le Liban, Israël, les Émirats arabes unis, l’Irak, l’Iran, le Koweït, le Bahreïn, le Qatar et le Mali. La décision s’applique aux deux diplômes phares du calendrier de juin : le diplôme national du brevet (DNB) et le baccalauréat, toutes séries confondues.
La moyenne annuelle comme seule référence pour le Brevet
Pour les collégiens inscrits en vue du DNB, les épreuves terminales prévues en juin sont supprimées. Les candidats scolarisés dans des établissements agréés du réseau français à l’étranger ou suivant des cours réglementés via le CNED (Centre national d’enseignement à distance) seront évalués sur la base de leur moyenne annuelle dans chaque matière concernée.
L’épreuve orale est également annulée. Si elle avait déjà eu lieu dans certains établissements avant la publication de ces dispositions, son résultat sera neutralisé et n’entrera pas dans le calcul final.
Bon à savoir :
Le diplôme obtenu via ces aménagements a exactement la même valeur officielle qu’un brevet passé en France métropolitaine. Aucune mention particulière n’est apposée sur le diplôme délivré.
Le contrôle continu prend le dessus pour le Baccalauréat 2026
Pour les lycéens préparant le baccalauréat, la situation est différente : le diplôme n’est pas annulé, mais ses modalités d’évaluation sont profondément aménagées. La pondération accordée au contrôle continu sera renforcée dans le calcul de la note finale pour les candidats issus des établissements visés. Concrètement, les notes obtenues tout au long de l’année scolaire pèseront davantage que d’ordinaire dans le résultat définitif.
Certaines épreuves terminales pourront également faire l’objet d’adaptations organisationnelles selon les conditions de sécurité propres à chaque pays. Les établissements scolaires concernés communiqueront directement aux familles les modalités précises applicables à leur situation.
Une session de remplacement ouverte en septembre 2026
Pour les candidats dont la situation personnelle ne permet pas de bénéficier des aménagements prévus, ou pour ceux qui souhaitent repasser leurs épreuves dans des conditions classiques, une session de remplacement est organisée en septembre 2026.
Ce mécanisme, déjà mobilisé lors de crises diplomatiques ou sécuritaires passées, garantit qu’aucun élève ne se retrouve définitivement privé de la possibilité d’obtenir son diplôme au titre de l’année scolaire 2025-2026. Les inscriptions à cette session de remplacement se feront via l’établissement de rattachement ou directement auprès du rectorat compétent.
Parcoursup et Mon Master : quelles conséquences pour la suite des études ?
Pour les lycéens inscrits sur Parcoursup en vue d’une formation post-bac, les aménagements ne remettent pas en cause la procédure d’admission. Les formations consultent les dossiers scolaires, et les notes du contrôle continu, désormais prépondérantes dans le calcul du bac, constitueront la base de l’évaluation. Il est fortement conseillé de signaler sa situation à chaque formation souhaitée via la rubrique prévue à cet effet dans le dossier candidat.
Pour les étudiants visant un master via Mon Master, les résultats académiques antérieurs et la licence obtenue restent les critères déterminants. Dans tous les cas, rapprochez-vous sans attendre de votre établissement pour connaître exactement la procédure applicable à votre pays.













