L’école parisienne fait évoluer son Programme Grande École (PGE) dans le cadre de son plan Destination 2030. Dès la 3e année, les étudiants pourront effectuer une année complète à l’étranger et y décrocher un Bachelor international.
Paris School of Business, un PGE distinctif
Paris School of Business fait évoluer l’architecture de son Programme Grande École avec une promesse claire : offrir, au sein même d’un cursus grade de Master en cinq ans, la possibilité d’obtenir un diplôme supplémentaire à l’international dès la 3e année. Annoncée le 1er avril 2026 à Paris, cette évolution s’inscrit dans le plan stratégique Destination 2030 de l’établissement, qui entend renforcer la personnalisation des parcours et la place de l’international dans son offre de formation.
Concrètement, les étudiants du Programme Grande École pourront consacrer une année entière à l’une des dix universités partenaires de l’école à l’étranger. À l’issue de cette mobilité, ils auront la possibilité d’obtenir un Bachelor international parmi 21 spécialisations. L’idée n’est pas seulement d’ajouter une expérience académique hors de France, mais bien de faire de cette parenthèse un élément structurant du cursus, avec un diplôme à la clé et une logique de spécialisation plus affirmée.
Cette orientation répond à une attente devenue centrale chez les étudiants en management : disposer de parcours plus souples, plus lisibles et davantage adaptés à des ambitions professionnelles différenciées. Dans un marché de l’enseignement supérieur où les écoles multiplient les formats hybrides, les doubles diplômes et les séjours internationaux, Paris School of Business cherche ici à marquer sa différence en intégrant plus tôt une expérience diplômante à l’étranger dans son Programme Grande École.
Un diplôme intermédiaire intégré au cursus
Le dispositif repose sur une logique de parcours à la carte. Selon leurs projets, les étudiants pourront choisir de se spécialiser en marketing à Dublin, de développer une expertise en International Business à Nottingham ou à Millikin, ou encore de s’orienter vers l’événementiel avec un Bachelor of Commerce en Australie. D’autres options sont proposées dans des domaines plus récents ou plus ciblés, comme Business and Data Science, Business and Luxury Brand Management ou Business and Sustainability à Londres. Ceux qui privilégient une approche plus généraliste pourront s’inscrire dans des parcours de Business Administration à Hertfordshire, à Prague, à Brisbane ou à Westminster.
Bon à savoir
Son catalogue international compte déjà plusieurs institutions de tout premier plan, parmi lesquelles UC Berkeley, UCLA, Trinity College Dublin, la London School of Economics and Political Science, McGill University, LMU Munich ou encore Alliance Manchester Business School.
À travers cette diversité, l’école met en avant une double ambition. D’un côté, permettre à chaque étudiant de construire un itinéraire plus individualisé, en cohérence avec ses intérêts et ses objectifs de carrière. De l’autre, faire de l’international autre chose qu’un simple semestre d’échange, en l’inscrivant dans une logique de certification académique reconnue. Paris School of Business insiste d’ailleurs sur la multiplicité des combinaisons possibles, qui doit selon elle permettre de bâtir un Programme Grande École « sur mesure ».
Pour Alice Dufour, directrice des Programmes Graduate, cette nouvelle étape change la portée du séjour à l’étranger. « Le Programme Grande École est un parcours en cinq ans qui permet aux étudiants de construire progressivement leur profil. La possibilité d’obtenir un Bachelor international dès la 3e année constitue un véritable atout concurrentiel : ils valident un diplôme supplémentaire, reconnu à l’international, ce qui renforce significativement leur CV pour la suite de leur parcours », souligne-t-elle.
Le message est net : dans un contexte d’intensification de la concurrence entre écoles, l’enjeu n’est plus seulement d’offrir une exposition internationale, mais de la traduire en valeur académique immédiatement identifiable. Obtenir un Bachelor au sein d’une université partenaire pendant le Programme Grande École permet ainsi de sécuriser une première étape diplômante sans sortir du cursus initial.
L’international comme levier de personnalisation
Au-delà du diplôme lui-même, Paris School of Business présente cette évolution comme une réponse à la transformation des attentes étudiantes. Flexibilité, personnalisation, mobilité, ouverture à d’autres méthodes de travail : ces mots structurent désormais une large partie des discours stratégiques des établissements. Dans ce registre, l’école cherche à ancrer son offre dans une promesse plus concrète, celle d’une expérience longue, diplômante et orientée vers des spécialités identifiées. Ce positionnement prolonge une dynamique déjà engagée avec le Bachelor Tech for Management, qui constituait un premier pas dans cette stratégie de différenciation.
Olivier Aptel, dean et directeur général de Paris School of Business, inscrit explicitement cette mesure dans la trajectoire fixée par Destination 2030. « Cette initiative illustre concrètement notre ambition à horizon 2030 : renforcer l’internationalisation de nos parcours et développer des approches pédagogiques toujours plus transversales. Nous souhaitons proposer à nos étudiants des expériences internationales qui ne soient pas seulement ponctuelles, mais qui leur permettent de s’approprier de nouvelles méthodes de travail et de mieux comprendre les réalités économiques internationales », explique-t-il.
Bon à savoir
L’école dispose, pour soutenir cette orientation, d’un réseau de près de 160 partenaires académiques dans le monde. PSB s’appuie aussi sur une faculté de 108 professeurs permanents, dont 63 % sont internationaux. Elle accueille 4 200 étudiants, parmi lesquels 40 % d’internationaux venus de 134 pays. Sans être directement liés à cette annonce, ces chiffres donnent la mesure de l’environnement dans lequel l’établissement inscrit sa stratégie d’ouverture.
La formule résume bien l’enjeu pour les écoles de management : l’expérience internationale ne vaut plus seulement pour la ligne qu’elle ajoute sur un CV, mais pour la capacité qu’elle donne à naviguer dans des environnements académiques, professionnels et culturels différents. En proposant des spécialisations variées et en avançant le moment du départ à la 3e année, Paris School of Business tente ainsi de faire de l’international un pivot du cursus plutôt qu’un complément.
Une expérience académique, mais aussi personnelle
L’école met enfin en avant l’impact concret de cette nouvelle formule sur les étudiants déjà engagés dans ce type de parcours. Louis Rosi, actuellement à l’Université de Westminster, y voit un moyen de consolider son itinéraire académique sans rupture. « Le fait de valider un Bachelor au sein d’une université partenaire pendant mon Programme Grande École me permet d’obtenir un premier diplôme tout en poursuivant mon cursus, et ainsi de sécuriser mon parcours sur ces cinq années », affirme-t-il.
Même logique chez Annelya Oceana, en mobilité à Dublin, qui insiste davantage sur les effets de cette année à l’étranger sur la projection professionnelle. « Au-delà des cours, c’est une expérience qui change la manière dont on se projette professionnellement. On développe une vraie capacité d’adaptation et une ouverture d’esprit très recherchées par les entreprises », explique-t-elle.
Lire également : Le Classement 2026 des Grandes Écoles de commerce
Ces témoignages prolongent le positionnement défendu par l’école : faire de la mobilité un temps de transformation, à la fois académique et personnelle. Dans les faits, l’intérêt du dispositif tiendra aussi à la lisibilité de ces parcours pour les recruteurs, ainsi qu’à la manière dont les étudiants articuleront ce Bachelor international avec la suite de leur Programme Grande École. C’est sur ce terrain, celui de l’employabilité autant que de l’expérience, que se jouera la portée réelle de cette évolution.
Lire également : L’EM Normandie intègre un Bachelor diplômant à son Programme Grande École












