Vous voyez Naruto ? Cet éternel cancre de l’Académie ninja, qui bosse dur pour décrocher son bandeau frontal après des examens interminables. Eh bien peut-être prendrez-vous un chemin similaire, celui de la détermination et du rêve : faire vos études au Japon. Sur environ 105 000 étudiants français sortants par an dans le monde, ce ne sont même pas 2 % qui font le choix du pays du soleil levant. Et pourtant, la qualité académique du Japon est mondialement reconnue. Envie de décrocher votre “jutsu” académique et peut-être même professionnel ? Dattebayo ! (だってばよ !)
Bien comprendre le système éducatif japonais
Le système éducatif japonais peut intriguer par sa rigueur et son héritage. En effet celui-ci date de la période postérieure à la seconde guerre mondiale et est inspiré des réformes américaines pour moderniser le pays après-guerre.
Il suit un modèle calqué sur le système américain dont 4 ans classiques d’université pour ce qui est des études supérieures. Il y a également un calendrier inversé avec une rentrée en avril-mars, et un fort accent sur les clubs extrascolaires pour forger l’esprit collectif.
L’entrée universitaire repose sur des examens nationaux extrêmement sélectifs qui favorisent la mémorisation plutôt que tout autre type de compétences. L’EJU (Examination for Japanese University Admission for International Students) est l’examen standardisé clé pour les étudiants étrangers qui visent une université japonaise au niveau licence.
Quelles démarches en 2026 pour partir étudier au Japon ?
Pour partir étudier au Japon en tant qu’étudiant français, prévoyez 6 à 12 mois de démarches administratives centrées sur le visa étudiant et les justificatifs financiers.
Visa et documents clés pour les étudiants français qui partent étudier au Japon
Si vous n’avez pas de passeport, les démarches d’obtention se font auprès de la mairie de votre arrondissement. Si vous en avez déjà un, assurez-vous que celui-ci soit valide 6 mois après le retour prévu ; si ce n’est pas le cas, pensez à le renouveler.
Ensuite, suivez la procédure pour obtenir un Certificat d’Éligibilité (COE) auprès de l’école japonaise retenue. Celui-ci fera partie des documents à joindre lors de votre demande d’éligibilité et de visa auprès des services consulaires japonais en France.
Autres formalités
- Inscrivez-vous à l’Ambassade de France au Japon pour rejoindre le service gratuit alerte sécurité (SMS d’alerte en cas d’urgence type séisme, tsunami, typhon, crise politique…) ;
- Disposez de 12 000 € sur un compte bloqué japonais ;
- Obtenez un hanko (sceau personnel) sur place ;
- et ouvrez un compte bancaire.
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Comment s’inscrire dans une université japonaise en 2026 ?
L’inscription (au plus tard en octobre pour une rentrée en avril) se fait directement auprès de chaque université japonaise.
Comment choisir son université ?
Le choix de l’université dépend de plusieurs critères, notamment la spécialité souhaitée, les ressources économiques (universités privées vs publiques) et la notoriété.
En tant qu’étudiant français, vous pouvez par exemple privilégier des universités prestigieuses comme Todai (Tokyo) ou Kyoto U., ou alors des universités privées partenaires Campus France telles que celles de Waseda, Keio, Sophia ou Ritsumeikan
Vous pouvez les retrouver sur Study in Japan, un moteur de recherche pour trouver l’université de vos rêves.
Les démarches et exigences linguistiques à prendre en compte
Anticipez dès octobre avec un dossier complet :
- diplômes traduits ;
- lettre de motivation ;
- lettres de recommandations.
Passez l’EJU (qui n’est pas un diplôme national) en juin ou novembre ; celui-ci reste valable 2 ans et les critères d’admission varient d’une université à une autre. Certaines institutions utilisent leurs propres tests, ou acceptent des alternatives.
Au niveau linguistique, le test officiel de langue japonaise pour les étrangers est le JLPT (Japanese-Language Proficiency Test). Un niveau N2 minimum en japonais sera exigé, ou alors, si cursus en anglais, un score minimum (+80 pour le TOEFL iBT, 6.0 pour l’IELTS) sera requis.
Quel budget prévoir en tant que français pour étudier au Japon ?
Le Japon reste globalement un pays relativement onéreux. Prévoyez un budget d’au moins 1 500 € / mois (comptez davantage pour les grosses agglomérations).
Le budget prévisionnel avant de partir étudier au Japon
Anticipez les frais initiaux avant le départ :
- passeport éventuel (86 €) ;
- le billet A/R Paris-Tokyo (800-1 200 €) ;
- Le visa étudiant (3 000 ¥/ / 20 €) ;
- l’EJU (7 000 ¥ / ~40 €) ;
- Les traductions / certifications et diplômes (~100 à 200 €) ;
- l’assurance voyage / santé internationale (200 à 400 € / an).
Total pré-départ : 1 200 à 2 000 € avion compris
Les démarches administratives à votre arrivée au Japon
Lors de votre arrivée, prévoyez :
- l’enregistrement résident au kuyakokusho (gratuit, et vous aurez besoin de votre passeport et du COE) ;
- La Carte de résident (gratuit) ;
- Le hanko personnel (1 000 à 3 000 ¥ / 20 € maximum) ;
- L’ouverture d’un compte bancaire (gratuit) ;
- Une assurance santé nationale (20 000 ¥ / an obligatoire et via l’école).
Total à votre arrivée : 50 000 ¥ / 300 €.
Le montant des frais de scolarité au Japon
- Universités Nationales/publiques : environ 535 000 ¥ / an (~3 200 €). Si Établissements privés : comptez entre 800 000 et 1 500 000 ¥ (entre 4 800 et 9 000 €) ;
Le coût de la vie en 2026 d’un étudiant français au Japon
- Logement : 40 000 à 80 000 ¥ (240 à 480 €) ;
- Nourriture : 25 000 à 40 000 ¥ (150 à 240 €) ;
- Transports : 5 000 à 15 000 ¥ (30 à 90 €) ;
- Énergie et internet : 10 000 à 15 000 ¥ (60 à 90 €) pour l’eau, l’électricité, le gaz et internet ;
- Téléphone/SIM : 3 000 à 5 000 ¥ (18 à 30 €) ;
- Assurance santé : 2 000 ¥ (~12 €) ;
- Loisirs et Sorties : 5 000 à 10 000 ¥ (30 à 60 €).
Quelles aides et bourses sont disponibles pour partir étudier au Japon ?
De nombreuses aides financières existent pour les étudiants français qui partent étudier à l’étranger, dont plusieurs, spécifiquement pour le Japon.
Les bourses principales :
- La bourse japonaise MEXT ;
- La bourse japonaise JASSO ;
- La bourse Eiffel (Campus France).
Les bourses françaises :
- Bourse CROUS mobilité internationale ;
- Enfin, les bourses des Régions et les bourses universitaires.
Est-ce que je peux partir au Japon en Erasmus ?
Non, le Japon n’est malheureusement pas un pays associé au programme Erasmus+. Pour autant, des exceptions rares existent pour le Japon, pays en tant que “tiers non associé” pouvant participer à des actions spécifiques justifiées.
Il existe les exceptions (rares) suivantes :
- L’initiative KA171 (mobilité hors Europe) : pour les projets courts financés par l’UE avec les universités japonaises partenaires, comme un double-diplôme Sciences Po-Todai ;
- L’initiative KA2 (coopérations) : Partenariats recherche ou formation, par exemple un master IA franco-japonais.
Les exceptions étant tellement rares, il est plus sage de se concentrer sur les bourses et aides japonaises et françaises.
Où habiter au Japon pendant ses études ?
Trouver un logement au Japon en tant qu’étudiant étranger requiert de l’anticipation et de la préparation. Surtout dans les villes où il y a de la concurrence. Sachez qu’il existe des solutions adaptées aux étudiants :
- Les résidences JASSO / universitaires qui donnent la priorité aux étudiants admis ;
- Les Sharehouses (Colocations internationales) ou les Sakura House qui peut être une solution temporaire les premiers mois ;
- Les studios mais qui nécessitent un garant japonais obligatoire.
Étudier au Japon est la certitude d’une aventure unique qui allie traditions séculaires, innovation et immersion culturelle unique. Avec une bonne préparation et de la détermination, vous pouvez transformer ce rêve en réalité. Ganbatte !
NOTRE RÉSUMÉ EN
5 points clés
PAR L'EXPRESS CONNECT IA
(VÉRIFIÉ PAR NOTRE RÉDACTION)
Voici un résumé en cinq points clés de l’article sur le sujet : partir faire ses études au Japon en tant qu’étudiant français.
Un système universitaire japonais exigeant et structuré
Le système éducatif japonais, inspiré du modèle américain d’après-guerre, repose sur quatre ans d’université et une forte culture de la rigueur. L’entrée est très sélective, avec des examens standardisés comme l’EJU, souvent axés sur la mémorisation. L’année académique débute en avril, un point clé pour préparer son calendrier.
Des démarches administratives longues et incontournables
Étudier au Japon demande 6 à 12 mois de préparation. Il faut obtenir un Certificat d’Éligibilité (COE) via l’université d’accueil, puis un visa étudiant. À l’arrivée : enregistrement de résidence, ouverture d’un compte bancaire, souscription à l’assurance santé nationale et création d’un hanko (sceau officiel), indispensable pour de nombreuses formalités.
Admission : langue, examens et dossier académique
Les candidatures se font directement auprès des universités japonaises, avec diplômes traduits, lettres de recommandation et motivation. Le JLPT (niveau N2 minimum) est souvent exigé pour les cursus en japonais. Pour les programmes en anglais, un TOEFL ou IELTS est requis. L’EJU reste une étape centrale pour intégrer une licence.
Un budget conséquent à anticiper
Le coût des études au Japon inclut des frais de scolarité variables : environ 3 200 € par an dans le public et jusqu’à 9 000 € dans le privé. Le budget de vie mensuel tourne autour de 1 500 €, logement compris, davantage à Tokyo. Des frais initiaux (billet d’avion, visa, assurance, démarches) sont aussi à prévoir avant le départ.
Bourses et logement : les solutions pour alléger la facture
Plusieurs bourses pour étudier au Japon existent : MEXT, JASSO, bourse Eiffel, aides du CROUS ou des Régions. Côté logement, les résidences universitaires, les sharehouses internationales ou certaines résidences privées facilitent l’installation. Le Japon n’étant pas dans Erasmus+, ces aides alternatives sont essentielles pour concrétiser son projet.













