Chaque année, les oraux de NEOMA Business School s’étalent sur plusieurs semaines. Des centaines de candidats issus de prépa ECG, ECT ou littéraire se succèdent sur le campus de Rouen pour défendre leur dossier au concours ECRICOME. Le 17 juin 2026, nous étions sur place, le matin auprès des candidats, l’après-midi dans le jury des entretiens d’admission.
Tout savoir sur les oraux d’admission à NEOMA Business School
Les oraux NEOMA 2026 se tiennent du 15 au 30 juin, sur les campus de Reims, Rouen et Paris. Trois épreuves sont regroupées sur une seule journée, avec un coefficient total de 25, à égalité parfaite avec les écrits.
Entretien de personnalité (coefficient 12) : 20 à 25 minutes sans préparation, devant un jury de deux personnes. L’entretien s’appuie sur un questionnaire de personnalité à remplir en ligne sur la plateforme des admissibles dès la publication des résultats d’admissibilité. C’est le seul élément entièrement maîtrisable : un questionnaire soigné, ancré dans des expériences concrètes, est un facteur de réussite majeur.
Langue vivante 1 (coefficient 7) et langue vivante 2 (coefficient 6) : même format pour les deux. Vingt minutes de préparation pour analyser un support d’actualité (texte ou vidéo), puis vingt minutes de passage devant un examinateur. Les deux langues cumulent un coefficient de 13 sur 25, ce qui fait de NEOMA l’école où les langues pèsent le plus parmi toutes les grandes écoles du concours ECRICOME.
Les résultats d’admission sont publiés le 8 juillet 2026 sur SIGEM.
Comment se déroulent les oraux de NEOMA Business School ?
Bilal et Djenaba, tous deux étudiants en prépa ECG, attendaient leurs épreuves ce matin-là. Reposés depuis la fin des écrits, tranquilles sans être nonchalants, ils avaient derrière eux plusieurs colles de langues et des simulations d’entretien face à des jurys que leurs professeurs avaient volontairement rendus plus difficiles.
Bilal signalait tout de même un angle mort. Le format vidéo de l’oral de langues ECRICOME, celui où le candidat analyse un document audiovisuel avant d’en discuter avec l’examinateur, n’avait pas été systématisé dans son établissement. « On avait le choix de le faire, mais on n’a pas été contraints. » Si votre lycée n’a pas insisté non plus, un petit conseil, mieux vaut vous y entraîner avant le jour J.
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Ce que fait l’école pendant la semaine des admissibles
Pendant que les candidats patientent, les admisseurs s’activent. Inès, étudiante en pré-master et future coordinatrice de la vie associative du campus, orchestrait l’accueil avec toute une équipe. Son objectif du jour était double, à la fois déstresser les candidats avant leurs épreuves et leur montrer concrètement ce que recouvre la vie à NEOMA Rouen.
La présentation académique est suivie d’un amphi-spectacle monté pour l’occasion, où se succèdent l’association de danse, les cheerleaders et La Factory, le club musical de l’école. Vient ensuite une visite du campus, avec un passage par le musée des associations, une petite salle en sous-sol où chaque club a déposé un objet qui raconte son histoire. « L’objectif, c’est de leur montrer tout ce qu’ils peuvent faire ici », explique Inès.
Entretien de personnalité NEOMA : ce que cherchent vraiment les jurys
La différence se fait rarement sur les réponses attendues. Elle se fait sur les candidats qui connaissent l’école au-delà de son classement, ceux qui savent nommer une spécialisation qui les intéresse, un partenariat international, un parcours d’impact associatif. Ceux qui ont visiblement réfléchi à pourquoi NEOMA et pas seulement à pourquoi une grande école.
Bilal le formulait avec une lucidité qui tranche. « On est dans une école de commerce, où la plupart des gens sont formés à vendre un projet. L’accueil va être génial dans chaque école, c’est fait pour ça. » Se laisser emporter par l’ambiance d’une journée sans avoir travaillé le fond, c’est prendre le risque de choisir une école pour de mauvaises raisons.
La semaine des admissibles peut-elle faire changer d’avis ?
Oui et ce n’est pas forcément un mauvais signe. Inès se souvient de ses propres oraux à Rouen, l’an dernier. Elle avait prévu de reprendre le train le lendemain midi. Elle a décalé son départ d’un jour. « J’avais l’impression de connaître des gens et d’appartenir à l’école. » À la rentrée, certains admisseurs se souvenaient d’elle.
Ce que produit une bonne semaine des admissibles, c’est moins un coup de foudre qu’une confirmation. Si le projet académique de l’école correspond à ce que vous cherchez, la rencontre avec le campus et ses étudiants peut transformer une option en premier vœu. À condition d’être venu avec les bonnes questions.
Ce qu’on retient de l’autre côté de la table
Passer une après-midi dans un jury d’entretien de personnalité, c’est une autre façon de comprendre ce que cet oral évalue véritablement. Les candidats rencontrés ce jour-là avaient globalement de beaux profils, des parcours construits, des engagements sincères. Certains étaient passionnés et ça s’entendait dès les premières minutes.
Ce qui faisait parfois défaut, c’était la connaissance de l’école elle-même. Des candidats capables de parler de leurs expériences avec beaucoup de conviction, mais qui butaient dès qu’il s’agissait d’évoquer un programme spécifique, une opportunité d’échange à l’international ou un partenariat académique de NEOMA. Vouloir intégrer une école sans vraiment savoir ce qu’elle propose, ça se perçoit et ça pèse dans l’échange.
Le meilleur conseil qu’on puisse donner après cette expérience est aussi le plus simple : être naturel. Les jurys ne cherchent pas des réponses parfaitement calibrées. Ils cherchent quelqu’un qui sait qui il est, ce qu’il veut et pourquoi cette école en particulier.













