C’est depuis son campus parisien que Delphine Manceau, Directrice Générale de NEOMA Business School, a dévoilé ce 27 mai 2026 les nouvelles ambitions de l’école dans le cadre de son plan stratégique Engage for the Future. Une offensive assumée sur les États-Unis, une série de partenariats inédits et une conviction pédagogique qui s’affirme : former des jeunes capables de décider dans la complexité, d’anticiper les mouvements du monde et d’embarquer les autres dans un environnement saturé d’incertitude.
NEOMA Business School aux États-Unis : UCLA, Columbia, Cornell, Stanford et Caltech
De Los Angeles à New York, une implantation dans les plus grands campus américains
L’offensive américaine est la grande annonce de la matinée. Six universités rejoignent le réseau de NEOMA Business School, couvrant des écosystèmes aussi différents que la Silicon Valley, New York et Los Angeles. Les États-Unis ne sont plus une destination parmi d’autres dans la stratégie internationale de l’école, ils en deviennent un axe structurant.
À UCLA, deuxième université publique des États-Unis située dans l’épicentre mondial du divertissement et des industries créatives, quatre nouveaux parcours s’ouvrent avec une trentaine de places. À Columbia, université de l’Ivy League implantée à New York, les étudiants accèdent à une summer school, un semestre d’échange et un double diplôme en finance. Cornell, également à New York, propose deux formules, un double diplôme couvrant finance, IA et fintech, et un certificat spécialisé. À Stanford, dans la baie de San Francisco, une summer school donne accès à 130 cours au choix, avec une liberté totale de construire son parcours selon ses ambitions. Caltech ouvre 15 places aux étudiants du Programme Grande École dans un programme sur mesure, tandis que l’Université de San Diego complète ce dispositif avec un double diplôme dont les détails seront précisés prochainement.
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Le CES de Las Vegas, une semaine pour apprendre à lire le monde
Cette présence américaine ne se limite pas aux salles de classe. En 2027, dix étudiants de NEOMA partiront au CES de Las Vegas, le rendez-vous mondial des annonces technologiques. Leur mission ne sera pas de visiter, mais de produire un guide du CES, en portant un regard critique et analytique sur l’ensemble des innovations présentées. Une façon d’apprendre à décrypter les grands mouvements technologiques depuis leur source, en prise directe avec l’écosystème qui les génère.
Nouveaux doubles diplômes, arts et humanités et partenariat avec Mistral
Croiser ingénierie, culture et management pour former des profils complets
L’ambition internationale de NEOMA ne se joue pas qu’aux États-Unis. Sur le front des doubles diplômes avec des écoles d’ingénieurs françaises, l’ESA Angers rejoint le réseau avec un parcours Vintage, tandis qu’IMT Mines Alès propose deux niveaux de cursus manager-ingénieur couvrant l’informatique, l’IA et l’industrie du futur. Ces parcours sont accessibles sur dossier, sans frais supplémentaires et débouchent sur un titre d’ingénieur.
C’est dans ce même esprit d’ouverture que s’inscrit le lancement du parcours The Human Edge, co-construit avec l’Université d’Édimbourg et IE Business School, ou encore le double diplôme en design de produits et services numériques noué avec Les Gobelins.
NEOMA enrichit également son partenariat avec McGill d’une dimension arts et humanités, domaine dans lequel l’université canadienne fait référence. Cette orientation n’est pas nouvelle. Depuis un an, Agathe Mezzadri Guedj anime à NEOMA un cours sur les grands textes littéraires appliqués au management. Cette année, de nouveaux textes entrent au programme et un bookclub se lance pour approfondir ces lectures en comité restreint. L’école s’associe par ailleurs au Grand Prix des Jeunes Littéraires En Première Ligne, un concours d’écriture destiné aux étudiants de prépa littéraire, en partenariat avec la revue L’Éléphant. Autant de signes cohérents avec The Human Edge et avec une conviction plus large : dans un monde où la machine raisonne, ce sont les qualités proprement humaines qui font la différence.
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L’IA comme infrastructure, avec Mistral en partenaire
Cette conviction n’empêche pas NEOMA Business School de s’emparer résolument de l’IA. L’école formalise son partenariat avec Mistral, annonce avoir déjà formé 12 000 personnes, et déploie une stratégie en cinq axes couvrant les programmes, la recherche, l’expérience étudiante, la performance organisationnelle et l’écosystème. Deux outils internes accompagnent ce déploiement, BRIO pour l’employabilité des étudiants et NEMO, un chatbot multi-usage. Parallèlement, 65 nouveaux professeurs rejoindront l’école en trois ans, portant la part des enseignants internationaux à 86%.
Derrière toutes ces annonces, un modèle singulier se confirme. NEOMA revendique 400 partenaires universitaires dans 61 pays, ce qui en fait l’école française qui compte le plus de partenariats internationaux. Pas de campus à l’étranger, mais un réseau dense tissé sur tous les continents, qui permet à ses étudiants d’élargir leurs territoires, géographiquement, disciplinairement, humainement. Une façon pour la business school d’habiter le monde sans prétendre le posséder.












