De loin, les deux diplômes se ressemblent : trois ans après le bac et un dossier à monter sur Parcoursup. Mais d’un peu plus près se cachent deux mondes presque opposés. Le BUT se prépare à l’université, pour quelques centaines d’euros par an. Le bachelor, quant à lui, vient d’une école privée et son prix comme sa réputation dépendent entièrement de l’établissement qui le délivre. Avant de cocher une case sur Parcoursup, mieux vaut savoir ce qui se cache derrière chacun de ces deux sigles.
Bon à savoir
Pour tout comprendre sur le bachelor en école de commerce en particulier, nous vous conseillons de jeter un œil à notre guide complet sur le bachelor.
Qu’est-ce qu’un BUT ?
BUT veut dire « bachelor universitaire de technologie ». C’est un diplôme national, préparé en trois ans dans un IUT, ces instituts rattachés aux universités publiques. Il a pris la place du DUT à la rentrée 2021, en absorbant directement ce qui était auparavant une année de licence professionnelle à part. Concrètement, l’étudiant suit six semestres, valide 180 crédits ECTS et sort avec le grade de licence.
Vingt-quatre spécialités existent, du génie mécanique à la communication en passant par la gestion des entreprises ou l’informatique. La formation mêle cours, travaux dirigés et beaucoup de pratique : 600 heures de projets tutorés et plusieurs mois de stage sont prévus sur l’ensemble du cursus.
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Qu’est-ce qu’un bachelor en école de commerce ?
Là, les choses sont moins cadrées. Un bachelor désigne, dans une école de commerce, un programme post-bac qui dure trois ou quatre ans selon l’établissement. Il n’existe pas de format unique imposé par l’État, chaque école fixe son propre contenu, sa propre durée et parfois même son propre niveau de reconnaissance. Certains bachelors obtiennent le grade de licence, d’autres se contentent d’un simple titre RNCP, sans grade associé.
Sur le fond, l’accent porte généralement sur le management généraliste, l’anglais et l’ouverture à l’international, avec souvent un semestre ou une année passée à l’étranger. L’entrée se fait pour la plupart via Parcoursup, sur dossier et entretien, parfois encadrée par un concours commun comme SESAME ou ACCES.
Qu’est-ce qui différencie vraiment un BUT d’un bachelor ?
La première chose qui change tout, c’est le statut de l’école. Un IUT est public et financé par l’État, donc les frais restent symboliques. Une école de commerce privée doit, quant à elle, vivre de ses frais de scolarité et le tarif grimpe en fonction de la réputation, des campus, de l’international proposé et d’autres facteurs. C’est un peu la même logique qu’entre une université et une école de management classique.
La seconde différence, plus subtile, concerne la garantie attachée au diplôme. Le BUT est identique partout en France : même grade, même reconnaissance, quel que soit l’IUT. Le bachelor n’offre pas cette uniformité. Il faut vérifier, école par école, si le programme visé a obtenu le grade de licence ou s’il reste un simple titre, ce qui change la valeur du diplôme sur le marché du travail et pour la suite des études.
| Critère | BUT | Bachelor en école de commerce |
|---|---|---|
| Statut de l’établissement | Public (IUT rattaché à une université) | Privé |
| Durée | 3 ans, fixe | 3 ou 4 ans selon l’école |
| Reconnaissance | Diplôme national, grade de licence systématique | Variable, grade de licence ou simple titre RNCP selon l’école |
| Frais de scolarité | Environ 280 euros par an | De quelques milliers à plus de 20 000 euros par an |
| Admission | Parcoursup, sur dossier | Parcoursup, dossier et entretien, parfois concours commun |
| Pédagogie dominante | Technique et professionnalisante, forte part de stage | Management généraliste, international, anglais |
Le BUT est-il plus dur à obtenir qu’un bachelor ?
Sur le papier, les deux passent par Parcoursup et un examen de dossier. Dans la réalité, tout dépend moins du type de diplôme que de l’établissement ou de la spécialité visée. Un BUT très demandé, gestion des entreprises ou techniques de commercialisation dans une grande ville par exemple, peut être au moins aussi sélectif qu’un bachelor d’école de commerce reconnue.
Bon à savoir
Une nuance mérite d’être notée, la moitié des places de chaque BUT est réservée aux bacheliers technologiques d’une spécialité proche, une règle qui n’existe pas côté écoles de commerce.
Que faire après un BUT ou un bachelor ?
Le BUT a été pensé pour permettre une entrée directe sur le marché du travail dès la sortie, tout en laissant la porte ouverte, grâce à son grade de licence, vers un master universitaire dans la continuité de la spécialité. Beaucoup d’étudiants tentent aussi les admissions parallèles vers une école d’ingénieurs ou de commerce, via des concours comme l’AST.
Côté bachelor, la suite logique est souvent un Master in Management, un MSc ou un mastère spécialisé, dans la même école ou ailleurs, pour les étudiants qui veulent étoffer leur profil avant de se lancer. Mais l’insertion directe reste tout à fait possible, surtout quand le bachelor comprend beaucoup d’alternance ou de stages longs.
Peut-on rejoindre une école de commerce après un BUT ?
Oui et c’est même l’une des voies les plus courantes pour les diplômés issus de gestion des entreprises ou de techniques de commercialisation. L’entrée se fait via des concours d’admissions parallèles communs à plusieurs écoles, comme Passerelle ou Ecricome Tremplin, ouverts dès un bac+2 validé.
L’intérêt de cette stratégie, c’est de cumuler le coût quasi nul des deux premières années à l’université avec, ensuite, l’accès à un diplôme de Master in Management délivré par une école de commerce. Le coût global des études s’en trouve nettement allégé, par rapport à un parcours fait entièrement en école privée.
Oui. Depuis la réforme de 2021, tous les BUT, quelle que soit la spécialité ou l’IUT qui le délivre, valident 180 crédits ECTS et donnent le grade de licence.
Non, loin de là. Certains programmes l’obtiennent après évaluation, d’autres non. Mieux vaut vérifier ce point précis sur la fiche du programme ou directement auprès de l’école avant de candidater.
Oui, l’apprentissage est proposé dans beaucoup de BUT, le plus souvent à partir de la deuxième année, parfois dès la première selon l’IUT et la spécialité choisie.
Non. Seuls les IUT, qui font partie des universités publiques, ont le droit de délivrer ce diplôme. Une école privée qui utilise ce mot pour vendre un programme propose en réalité autre chose, généralement un titre RNCP distinct.
Un étudiant qui valide les 120 premiers crédits ECTS peut obtenir une certification intermédiaire équivalente à l’ancien DUT, ce qui peut servir en cas de réorientation après un bac+2.
Dans l’immense majorité des cas, oui et largement. Comptez quelques centaines d’euros par an pour un BUT, contre plusieurs milliers, parfois bien davantage, pour un bachelor en école de commerce privée.













