Le stage de fin d’études en master dure entre quatre et six mois, donne droit à une gratification minimale de 4,50 euros par heure depuis janvier 2026, et doit obligatoirement être encadré par une convention tripartite. Ces trois points résument le cadre légal que beaucoup d’étudiants découvrent trop tard, parfois après avoir accepté des conditions illégales. Voici ce qu’il faut savoir avant de signer.
Combien de temps peut durer un stage de fin d’études en master ?
La durée maximale d’un stage est de six mois par organisme d’accueil et par année d’enseignement, ce qui correspond à 924 heures de présence effective. Ce plafond est fixé par l’article L124-5 du Code de l’éducation. Il est possible d’effectuer un second stage chez un autre organisme au cours de la même année, dans la limite de six mois supplémentaires.
En pratique, les stages de fin de master 2 durent le plus souvent entre quatre et six mois. Cette durée longue les rapproche d’une embauche et certaines conventions de stage incluent une clause de pré-embauche, qui ne crée pas d’obligation légale mais signale l’intention de l’employeur de proposer un contrat à l’issue.
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Combien touche un stagiaire en master en 2026 ?
La gratification minimale de stage est fixée depuis le 1er janvier 2026 à 4,50 euros par heure effectuée, conformément à l’article L.124-6 du Code de l’éducation. Ce montant correspond à 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale, fixé à 30 euros. Pour un temps plein à 35 heures par semaine, cela représente environ 682,50 euros brut par mois.
Cette gratification n’est pas un salaire au sens légal. Elle est exonérée de cotisations sociales et de CSG-CRDS dans la limite du montant légal, et ne génère pas de droits à l’assurance chômage. Elle est également exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite annuelle du SMIC. Au-delà du montant légal, si l’entreprise verse davantage, la partie excédentaire devient soumise aux cotisations sociales classiques.
La gratification de stage est-elle toujours obligatoire ?
Non. La gratification ne devient obligatoire que lorsque le stage dépasse deux mois consécutifs, ou 308 heures cumulées au sein du même organisme. En dessous de ce seuil, l’employeur n’a aucune obligation légale de verser une gratification, même si certains choisissent de le faire.
En pratique, les stages de fin d’études en master dépassent presque systématiquement ce seuil, puisqu’ils durent en général quatre à six mois. La gratification est donc quasiment toujours due dans ce contexte.
Quelles sont les obligations de l’entreprise et de l’étudiant ?
Tout stage doit faire l’objet d’une convention de stage tripartite, signée par l’étudiant, l’établissement d’enseignement et l’organisme d’accueil, avant le premier jour de stage. Cette convention est obligatoire. Elle doit notamment mentionner les dates, les activités confiées, le montant de la gratification et les modalités d’encadrement.
Un tuteur doit être désigné au sein de l’organisme d’accueil pour suivre le déroulement du stage. L’étudiant bénéficie des mêmes règles que les salariés en matière de durée du travail, de repos quotidien et hebdomadaire et de congés, et il a accès au restaurant d’entreprise ou aux tickets-restaurant si ces avantages existent. La prise en charge partielle des transports s’applique dans les mêmes conditions que pour les salariés.
Un stage sans convention n’existe pas légalement. Un employeur qui ferait travailler un étudiant sans convention s’expose à une requalification du stage en contrat de travail.
Le stage de fin d’études peut-il déboucher sur une embauche ?
Oui, c’est fréquent, surtout pour les stages de six mois en master 2. Une clause de pré-embauche peut figurer dans la convention, mais elle ne crée pas d’obligation contractuelle. Elle signale simplement l’intention de l’entreprise, sans engagement juridique de part et d’autre.
Dans les secteurs qui recrutent beaucoup en fin d’études, comme la finance, le conseil, le numérique ou l’audit, le stage de fin de master est souvent un tremplin direct vers un CDI. Réussir ce stage est donc un enjeu qui dépasse largement la validation du diplôme.
Quelle différence entre un stage et une alternance en master ?
Ce sont deux statuts très différents. Le stagiaire perçoit une gratification, qui n’est pas un salaire, et reste étudiant pendant toute la durée du stage. L’alternant, qu’il soit en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, a le statut de salarié, perçoit un salaire calculé en pourcentage du SMIC selon l’âge et l’année du contrat, et bénéficie de tous les droits sociaux liés au travail.
La durée, le cadre juridique et les montants perçus sont donc très différents. Pour un étudiant en master qui hésite entre les deux formats, l’alternance offre une rémunération plus élevée et une protection sociale plus complète, au prix d’un rythme plus contraignant.
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Depuis le 1er janvier 2026, la gratification minimale de stage est fixée à 4,50 euros par heure, soit environ 682,50 euros brut par mois pour un temps plein. Ce montant correspond à 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale.
Non, la durée maximale est de six mois par organisme d’accueil et par année d’enseignement. Il est possible d’enchaîner avec un second stage chez un autre employeur dans la même année, pour six mois supplémentaires au maximum.
Elle est exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite du montant annuel du SMIC. Au-delà de ce plafond, seule la partie excédentaire est imposable.
Le non-versement de la gratification est une infraction. L’étudiant peut se rapprocher de son établissement, qui peut intervenir auprès de l’organisme d’accueil, ou saisir l’inspection du travail. Dans les cas les plus graves, le stage peut être requalifié en contrat de travail.















