Se former en entreprise tout en étant payé, c’est la promesse de l’alternance en master. Mais quand vient le moment de signer, une question revient toujours, combien vais-je vraiment toucher ? Tout se joue sur trois éléments, le contrat choisi, votre âge et, pour l’apprentissage, l’année où vous en êtes. On fait le point sur les montants réels en 2026, grilles à l’appui.
Alternance : un salaire calculé en pourcentage du SMIC
Que vous soyez en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation, votre salaire d’alternant est fixé en pourcentage du SMIC. Depuis le 1er juin 2026, celui-ci s’établit à 1 867,02 euros brut par mois pour un temps plein, après une revalorisation intervenue en cours d’année.
Ces pourcentages sont des minima légaux. Une convention collective de branche ou un employeur généreux peuvent prévoir une rémunération supérieure, jamais inférieure. C’est notamment le cas dans des secteurs comme la banque, la métallurgie ou le conseil, où les grilles internes dépassent souvent le plancher réglementaire. Les montants qui suivent correspondent donc au minimum garanti par la loi.
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Combien touche-t-on en master en contrat d’apprentissage ?
En apprentissage, la rémunération dépend de l’âge de l’alternant et de l’année d’exécution du contrat. Un point souvent ignoré mérite d’être souligné, le diplôme préparé n’entre pas en compte. Un apprenti en master perçoit le même minimum qu’un apprenti en BTS, à âge et année de contrat identiques.
La plupart des étudiants en master se situent dans la tranche des 21 à 25 ans. Dans ce cas, le minimum s’élève à 53 % du SMIC la première année, soit environ 990 euros brut, puis à 61 % la deuxième année, soit environ 1 139 euros. Un master en alternance se déroulant généralement sur deux ans, entre le M1 et le M2, c’est cette progression qui s’applique le plus souvent. À partir de 26 ans, l’apprenti perçoit 100 % du SMIC, soit 1 867,02 euros, quelle que soit l’année du contrat.
| Âge de l’apprenti | 1re année | 2e année | 3e année |
|---|---|---|---|
| Moins de 18 ans | 27 % du SMIC (504,10 €) | 39 % du SMIC (728,14 €) | 55 % du SMIC (1 026,86 €) |
| 18 à 20 ans | 43 % du SMIC (802,82 €) | 51 % du SMIC (952,18 €) | 67 % du SMIC (1 250,90 €) |
| 21 à 25 ans | 53 % du SMIC (989,52 €) | 61 % du SMIC (1 138,88 €) | 78 % du SMIC (1 456,28 €) |
| 26 ans et plus | 100 % du SMIC (1 867,02 €) | 100 % du SMIC (1 867,02 €) | 100 % du SMIC (1 867,02 €) |
Combien touche-t-on en master en contrat de professionnalisation ?
Le contrat de professionnalisation suit une autre logique. Ici, la rémunération dépend de l’âge et du niveau de diplôme déjà détenu, mais pas de l’année du contrat, le pourcentage restant stable pendant toute sa durée. Comme les étudiants en master possèdent déjà au moins un diplôme de niveau bac, ils bénéficient du taux majoré prévu pour les qualifications égales ou supérieures au baccalauréat.
Pour un alternant de 21 à 25 ans dans cette situation, le minimum atteint 80 % du SMIC, soit environ 1 494 euros brut par mois. Pour les moins de 21 ans, il s’établit à 65 % du SMIC, soit environ 1 214 euros. À partir de 26 ans, la rémunération ne peut être inférieure au SMIC, soit 1 867,02 euros, ou à 85 % du salaire minimum conventionnel de la branche lorsque celui-ci est plus favorable.
| Âge du salarié | Diplôme inférieur au bac | Diplôme au moins égal au bac |
|---|---|---|
| Moins de 21 ans | 55 % du SMIC (1 026,86 €) | 65 % du SMIC (1 213,56 €) |
| 21 à 25 ans | 70 % du SMIC (1 306,91 €) | 80 % du SMIC (1 493,62 €) |
| 26 ans et plus | Au moins le SMIC (1 867,02 €) ou 85 % du salaire minimum conventionnel | Au moins le SMIC (1 867,02 €) ou 85 % du salaire minimum conventionnel |
Apprentissage ou professionnalisation : quel contrat paie le plus ?
À âge égal, un étudiant en master de 21 à 25 ans touche davantage en contrat de professionnalisation. Le taux de 80 % du SMIC, soit environ 1 494 euros, dépasse nettement les 53 à 61 % de l’apprentissage, qui plafonnent autour de 1 139 euros en deuxième année. La différence tient à la prise en compte du diplôme déjà obtenu, qui n’existe pas côté apprentissage.
Le brut ne dit toutefois pas tout, car l’apprentissage bénéficie d’avantages fiscaux et sociaux plus favorables, sur lesquels nous revenons ci-dessous. Le contrat le plus intéressant financièrement dépend donc autant du montant affiché que de ce qu’il en reste une fois les prélèvements et l’impôt pris en compte.
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Brut ou net : ce que touche vraiment l’alternant
L’apprentissage se distingue par une fiscalité douce. Le salaire de l’apprenti est exonéré d’impôt sur le revenu jusqu’à un plafond annuel équivalent au SMIC, ce qui met une grande partie des apprentis hors de l’impôt. Côté cotisations, le net restait longtemps presque égal au brut. Depuis le 1er mars 2025, la part de rémunération dépassant 50 % du SMIC est cependant soumise à la CSG et à la CRDS, ce qui creuse un léger écart entre brut et net.
Le contrat de professionnalisation ne profite pas de ces exonérations spécifiques. Le salaire y est soumis aux cotisations sociales comme celui d’un salarié classique, et il est imposable dans les conditions de droit commun. À montant brut plus élevé, l’écart avec l’apprentissage se resserre donc une fois le net calculé.
Peut-on gagner plus que le minimum légal ?
Oui et c’est fréquent. Les pourcentages présentés sont des planchers. De nombreuses conventions collectives imposent des rémunérations supérieures, en particulier dans les secteurs qui recrutent beaucoup d’alternants en master, comme la finance, le conseil ou l’informatique. Un employeur peut aussi choisir de verser davantage pour attirer un profil recherché.
Avant de signer, il est donc utile de vérifier la convention collective applicable, qui peut faire grimper sensiblement le salaire au-dessus du minimum légal. Le montant réel d’un contrat se lit toujours en tenant compte de cette grille de branche.
En apprentissage, non, car le salaire dépend de l’âge et de l’année du contrat, pas du diplôme préparé. En contrat de professionnalisation, le niveau de diplôme déjà détenu compte, ce qui peut jouer en faveur d’un étudiant en master. À convention collective plus favorable, l’écart peut toutefois exister dans les deux cas.
Pour un alternant de 21 à 25 ans, le contrat de professionnalisation offre un brut plus élevé, autour de 80 % du SMIC contre 53 à 61 % en apprentissage. L’apprentissage compense en partie par des avantages fiscaux et sociaux, ce qui rapproche les deux une fois le net calculé.
Le salaire d’un apprenti est exonéré d’impôt sur le revenu jusqu’à un plafond annuel proche du SMIC. Celui d’un alternant en contrat de professionnalisation est imposable dans les conditions habituelles, sans exonération spécifique.
En apprentissage, oui, car le pourcentage progresse d’une année de contrat à l’autre, et lors du passage à une tranche d’âge supérieure. En contrat de professionnalisation, le taux reste stable pendant toute la durée du contrat, sauf changement de tranche d’âge ou revalorisation du SMIC.















