Cinq ans après le Brexit, une page se tourne. Le 17 décembre 2025, Londres et Bruxelles ont officiellement scellé le retour du Royaume-Uni dans le programme Erasmus+. Voici ce que cela va changer pour les étudiants.
Erasmus+ au Royaume-Uni, la fin d’un obstacle financier et administratif pour les étudiants français
Londres et Bruxelles ont définitivement acté le retour du Royaume-Uni dans le programme Erasmus+ le 17 décembre 2025. Une excellente nouvelle pour les Français qui ne seront donc plus considérés comme des étudiants internationaux classiques, soumis à des frais de scolarité pouvant atteindre 15 000 à 30 000 euros l’année dans les institutions britanniques. Ce retour dans le programme change donc financièrement la donne. Un étudiant français pourra de nouveau étudier à Oxford, Manchester, Édimbourg… en ne payant que ses frais d’inscription en France. De plus, ce come-back anglais dans le giron Erasmus+ permet le rétablissement des bourses. À compter de 2027, les mobilités des jeunes vers le Royaume-Uni seront à nouveau éligibles aux aides financières Erasmus+. Un sacré coup de pouce pour compenser le coût de la vie élevé au Royaume-Uni. Enfin, bien que les détails techniques soient en cours de finalisation, l’accord prévoit des facilités administratives pour les visas encadrant les séjours académiques et les stages.
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Un regain d’attractivité pour les établissements d’enseignement supérieur français
Avant la sortie du Royaume-Uni du programme Erasmus+ fin 2020, le pays était la première destination des étudiants français. Mais de nombreux jeunes britanniques venaient également étudier en France. Sans le programme, ces derniers ont ralenti leurs échanges. En accueillant à nouveau des étudiants britanniques via Erasmus+, les universités et grandes écoles françaises devraient donc pouvoir retrouver une précieuse mixité internationale. De quoi favoriser les doubles diplômes et les partenariats de recherche, particulièrement dans les domaines des sciences et de la finance, où les liens trans-manches sont historiques.
Vers une « mobilité jeunesse » plus large
Ce retour s’inscrit en fait dans un « reset » plus large des relations entre l’Europe et le Royaume-Uni. En parallèle d’Erasmus+, un accord de mobilité pour les jeunes (18-30 ans) est en négociation pour fin 2026. Il permettrait aux Européens, notamment aux jeunes Français, de travailler et de vivre au Royaume-Uni pour une période limitée (jusqu’à deux ans) avec des procédures simplifiées, rouvrant ainsi les portes des « petits boulots » et des premiers stages, autrefois piliers de l’apprentissage de l’anglais.
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