Dès la rentrée de septembre 2026, le master MEEF (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation) cédera sa place au master M2E (métiers de l’enseignement et de l’éducation). Derrière ce changement de nom se cache toute une réforme de la formation et du recrutement des professeurs qui modifie l’année de passage du concours, rémunère les études et envoie les futurs professeurs en classe bien plus tôt. Découvrez tout ce qu’il faut retenir de l’arrivée du master M2E.
Bon à savoir
Pourquoi le master MEEF disparaît-il en 2026 ?
Le master MEEF s’efface parce que la réforme déplace le concours de recrutement, jusqu’ici passé en fin de master. Les candidats le présentaient au terme de leurs cinq années d’études, à bac+5. Il intervient désormais à la fin de la licence, à bac+3. Ce basculement modifie toute l’architecture des études, puisque la réussite au concours devient la condition d’entrée dans le master, et non plus son couronnement.
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Qu’est-ce que le master M2E qui remplace le MEEF ?
Le master M2E, ou master Enseignement et Éducation, est la nouvelle formation qui prend le relais. Une fois le concours en poche, les lauréats l’intègrent pour deux ans de formation professionnalisante. Le cursus conserve ses trois grandes orientations, le professorat des écoles pour le primaire, le second degré pour le collège et le lycée, et l’encadrement éducatif pour les futurs conseillers principaux d’éducation.
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Le master M2E est-il rémunéré ?
Oui et c’est l’une des nouveautés majeures de la réforme. La formation devient rémunérée dès la première année. Les étudiants perçoivent environ 1 400 euros net par mois en première année, puis près de 1 800 euros en seconde, sous statut de fonctionnaire stagiaire. Là où l’ancien master laissait beaucoup d’étudiants financer seuls leur parcours, le master M2E s’apparente à une véritable entrée dans le métier, assortie d’un engagement à servir l’État pendant plusieurs années.
Une formation davantage tournée vers le terrain
Le ministère met aussi en avant une place accrue de la pratique. Dès la première année, les étudiants observent et pratiquent en classe aux côtés d’enseignants confirmés, avant de prendre une classe à mi-temps l’année suivante. Une réponse à un reproche récurrent adressé à l’ancienne formule, celui d’exposer trop tard les futurs enseignants à la réalité du métier.
Que deviennent les étudiants déjà en master MEEF ?
Les étudiants déjà engagés ne sont pas laissés de côté. Ceux qui sont inscrits en master MEEF avant cette rentrée peuvent achever leur cursus et se présenter aux concours de niveau bac+5 jusqu’en 2027. En revanche, plus aucune inscription en première année de MEEF n’est possible à partir de septembre 2026. À l’horizon 2028, seul le nouveau système subsistera.
Une réforme qui reste à évaluer
Reste une inconnue de taille, l’effet réel de cette réforme sur l’attractivité du métier. En avançant le concours et en rémunérant la formation, le ministère espère enrayer la crise de recrutement qui frappe l’Éducation nationale depuis plusieurs années. Mais les critiques pointent un calendrier serré et une place réduite laissée à la recherche dans la formation. Il faudra attendre les premières promotions pour mesurer si le pari est tenu.















