Le salaire d’un doctorant dépend avant tout de son financement. Avec un contrat doctoral, il perçoit 2 300 euros brut par mois. Avec un CIFRE, 2 400 euros. Ces montants, en vigueur depuis septembre 2024, s’accompagnent de droits sociaux complets. Dans cet article, découvrez le détail.
Bon à savoir
Combien gagne un doctorant en France ?
Le salaire d’un doctorant dépend du type de financement dont il bénéficie. En contrat doctoral, la rémunération brute minimale est fixée à 2 300 euros par mois depuis le 1er septembre 2024. En contrat CIFRE, le minimum est de 2 400 euros brut par mois depuis la même date. Ces deux montants représentent des planchers légaux, et beaucoup d’établissements ou d’entreprises vont au-delà selon leurs ressources et le profil du doctorant.
Ces rémunérations s’appliquent à temps plein, pour un doctorant qui consacre l’ensemble de son activité professionnelle à sa thèse. Des missions complémentaires d’enseignement ou d’expertise peuvent venir augmenter ces montants dans le cadre d’avenants au contrat.
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Quelle est la différence entre le salaire brut et le salaire net d’un doctorant ?
Comme pour tout salarié, le salaire brut ne correspond pas au montant réellement perçu chaque mois. Les cotisations sociales salariales, soit environ 22 à 23 % du brut selon la situation, sont déduites avant le versement du net. Pour un contrat doctoral au minimum légal de 2 300 euros brut, le net versé tourne autour de 1 800 euros par mois. Pour un contrat CIFRE à 2 400 euros brut, le net se situe autour de 1 870 euros.
Ces montants sont des estimations. Le taux exact de cotisations varie selon l’établissement employeur, le régime de complémentaire santé et les éventuelles heures d’enseignement effectuées. La fiche de paie du doctorant détaille précisément les déductions appliquées.
Quels droits sociaux accompagnent le salaire du doctorant ?
Le contrat doctoral et le contrat CIFRE ouvrent des droits identiques à ceux de tout salarié. Le doctorant bénéficie d’une couverture maladie, de congés payés à hauteur de deux jours et demi par mois travaillé, de cotisations retraite et de droits à l’assurance chômage à l’issue du contrat. Ces droits représentent un avantage concret par rapport à une thèse sans financement.
En matière de retraite, les années passées en contrat doctoral ou CIFRE sont intégralement comptabilisées comme des années de cotisation. Le doctorant construit ainsi une carrière au sens social du terme, même s’il est encore en formation.
Le salaire peut-il augmenter en cours de thèse ?
Oui, dans certaines conditions. Le doctorant peut effectuer des missions complémentaires d’enseignement, de formation ou d’expertise scientifique, dans la limite fixée par décret. Ces missions font l’objet d’avenants au contrat doctoral et donnent lieu à une rémunération supplémentaire.
En contrat CIFRE, l’entreprise peut décider unilatéralement d’augmenter la rémunération au-delà du minimum légal, selon ses pratiques internes et les résultats du doctorant. Dans les grandes entreprises, il n’est pas rare que le salaire CIFRE dépasse significativement le plancher réglementaire.
Qu’arrive-t-il à la fin du contrat ?
À l’issue du contrat doctoral ou du contrat CIFRE, le doctorant ouvre des droits à l’assurance chômage, comme tout salarié dont le contrat à durée déterminée prend fin. Le montant des allocations chômage dépend du salaire perçu et de la durée de cotisation. Pour un doctorant qui a travaillé trois ans, les droits ouverts sont substantiels et couvrent généralement la période de recherche d’emploi post-thèse.
Les doctorants en contrat CIFRE sont souvent embauchés par l’entreprise à l’issue de leur thèse, ce qui évite le passage par le chômage. Pour les contrats doctoraux, la suite dépend des opportunités académiques ou industrielles disponibles au moment de la soutenance.
Peut-on cumuler son salaire de doctorant avec d’autres revenus ?
Oui, sous conditions. Le contrat doctoral autorise des activités accessoires dans la limite prévue par décret, notamment l’enseignement, la formation professionnelle ou l’expertise. Les revenus de ces missions viennent s’ajouter au salaire principal.
En revanche, cumuler un contrat doctoral avec un autre emploi à temps plein n’est pas autorisé. La thèse doit rester l’activité principale du doctorant, conformément aux termes du contrat. En CIFRE, les règles sont celles de l’entreprise et du droit du travail privé, avec les mêmes restrictions sur le cumul d’emplois.
Pour un contrat doctoral au minimum légal de 2 300 euros brut, le salaire net versé est d’environ 1 800 euros par mois, après déduction des cotisations sociales salariales. Ce montant varie légèrement selon l’établissement et les éventuelles missions complémentaires.
Oui. Le salaire d’un doctorant en contrat doctoral est soumis à l’impôt sur le revenu dans les conditions habituelles. Il n’existe pas d’exonération fiscale spécifique pour les doctorants, contrairement aux apprentis dont le salaire est exonéré jusqu’à un certain plafond.
Le plancher légal du CIFRE est légèrement supérieur, à 2 400 euros brut contre 2 300 euros pour le contrat doctoral. En pratique, les CIFRE dans les grandes entreprises offrent souvent des salaires significativement plus élevés que le minimum, ce qui les rend généralement plus attractifs sur le plan financier.
Oui. Les doctorants peuvent bénéficier des aides au logement de la CAF, sous conditions de ressources, et accéder aux services du CROUS comme les restaurants universitaires. Certains établissements proposent aussi des aides spécifiques pour les doctorants en situation de handicap ou pour la mobilité internationale.















