Le nouveau Classement 2026 des Grandes Écoles de commerce est arrivé 🚀

icon / 24x24 / ic24-chevron-right

Santé mentale : les étudiants vont mal

3 Min. de lecture
Une jeune femme tient sa tête dans ses mains.

La santé mentale a été déclarée Grande Cause Nationale pour 2025. Alors évidemment, les jeunes suivant de études supérieures ont été interrogés sur le sujet. Et c’est la cata. Ils n’ont jamais été aussi mal dans leur tête. Au point d’envisager, pour certains, d’arrêter leurs études.


Les résultats du Baromètre National de la Santé Mentale des Étudiants réalisé par Ipsos pour teale et l’IÉSEG* ne laissent place à aucune ambiguïté : la santé mentale des étudiants est dans un état critique. Moins d’un sur deux (45 %) se dit en bonne santé mentale, et le test clinique GHQ-12 révèle que 60 % présentent des signes de détresse psychologique, un taux largement supérieur à celui de la population générale (36 %). Stress constant, troubles du sommeil, perte de confiance en soi ou sentiment de ne « rien valoir », les symptômes décrits traduisent une fragilisation profonde et durable. « Ces signaux ne relèvent pas d’un malaise passager mais d’une véritable crise structurelle qui menace la réussite académique et l’avenir d’une génération », assurent les auteurs de l’étude.

À LIRE AUSSI

La détérioration de la santé mentale étudiante est en fait le produit d’une accumulation de pressions diverses. Les études elles-mêmes sont en première ligne : 68 % redoutent leur avenir professionnel, 64 % les examens et 60 % la pression des résultats. « À cela s’ajoutent des contraintes financières lourdes. 60 % citent leur situation économique comme un facteur d’anxiété. Les tarifs des écoles sont de plus en plus élevés alors que les salaires de leurs parents ne sont pas nécessairement améliorés. De nombreux étudiants doivent donc travailler ce qui rajoute de la pression à leur réussite scolaire car ils ont moins de temps que leurs camarades pour étudier », résume Anaïs Roux, directrice scientifique de teale et psychologue du travail spécialisée en neurosciences. Le climat sociétal anxiogène mais aussi l’éco-anxiété touchent 36 % d’entre eux. Le tout aggravé par une surcharge informationnelle liée à leur connexion quasi permanente à leurs téléphones.

Le mal-être des jeunes ne se cantonne pas à la sphère intime mais pèse directement sur leur capacité à poursuivre les études. 57 % déclarent avoir du mal à tenir le rythme des cours et 52 % peinent à se concentrer. « Bilan, 38 % envisagent de tout arrêter pour des raisons de santé mentale, avec un pic de 47 % dans les filières Lettres, arts et sciences humaines. Ces chiffres révèlent un risque de décrochage massif et laisse augurer un déficit de talents dans certains secteurs d’activité. Soit une perte importante pour la production nationale mais aussi des coûts accrus pour le système de santé public », souligne Maria Castillo, directrice des projets stratégiques et développement à l’IÉSEG.

Seuls 29 % des jeunes apprenantes estiment être en bonne santé mentale, contre 53 % des étudiants. Cette vulnérabilité accrue se double d’une exposition massive aux violences : 30 % d’entre elles déclarent avoir subi plusieurs formes de violences (psychologiques, harcèlement, violences sexuelles). « Les étudiantes cumulent donc une double peine qui appelle une réponse ciblée des établissements et des pouvoirs publics », insiste Anaïs Roux (teale).

MÉTHODOLOGIE

Enquête menée du 20 juin au 17 juillet 2025 auprès de 2 000 étudiants constituant un échantillon national représentatif de la population étudiante vivant en France âgée de 18 ans et plus. Outre des questions déclaratives, ce questionnaire intègre un indicateur clinique de santé mentale reconnu : le GHQ-12 (General Health Questionnaire). Ce questionnaire auto-administré comporte 12 questions visant à évaluer l’état mental d’une personne au cours des semaines passées.

AI Summary

NOTRE RÉSUMÉ EN

5 points clés

PAR L'EXPRESS CONNECT IA

(VÉRIFIÉ PAR NOTRE RÉDACTION)

Voici un résumé en cinq points clés de l’article sur le sujet : Santé mentale, les étudiants vont mal.

  • Un constat alarmant

    Seuls 45 % des étudiants se disent en bonne santé mentale, et 60 % présentent des signes cliniques de détresse psychologique, bien au-dessus du reste de la population (36 %).

  • Des causes multiples

    Pression académique (examens, résultats, avenir professionnel), difficultés financières (60 % citent l’argent comme facteur d’anxiété), éco-anxiété et surcharge informationnelle aggravent leur mal-être.

  • Un risque massif de décrochage

    38 % des étudiants envisagent d’abandonner leurs études pour des raisons de santé mentale, avec un pic de 47 % dans les filières Lettres, arts et sciences humaines.

  • Des conséquences directes sur la réussite

    Plus d’un étudiant sur deux dit avoir du mal à suivre le rythme des cours (57 %) ou à se concentrer (52 %), compromettant leurs chances de réussite académique et leur avenir professionnel.

  • Les étudiantes particulièrement touchées

    Seules 29 % déclarent être en bonne santé mentale (contre 53 % des hommes). Elles sont aussi plus exposées aux violences (30 % en ont subi plusieurs formes), ce qui accentue leur vulnérabilité.

Vous aimerez aussi !
Un dentiste consulte des radio.
Faire ses études dentaires en Belgique en 2026 : le guide pratique pour les étudiants français

En 2022, plus d’un nouveau dentiste sur deux, installé en ...

5 Min. Formations, Orientation, Partir à l'étranger

femmes sur un bureau avec leur ordinateur et cahier
Rentrée décalée : se réorienter entre janvier et mars 2026, comment ça se passe ?

Vous avez commencé une formation en septembre mais vous n’êtes ...

7 Min. Formations, Orientation

Supprimer le bac : pour ou contre ?
Quel est le meilleur rythme d’alternance ?

En alternance, les étudiants doivent en permanence jouer les équilibristes ...

5 Min. Stage et alternance, Vie professionnelle

Une jeune femme tient une feuille devant son visage sur laquelle il y a un smiley triste.
Le syndrome de l’imposteur touche aussi les étudiants

Sentiment de ne pas être à sa place, impression d’être ...

4 Min. Campus étudiants, Vie étudiante

Le Volontariat International en Entreprise (V.I.E) : tout ce qu’il faut savoir !

Vous avez envie de travailler à l’international tout en lançant ...

7 Min. Partir à l'étranger, Premier emploi, Vie étudiante, Vie professionnelle

Un écran d'ordinateur sur lequel il y a des lignes de code.
Les métiers de la cybersécurité, des remparts contre la fraude

À l’heure où le numérique est omniprésent dans la société, ...

4 Min. Formations, Orientation

Des jeunes travaillent autour d'un bureau, avec leurs ordinateurs ouverts.
Témoignages : ils se sont reconvertis dans les métiers du numérique

Omniprésent dans notre société, le numérique est un secteur en ...

4 Min. Formations, Orientation, Reconversion, Vie professionnelle

Une ampoule dessinée sur un post it.
Ascenseur social : ces très jeunes entrepreneurs qui réussissent

Ils ne sont pas nés avec une cuillère en argent ...

7 Min. Entrepreneuriat, Vie professionnelle

6 mains se joignent.
L’Enseignement catholique : l’inclusion par les valeurs d’accompagnement

Avec 2 059 650 élèves répartis dans 7 500 établissements, ...

4 Min. Formations, Orientation

Des jeunes avec des cahiers ouverts sur les genoux en amphithéâtre.
Quand les business schools remettent la littérature au programme

Dans les écoles de management, le quotidien rime plutôt avec ...

5 Min. Formations, Orientation

Un smiley content sur un postit rose.
« Donner du sens à son travail » : 5 étudiants dévoilent leurs vraies motivations

Selon le Baromètre Jeunes et le Travail de Nomad Education ...

4 Min. Formations, Missions et engagement, Orientation, Premier emploi, Vocations

Deux hommes en gilets jaunes.
Métiers de l’eau : quelles formations pour répondre aux enjeux de l’or bleu ?

En France et au-delà, la gestion de l’eau est un ...

7 Min. Formations