En 2021, moins de la moitié des nouveaux vétérinaires inscrits en France (45,3 %) étaient diplômés d’une école française. Et, chaque année, l’Hexagone perd près de 1000 étudiants supplémentaires. Choisir de faire des études vétérinaires en Belgique est une alternative préférée par de nombreux Français.
Combien d’années d’études sont nécessaires pour devenir vétérinaire en Belgique ? Est-ce qu’elles coûtent réellement moins cher ? Et le parcours est-il vraiment plus accessible qu’en France ?
Pourquoi choisir d’étudier la médecine vétérinaire en Belgique ?
En tant que Français, suivre des études vétérinaires en Belgique présente de nombreux avantages. Il s’agit tout d’abord d’un pays francophone, ce qui supprime d’entrée une éventuelle barrière de la langue. De plus, les débouchés offerts à l’issue d’un parcours en médecine vétérinaire sont variés et ne se cantonnent pas à l’exercice dans une clinique. Recherche, industrie pharmaceutique, santé animale… Les perspectives d’évolution ne manquent pas.
Ensuite, le diplôme de vétérinaire obtenu en Belgique est reconnu dans l’ensemble de l’Union européenne, ce qui ouvre de multiples perspectives de carrière pour les futurs professionnels. Inutile de reprendre des études dans le pays où vous souhaitez vous installer, seulement d’accomplir quelques démarches administratives.
Pour finir, le système belge est bien plus accessible. En France, pour devenir vétérinaire, il est nécessaire de passer un concours extrêmement sélectif. Seules quatre grandes écoles publiques existent à Toulouse, Nantes, Lyon et Maisons-Alfort. Le problème ? Ces établissements n’accueillent, chacun, que 180 étudiants, alors que près de 3000 candidats tentent leur chance chaque année.
Bon à savoir :
Une école privée, ouverte à Rouen depuis 2024, permet à 120 étudiants supplémentaires de suivre des études pour devenir vétérinaire, mais malgré cela, l’offre de formation reste largement insuffisante.
Tous ces paramètres expliquent pourquoi faire des études vétérinaires en Belgique rencontre une telle popularité.
Combien d’années d’études faut-il pour devenir vétérinaire en Belgique ?
Lorsque vous choisissez de suivre des études vétérinaires en Belgique, vous vous engagez pour une durée de six ans. Ce parcours est divisé en deux cycles de trois ans.
6 ans pour les études vétérinaires en Belgique (6-7 ans en France)
Le premier cycle correspond au niveau de Bachelier en médecine vétérinaire. Au cours de cette période, les étudiants acquièrent les bases scientifiques indispensables à la future pratique du métier : biologie, chimie, anatomie ou encore physiologie animale.
Le second cycle, quant à lui, correspond à un Master permettant d’obtenir le niveau de Docteur en médecine vétérinaire. Ces trois dernières années vous font entrer dans le cœur de la profession, et sont ponctuées d’enseignements cliniques, de stages préparatoires et d’immersions progressives dans la pratique. Ce cycle forme également à la pose de diagnostic et au traitement préventif et curatif des pathologies animales. Le travail de recherche effectué lors des deux dernières années de formation fait l’objet d’une soutenance orale.
Enfin, iI est possible de poursuivre ces études vétérinaires en Belgique avec une spécialisation d’un an (appelée master complémentaire). Les étudiants qui préfèrent se consacrer à la recherche vétérinaire se tourneront, eux, vers un doctorat de 3e cycle d’une durée de trois ou quatre ans.
Au total, les études pour devenir vétérinaire en Belgique peuvent durer jusqu’à 10 ans.
Les études pour devenir assistant vétérinaire en Belgique
Contrairement au métier de vétérinaire, celui d’auxiliaire ne nécessite pas d’études longues et permet de travailler au contact des animaux. L’assistant(e) vétérinaire est un(e) professionne(le) polyvalent(e) qui aide le vétérinaire en chef dans les soins apportés aux animaux et la gestion de la clinique.
Plusieurs parcours permettent de devenir assistant vétérinaire en Belgique, notamment via des formations de deux à trois ans. Elles délivrent un certificat de qualification d’assistant vétérinaire reconnu par la Fédération Wallonie-Bruxelles, mais non automatiquement reconnu comme équivalent en France.
Il est aussi possible de suivre une formation à distance pour devenir assistante vétérinaire, mais il est primordial de choisir un parcours reconnu pour faciliter votre future insertion professionnelle.
Comment s’inscrire à des études vétérinaires en Belgique en 2026 ?
Si suivre des études vétérinaires en Belgique est plus accessible qu’en France, ce parcours n’en reste pas moins sujet à diverses formalités administratives et restrictions. De même, bien qu’elles ne nécessitent pas de passer par un concours d’entrée, devenir vétérinaire en Belgique impose de réussir un concours de fin de première année !
La reconnaissance du baccalauréat français en Belgique
En premier lieu, il faut savoir que le baccalauréat français n’est pas automatiquement reconnu en Belgique, parce qu’il ne correspond pas au diplôme d’enseignement secondaire belge. Chaque année, avant le 15 juillet, il faut donc déposer en premier lieu un dossier de demande d’équivalence. Votre demande doit être introduite auprès du Service des Équivalences du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Par la suite, il convient de consulter les informations propres à chaque université d’études vétérinaires en Belgique afin de poursuivre votre inscription. Le délai de dépôt de dossier est très court (trois jours au mois d’août), ce qui impose d’anticiper vos démarches.
En outre, il existe certaines passerelles pour suivre des études vétérinaires en Belgique :
- la Validation des Acquis par l’Expérience (VAE) sous conditions strictes ;
- la reconnaissance d’études antérieures au cas par cas.
Ces alternatives restent très rares, et la majorité des étudiants français doivent passer par une première année d’étude vétérinaire classique en Belgique.
Les limites à connaître pour s’inscrire à des études vétérinaires en Belgique
Les études vétérinaires en Belgique sont soumises aux mêmes limitations que les études de kiné belges. L’accès des non-résidents (dont les étudiants français font partie) est limité à 20 du total des inscrits.
Un tirage au sort, généralement effectué au début du mois de septembre, permet de sélectionner les dossiers des étudiants retenus. Il n’est pas non plus possible de déposer, simultanément, plusieurs candidatures dans différentes écoles de sciences vétérinaires belges.
Bon à savoir
Après deux tentatives d’accès aux écoles vétérinaires françaises, ce parcours n’est plus accessible en Belgique.
Aperçu du nombre de places disponibles pour les étudiants non-résidents en 2023 :
| Université vétérinaire Belgique | Places pour les non-résidents | Nombre de dossiers déposés | Chances d’intégration en 1re année | Nombre de places concours 1re année pour les non-résidents |
|---|---|---|---|---|
| ULg (Liège) | 43 | 275 | 15,6 % | NC |
| UCL (Louvain) | 29 | 115 | 25,2 % | NC |
| ULB (Bruxelles) | 24 | 120 | 20 % | 8 |
| U-Namur | 50 | 152 | 32,8 % | 18 |
Prix des études vétérinaires en Belgique en 2026 : combien ça coûte ?
Le prix des études vétérinaires en Belgique a beau être légèrement inférieur qu’en France, il est important de ne pas sous-estimer le coût global d’un tel projet. Le pays compte également quatre universités où suivre des études en médecine vétérinaire :
- Université de Liège ;
- Université libre de Bruxelles ;
- Université catholique de Louvain ;
- Université de Namur.
Pour les étudiants de l’Union européenne, les frais d’inscription en école de vétérinaire en Belgique s’élèvent en moyenne à 835 euros. À ces frais d’entrée s’ajoute le coût du matériel pédagogique, estimé à 450 euros (manuels de référence, trousses techniques, blouses, stéthoscopes…).
Il faut également prévoir un budget plus élevé pour le logement, même si des solutions abordables existent, comme la colocation ou les résidences universitaires. L’alimentation, le transport et la santé sont des postes de dépense à ne pas négliger, d’autant qu’une couverture maladie est obligatoire en Belgique.
Au total, le prix d’une année d’étude vétérinaire en Belgique peut rapidement grimper jusqu’à 10 000 euros.
Les aides disponibles pour étudier en Belgique
Même si les étudiants français quittent leur pays pour se former, des aides existent pour faire des études vétérinaires en Belgique. Celles-ci se présentent notamment sous forme de bourses étudiantes, délivrées par le CROUS (Centre régional des œuvres universitaires et sociales).
Pour en bénéficier, vous devez remplir un Dossier Social Étudiant (DES) pour demander une Bourse Conseil de l’Europe, attribuée sur critères sociaux. Deux conditions majeures doivent être respectées pour en profiter :
- s’inscrire dans un établissement d’enseignement supérieur pour suivre une formation de 9 mois minimum ;
- résider dans le pays concerné par l’inscription universitaire.
Il existe également une autre aide pour faire des études vétérinaires en Belgique, appelée allocation d’études supérieures ou bourse d’études. Celle-ci est délivrée par la Communauté française de Belgique aux étudiants dont les conditions de vie sont modestes. Là encore, plusieurs conditions sont imposées pour en bénéficier :
- avoir moins de 35 ans ;
- résider en Belgique et compter au moins un parent ayant été employé en Belgique ;
- être inscrit à temps plein dans un établissement d’enseignement supérieur.
Le respect de certains seuils de ressources est également nécessaire pour obtenir une bourse d’études.
Qu’est-ce que la réforme des études vétérinaires en Belgique ?
À partir de 2027, une réforme votée par le Parlement belge entrera en vigueur. Cette réforme des études vétérinaires en Belgique impactera directement les conditions d’accès à cette formation.
En effet, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé de déplacer le concours de fin de 1re année en début de parcours. En cause, un climat délétère et une trop grande rivalité entre les étudiants. Désormais, les étudiants en médecine vétérinaire en Belgique passeront un concours d’entrée, comme les étudiants de médecine et de dentisterie.
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Les quotas imposés pour le nombre de candidatures des non-résidents resteront, quant à eux, inchangés.













