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Faire ses études dentaires en Belgique en 2026 : le guide pratique pour les étudiants français

5 Min. de lecture
Un dentiste consulte des radio.

En 2022, plus d’un nouveau dentiste sur deux, installé en France, sortait d’une faculté étrangère. Espagne, Portugal, Roumanie trustent les podiums, mais la Belgique, discrète et abordable, séduit de plus en plus les lycéens français.


Entre 2017 et 2022, le nombre de jeunes français partis faire des études dentaires en Belgique a augmenté de 81 %. Pourquoi les études dentaires en Belgique sont-elles aussi prisées par les lycéens français, confrontés à la sélection en France ?

En France, les études dentaires durent six ans, organisées en deux cycles de trois ans et sont strictement encadrées par la réglementation nationale. Le numerus apertus, quant à lui, a disparu en juin 2025 et c’est la prise en compte des besoins de santé du territoire qui devient prioritaire par rapport aux capacités de formation des universités. Toutefois celles-ci ne disposent pas toutes du même nombre de places ce qui crée de fortes disparités territoriales. Ces dernières peuvent être amenées à mettre en œuvre des mesures permettant d’accroitre ces capacités à la demande des besoins des territoires, en théorie. Quant à la sélection post-bac via PASS/LAS elle demeure drastique et la filière scientifique est recommandée.

Trois voies d’accès post-bac existent :

  • Le PASS (Parcours dAccès Spécifique Santé). Ce parcours permet d’accéder aux études de santé, y compris l’odontologie ;
  • Le LAS (Licences avec option accès santé). Cette autre voie d’accès permet d’étudier en licence en parallèle avec une option santé. Cette option est une préparation aux concours d’entrée en odontologie ;
  • Parcoursup la plateforme nationale qui centralise les candidatures en première année de l’enseignement supérieur.

Ces trois voies, pour des études dentaires, sont d’accès très sélectif sans compter un coût global important (frais de scolarité, matériel spécialisé et frais de vie étudiante) et la pression psychologique.

Compte tenu des difficultés pour entrer et suivre des études en dentisterie et de l’insertion professionnelle en France et dans un contexte de santé délicat, la Belgique apparaît, pour certains profils, comme une alternative plus accessible et propose aussi des places réservées aux non-résidents (maximum réglementaire qui n’est pas une garantie de places effectives) ; entre autres raisons car la Belgique souffre d’une pénurie relative de professionnels en odontologie, notamment en Wallonie et dans la communauté française.

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Vous hésitez encore après un échec en PASS ou LAS ? Vous souhaitez même peut-être directement commencer vos études en odontologie en Belgique ? Pas de panique : intégrer dentaire en Belgique s’avère plus simple et direct grâce à un concours unique post-bac. Voici le mode d’emploi précis pour 2026.

Différences concours dentaire Belgique vs PASS/LAS France

En Belgique, l’accès aux études de médecine et de dentisterie repose sur un concours unique post-bac, commun aux deux filières, contrairement au système français fondé sur une première année universitaire sélective (PASS ou LAS). Et le concours belge permet un accès direct sans redoublement systématique, tandis que la France impose des examens continus souvent répétés.

Les démarches administratives pour partir étudier en Belgique

S’inscrire d’une part au concours d’entrée médecine‑dentisterie via le portail mesetudes.be, dans les dates officielles (en général de mi-mai à début juillet pour la session d’août qui a lieu dans la deuxième quinzaine), en choisissant la filière “sciences dentaires” et en respectant les consignes spécifiques aux non‑résidents.

D’autre part, il est obligatoire d’obtenir le bac et de demander son équivalence au diplôme belge de fin de secondaire (CESS) auprès du Service des équivalences du Ministère de la Fédération Wallonie‑Bruxelles. Cette étape doit se faire généralement avant le 15 juillet de l’année d’inscription (les dates pouvant évoluer légèrement chaque année).

Écoles dentaire Belgique : ULB, UCLouvain, ULiège, UNamur, UMons

En cas de réussite du concours belge, il ne reste plus qu’à finaliser son inscription dans l’université de son choix :

  • Université Libre de Bruxelles (ULB)
  • Université Catholique de Louvain (UCLouvain)
  • Université de Liège (ULiège)
  • Université de Namur (UNamur)
  • Université de Mons (UMons)

L’inscription se fait en fournissant l’attestation de réussite au concours et l’équivalence de diplôme.

Bon à savoir

Attention : la réussite du concours n’est valable que pour l’année suivante (immédiate). Par exemple : concours août 2026 pour un début de formation en septembre 2026 ; et celui-ci ne peut être passé que deux fois en cinq ans.

En outre, seules les études dentaires dispensées dans les universités publiques francophones sont reconnues. Le cursus universitaire, quant à lui, est identique peu importe l’université : Bachelor en 3 ans suivi d’un Master en 2 ans. Et enfin la spécialisation (dentisterie générale, orthodontie, parodontologie).

Les diplômes de sciences dentaires belges (master de 5 ans) sont automatiquement reconnus en France. Deux démarches sont alors nécessaires pour exercer dans l’hexagone.

D’abord déposer une demande en ligne d’autorisation d’exercice auprès du Centre National de Gestion (CNG) qui est un établissement public administratif français, sous tutelle du ministère de la Santé, en fournissant les documents demandés. Compter un délai d’environ 3 mois.

Et seulement ensuite s’inscrire à l’Ordre National des Chirurgiens-Dentistes (ONCD) de son département avec l’autorisation communiquée par le CNG. 

Il faut compter environ 835 € de frais d’inscription universitaires annuels pour les Européens, pour 2026 et hors aides et bourses diverses.

Bon à savoir

Il est possible d’étudier en Belgique et de bénéficier des bourses du CROUS si sa situation personnelle répond aux critères.

Sur 5 ans, comptez environ 4 500 € de frais fixes auxquels il faut ajouter le coût de la vie courante (logement, nourriture, transport) qui peut varier du simple au double, pour un mode de vie raisonnable et selon la ville (de 700 € par mois pour Mons qui est la ville la plus économique à 1 400 € par mois pour Bruxelles qui est la ville la plus chère) sans compter les aides et bourses disponibles.

Enfin, ajouter aussi le coût du matériel clinique qui peut aller de 500 à 1 500 € par an. L’expérience montre que des prêts sont parfois nécessaires.

Au total, le budget annuel à prévoir se situe généralement entre 10 000 et 20 000 euros, selon la ville choisie et le mode de vie.

AI Summary

NOTRE RÉSUMÉ EN

5 points clés

PAR L'EXPRESS CONNECT IA

(VÉRIFIÉ PAR NOTRE RÉDACTION)

Voici un résumé en cinq points clés de l’article sur le sujet : pourquoi choisir les études dentaires en Belgique plutôt qu’en France.

  • Une alternative à la sélection très stricte en France

    En France, l’accès aux études dentaires via PASS/LAS est extrêmement sélectif, avec un numerus apertus et une forte pression académique. Face à ces obstacles, de plus en plus de lycéens français se tournent vers la Belgique : entre 2017 et 2022, leur nombre a augmenté de 81 %.

  • Un concours post-bac unique, plus lisible

    Contrairement au système français, la Belgique propose un concours unique post-bac commun à la médecine et à la dentisterie. Il permet un accès direct à la filière sans passer par une première année universitaire éliminatoire, avec un nombre limité de tentatives mais une procédure jugée plus claire et moins anxiogène.

  • Des universités publiques reconnues et un cursus harmonisé

    Les études dentaires en Belgique se déroulent exclusivement dans des universités publiques francophones (ULB, UCLouvain, ULiège, UNamur, UMons). Le cursus est standardisé : bachelor en 3 ans, master en 2 ans, puis spécialisation, avec un diplôme automatiquement reconnu en France.

  • Une reconnaissance facilitée pour exercer en France

    Les diplômés belges en sciences dentaires peuvent exercer en France sans repasser de concours. Deux démarches suffisent : une autorisation d’exercice auprès du Centre National de Gestion (environ 3 mois de délai), puis l’inscription à l’Ordre des chirurgiens-dentistes.

  • Un coût global souvent plus maîtrisé

    Les frais universitaires sont d’environ 835 € par an pour les étudiants européens. En incluant logement, vie courante et matériel clinique, le budget annuel varie généralement entre 10 000 et 20 000 euros, selon la ville et le mode de vie, un coût souvent jugé plus prévisible que certaines alternatives privées ou étrangères.

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