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Orientation : comment déjouer les pièges tendus par nos pensées limitantes ? 

4 Min. de lecture
Les pièges tendus par nos pensées limitantes

Quand vient l’heure de se tourner vers des études ou un métier, une série de facteurs interviennent avec parfois, en arrière-plan, des enjeux et freins inconscients. Pas forcément verbalisées, des pensées limitantes jouent les trouble-fêtes et viennent perturber le cours naturel de nos envies. Comment en prendre conscience pour mieux les juguler ?


Qu’est-ce qu’une pensée limitante ? Une croyance limitante est un état d’esprit qui va influer négativement sur nous en conditionnant et freinant nos prises de décision. Dans son ouvrage*, Eric Meillet apporte cette définition : « Avoir ou être dans le bon état d’esprit est souvent invoqué pour qualifier une attitude intérieure qui traduit l’humeur, l’émotion, le sentiment ou encore la motivation ressentis à l’égard de la situation présente ou d’un événement ou une rencontre à venir. » Ainsi un état d’esprit négatif, induit par la peur, le pessimisme, le manque d’estime de soi, entraîne des pensées limitantes. Cela peut prendre la forme de petites phrases insidieuses que l’on se répète sans cesse : « C’est trop bon pour moi, ces études sont trop longues, je n’y arriverai pas… ».

Ces croyances limitantes prennent souvent racine dans l’enfance ou l’adolescence, période à laquelle nous sommes particulièrement réceptifs aux remarques et comportements de ceux qui font figures d’autorité, parents, famille, enseignants, amis. Si à première vue elles sont des mécanismes de défense pour éviter de nous mettre en danger, elles nous empêchent bel et bien de sortir de notre zone de confort.

Ainsi, ces pensées sont doublement dangereuses : tel un filtre déformant qui nous empêche de voir la réalité, elles s’infiltrent sans que nous y prêtions attention et s’ancrent profondément dans notre inconscient. Cette petite voix qui retentit on n’y prête plus vraiment attention, pire, elle devient nous. Car en assiégeant notre épanouissement et notre accomplissement, en bâillonnant notre personnalité et en étouffant nos actions, les pensées limitantes nous modèlent à leur façon. Alors quand vient le moment de prendre une décision importante – qui peut s’avérer effrayante car elle représente l’inconnu – à l’image d’un choix d’orientation, il est important de ne pas se laisser berner par ces petites voix inconscientes si insidieuses, au travail de sape si efficace.

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Pour lutter contre les pensées limitantes intrusives la première chose est de les identifier pour ne plus les accepter comme une réalité absolue et les remettre en question, voire les dépasser. Selon la Programmation Neuro-Linguistique (PNL) on distingue trois grandes familles de pensées limitantes : le désespoir (ça ne changera rien), l’impuissance (je ne suis pas capable) et l’absence de valeur (je ne mérite pas).

Concrètement, au sein du cursus scolaire, ces petites voix peuvent surgir et prendre ce type de formes :

  • Je parle trop doucement pour prendre la parole en public
  • Je ne suis pas doué.e pour le sport
  • Je ne suis pas doué.e pour les langues et ça ne changera jamais
  • Je suis un chat noir
  • J’ai une très mauvaise mémoire

Le fait de repérer et reconnaître l’impact négatif d’une pensée limitante va permettre de la contrecarrer. Alors, on essaye ?

Notez vos pensées limitantes quand elles surgissent. Après les avoir listées, la seconde étape pour les déconstruire est de se demander quelle réflexion ou expérience a été leur terreau. Puis, s’interroger : n’auriez-vous pas un contre-exemple à cette pensée toxique pour vous prouver, finalement, qu’elle n’est peut-être pas aussi réelle que cela ?

Déconstruire les pensées limitantes et les transformer en pensées aidantes, c’est possible avec le temps, l’entraînement, et une série de bonnes pratiques :

  • La méthode Coué : « Je ne suis pas doué.e pour parler en public » peut devenir « Je suis tout à fait capable de prendre la parole en public ». Une autosuggestion à se répéter.
  • Se challenger : pour faire taire ces petites voix toxiques, il faut régulièrement se lancer des défis et sortir de sa zone de confort. Et si on le tentait ce stage à l’étranger pendant les vacances d’été ?
  • La visualisation : « Je ne suis pas doué.e pour parler en public ». Quelles sont les étapes pour y parvenir et dépasser cette croyance ? Visualisez le chemin pour déconstruire l’idée négative de façon concrète et pragmatique en avançant par pallier.
  • Aller vers des personnes positives : Amis, familles, enseignants, rôle modèles… entourez-vous de personnes qui croient en vous ou vous inspirent.

L’Organisation positive, 10 clés pour une entreprise performante, Eric Meillet, Editions Dunod *

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