Omniprésent dans notre société, le numérique est un secteur en pleine ascension qui représente une belle opportunité de reconversion. Brahim, François et Taiz, passés par l’École Européenne du Numérique, témoignent de leur parcours.
« Une mauvaise orientation au lycée »
Brahim Acheroufkebir, 39 ans
J’ai un parcours assez atypique. Au lycée, je voulais faire un bac STT gestion informatique, mais mon établissement ne proposait que la comptabilité. J’ai choisi cette voie par défaut, puis tenté une fac d’économie qui ne m’a pas du tout convenu. Comme je m’intéressais aussi au cinéma, j’ai intégré une école d’audiovisuel pendant trois ans. À la sortie, j’ai découvert la difficulté du milieu : beaucoup de piges, peu de stabilité. J’ai enchaîné des jobs alimentaires avant d’atterrir dans la finance comme responsable administrateur des ventes. Le poste m’apportait enfin une stabilité, utile à une période où je devais aussi m’occuper de mon père malade. Mais je n’étais pas épanoui.
L’idée d’une reconversion dans l’informatique est revenue progressivement. Le décès de mon père, début 2025, a été un déclic. J’ai alors intégré une formation de six mois à l’École Européenne du Numérique pour devenir technicien supérieur systèmes et réseaux. Le format intense et très concret me convenait bien. Dans la promotion, les profils et les âges étaient variés, ce qui m’a mis à l’aise. L’ambiance était bienveillante et notre formateur très pédagogue.
Aujourd’hui, cette première qualification n’est qu’une étape : je vise à terme un poste d’administrateur systèmes et réseaux, puis de chef de projet IT ou digital. J’ai passé les tests pour une nouvelle école et demandé une rupture conventionnelle pour poursuivre. Il me reste à trouver une entreprise pour une alternance, ce qui est plus difficile à mon âge dans le cadre d’un contrat de professionnalisation mais je suis déterminé.
« Cette reconversion a changé ma vie »
François Aguero, 34 ans
Avant de me reconvertir, j’étais technicien réseau et télécom, spécialisé en faisceau hertzien. Je travaillais sur les pylônes relais sur un secteur immense : d’Auxerre à Metz, jusque vers Aix-en-Provence. Je passais mes journées sur la route et sur les pylônes, un métier très physique et très prenant. Depuis toujours pourtant, l’informatique fait partie de ma vie : mon père travaillait sur les systèmes AS400 d’IBM, et mes deux frères sont eux aussi dans l’IT. J’ai grandi dans cet univers. Quand j’ai commencé à penser à une reconversion, la voie s’est imposée naturellement. Je voulais un métier plus calme, plus stable, et revenir vers quelque chose qui m’avait toujours attiré.
J’ai suivi une formation de six mois pour devenir technicien supérieur systèmes et réseaux. Une formation très axée pratique, c’était génial ! J’ai ensuite obtenu un stage de sept semaines dans une entreprise, prestataire pour EDF, grâce au réseau de mon frère. Je m’occupe du ticketing et de la gestion des utilisateurs : créations de comptes, prolongations de rôles, suppressions… Ce n’est qu’une partie du métier, mais c’est une bonne entrée en matière, et l’entreprise m’a déjà confirmé mon embauche à la fin du stage. Je vais continuer à me former car j’aimerais évoluer vers un poste avec plus de responsabilités, idéalement en management ou en gestion de projet.
Cette reconversion a changé ma vie. Je suis passé de journées où je faisais 300 kilomètres, à travailler dehors par tous les temps, à un emploi à quinze minutes de train, avec plusieurs jours de télétravail. Je me sens plus posé, moins usé, et surtout à ma place.
« Je crée mon entreprise »
Taiz Ceccon, 38 ans
À mon arrivée du Brésil, où j’avais étudié et travaillé dans l’informatique, j’ai dû apprendre la langue française et accepter différents petits boulots avant de devenir gardienne d’immeuble. J’ai exercé ce métier pendant dix ans, mais l’envie de revenir au numérique ne m’a jamais quittée, même si mes diplômes n’étaient pas reconnus ici.
En cherchant une voie de reconversion, j’ai découvert une formation de développeur web mobile, financée par Transition Pro. La formation durait six mois, de 9 h à 18 h, entièrement à distance. Sans trajet à gérer, j’ai pu m’y consacrer pleinement. L’équipe pédagogique et les échanges entre élèves rendaient le parcours motivant. On avait cours le matin et l’après-midi c’était des travaux pratiques en groupe ou en duo.
Cette formation, qui est accessible aux débutants, m’a permis de me remettre à niveau, d’apprendre de nouvelles technologies et de comprendre les bases indispensables pour développer des sites et des solutions digitales. Aujourd’hui, je crée ma propre structure pour accompagner les petites entreprises dans le numérique. En parallèle, je candidate sur des postes salariés. Cette formation était une vraie opportunité pour moi, une base importante qui me pousse à vouloir continuer de me former. Je ne regrette pas car le numérique est un secteur d’avenir.
NOTRE RÉSUMÉ EN
5 points clés
PAR L'EXPRESS CONNECT IA
(VÉRIFIÉ PAR NOTRE RÉDACTION)
Voici un résumé en cinq points clés de l’article sur le sujet : Ils se sont reconvertis dans les métiers du numérique
Le numérique, moteur de reconversion professionnelle
Secteur en forte croissance, le numérique attire des profils variés en quête de sens, de stabilité ou d’évolution. Les parcours de Brahim, François et Taiz illustrent la diversité des trajectoires possibles, à tout âge.
Des formations courtes, intensives et professionnalisantes
À l’École Européenne du Numérique, des formations de six mois, très axées sur la pratique, permettent d’acquérir rapidement des compétences opérationnelles en systèmes, réseaux ou développement web, accessibles même sans prérequis techniques avancés.
Des parcours de vie marqués par des déclics personnels
Mauvaise orientation, pénibilité du métier, instabilité professionnelle ou non-reconnaissance de diplômes étrangers : chaque reconversion naît d’un moment clé, souvent lié à un besoin de rééquilibrage personnel et professionnel.
Une insertion professionnelle rapide et évolutive
Stages, embauches à l’issue de la formation, création d’entreprise ou poursuite d’études en alternance : le numérique offre des débouchés concrets et des perspectives d’évolution vers des postes à responsabilités (chef de projet, management, IT).
Un secteur d’avenir porteur de qualité de vie
Télétravail, stabilité, réduction de la pénibilité et sentiment d’utilité : au-delà de l’emploi, le numérique permet à ces reconvertis de retrouver un meilleur équilibre de vie et de se projeter durablement dans un métier d’avenir.















