Implantée à Dijon depuis la rentrée 2025, l’école d’informatique Coda va prendre possession de ses propres locaux en juin 2026, en plein centre-ville. Objectif : accompagner sa montée en puissance, avec une capacité d’accueil annoncée à terme de 300 étudiants.
Installée à Dijon depuis la rentrée 2025, l’école d’informatique Coda franchit une nouvelle étape de son développement local. À partir de juin 2026, l’établissement doit emménager dans un campus en propre, au coeur de la ville, place du Théâtre, dans un bâtiment en cours de rénovation. L’enjeu est double : affirmer l’identité du site dijonnais et augmenter ses capacités d’accueil, alors que l’école annonce viser, à terme, 300 étudiants sur place.
La première année de présence de Coda à Dijon s’est construite au sein de l’École supérieure appliquée au design et au digital (ESADD), qui a accueilli la première promotion de l’établissement. Cinquante élèves y ont démarré leur scolarité, bénéficiant, selon Coda, du dynamisme de la vie étudiante déjà existante. À la rentrée suivante, l’école prévoit d’accueillir 150 étudiants sur le nouveau campus, marqueur d’une montée en charge accélérée.
« Coda forme des futurs professionnels dans les métiers de l’informatique, connectés aux besoins des entreprises et engagés pour un numérique plus responsable. Moi-même dijonnaise, je suis fière de la formation que nous proposons aux étudiants et de la relation de proximité que nous tissons avec les entreprises de la région », explique Jeanne Pélisson, directrice du campus Coda Dijon.
« Un bâtiment prestigieux en plein centre-ville »
Pour cette implantation durable, Coda a retenu un site identifié comme l’ancien emplacement de la Caisse d’Épargne de Bourgogne-Franche-Comté. Le bâtiment, situé place du Théâtre, est présenté comme un lieu emblématique du centre-ville. D’une superficie annoncée de 600 m², il fait l’objet d’une rénovation complète afin d’adapter les espaces au projet pédagogique de l’école.
Le futur campus doit compter six salles de classe et un grand espace sous verrière, dédié au travail collaboratif et à la vie étudiante. L’établissement met en avant une volonté de préserver certains marqueurs patrimoniaux, tout en transformant l’intérieur pour répondre aux usages d’une école d’informatique. Le projet est décrit comme un dialogue entre patrimoine architectural et technologies d’avenir, avec une livraison annoncée en juin 2026.
Le propriétaire des lieux, Jean-Philippe Girard, créateur d’Eurogerm, inscrit ce chantier dans une dynamique locale : « Chaque lieu d’histoire attend que l’on ouvre un nouveau chapitre. Je suis engagé à 200% aux côtés de Coda dans ce projet structurant pour nos jeunes talents et au service de la dynamisation de la ville de Dijon. »
Une offre de formation sur cinq ans, du bachelor au master of science
Le campus dijonnais accueille des étudiants en bachelor et en master of science, avec une organisation pensée pour offrir une continuité d’études sur cinq ans. Coda indique proposer, au niveau bac +3, un bachelor informatique avec une spécialisation en Développement Full Stack ou en administration Systèmes et Réseaux. Au niveau bac +5, l’école met en avant trois masters of science : Data Science et IA, Cybersécurité et Infrastructures Réseaux, ainsi qu’Architecture et Développement Logiciel.
Coda se présente comme une école privée hors Parcoursup, avec un enseignement orienté vers la préparation au monde du travail. L’établissement revendique une approche largement professionnalisante, fondée sur des cas pratiques inspirés de situations professionnelles, et un lien renforcé avec les entreprises. Le développement du campus dijonnais s’inscrit aussi dans la trajectoire nationale de l’école : le site de Dijon est présenté comme le deuxième ouvert par Coda, après Orléans et avant Avignon.
L’équipe pédagogique est aujourd’hui composée d’environ quarante professionnels, parmi lesquels des administrateurs systèmes, des experts en cybersécurité et des data analysts. Coda indique que ces intervenants, majoritairement issus du tissu économique régional, doivent être rejoints par une cinquantaine d’autres professionnels, en cours de recrutement en vue de la rentrée prochaine.
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Entreprises locales, alternance et « numérique responsable »
Au-delà de l’emménagement, Coda justifie son installation à Dijon par les besoins du marché régional de l’emploi numérique. L’école évoque « plus de 1 800 postes à pourvoir à l’échelle régionale », dans un contexte où la cybersécurité, l’intelligence artificielle et, plus largement, les enjeux de fiabilité et de productivité nourrissent une demande forte. Les formations dispensées sont présentées comme susceptibles d’intéresser les entreprises de services numériques, les grands groupes, des PME industrielles et des start-up.
Dans cette logique, l’alternance occupe une place importante dans le modèle pédagogique. L’école met aussi en avant des projets menés en équipe, sur des formats variables, tels que des game jams, hackathons ou ateliers de coding, encadrés par des professionnels en activité, parfois sur plusieurs mois, avec des entreprises partenaires.
Coda cite notamment un partenariat de long terme avec le DFCO féminin, consistant à développer une application conçue pour les besoins du club. Le projet, mené sur plusieurs années, vise à mettre à disposition des équipes médicales un outil de prévention des blessures et d’amélioration du quotidien des joueuses.
L’établissement insiste également sur un axe de « numérique responsable », avec une sensibilisation aux enjeux de Green IT, d’éthique et d’accessibilité tout au long de la scolarité. Cette orientation doit, selon l’école, contribuer à former des professionnels « conscients des enjeux actuels et futurs liés au numérique », tout en restant connectés aux attentes opérationnelles des employeurs.
Les retours d’entreprise font partie des éléments mis en avant. « En phase de renforcement de l’équipe technique d’Anghello, nous avons accueilli Arthur, étudiant à l’école Coda, en alternance. Dès son arrivée, il a su s’adapter rapidement à nos enjeux techniques, à notre culture d’entreprise et à notre environnement », précise Damien Roch, fondateur d’Anghello (39).
Avec un campus en centre-ville annoncé pour juin 2026, Coda entend consolider son ancrage à Dijon et accompagner la montée en charge de ses effectifs, dans une région où l’école estime que les besoins en compétences numériques restent élevés. Une journée portes ouvertes est prévue sur le campus de Dijon le 7 mars 2026, avec inscription annoncée sur le site de l’établissement.
L’école dispose d’un boulevard de développement potentiel sur les formations en IA post-bac, plébiscitées de plus en plus par les étudiants en Terminale et à fort potentiel d’emploi en sortie d’études.













