Le nouveau Classement 2026 des Grandes Écoles de commerce est arrivé 🚀

icon / 24x24 / ic24-chevron-right

ESCP et « Qui Veut Être Mon Associé ? » (Arthur), lancent une formation d’entrepreneuriat

9 Min. de lecture
Léon Laulusa, Michèle Benzeno et Arthur

ESCP Business School et la plateforme Amplify, née de l’émission phare de M6, s’associent pour créer un programme de 150 heures destiné à transformer l’envie d’entreprendre en passage à l’acte. Avec Arthur Essebag en figure de proue, des professeurs de renom et un modèle économique inédit, l’initiative cible les 5,7 millions de Français qui rêvent de créer leur entreprise sans jamais oser franchir le pas.


C’est un lancement qui ne ressemble à aucun autre dans le paysage de la formation française. Ce 18 février 2026, ESCP Extension School, la branche ouverte de la plus ancienne école de commerce au monde, officialise son nouveau programme dédié à l’entrepreneuriat, conçu en partenariat avec Qui Veut Être Mon Associé ? Amplify, la plateforme multicanale développée par M6, le producteur Satisfy (Arthur Essebag) et sa co-fondatrice Michèle Benzeno, ex-patronne de Webedia.

L’ambition est aussi simple à énoncer que complexe à exécuter : donner à n’importe qui, quel que soit son diplôme, son âge ou son parcours, les moyens concrets de structurer et de lancer un projet entrepreneurial. Le tout adossé à l’excellence académique d’ESCP et à la puissance médiatique de l’émission la plus regardée de France sur la création d’entreprise.

L’image est signée des concepteurs du programme et résume à elle seule la philosophie du projet : « On se positionne en petit concurrent d’EDF dans la mesure où nous proposons de la conversion d’énergie » compare Frédéric Demerens, professeur associé chez ESCP Business School. L’idée n’est pas de vendre du rêve entrepreneurial, mais de capter l’énergie brute, à savoir l’envie, l’intuition et l’ambition afin de la transformer en quelque chose de structuré, de viable, de réel.

Concrètement, le programme s’étend sur six mois et totalise 150 heures de formation, réparties entre 5 et 6 heures par semaine en format hybride mêlant webinaires synchrones et sessions asynchrones. Un rythme pensé pour rester compatible avec une activité professionnelle en parallèle.

Mais le véritable volume de travail dépasse largement ces 150 heures formelles. Léon Laulusa, directeur général d’ESCP Business School, le précise : « En moyenne, chaque apprenant consacre environ 450 heures de travail réel au programme. » Un chiffre qui traduit l’intensité de l’engagement demandé.

La home page de Qui veut être mon associé

La structure du programme repose sur trois piliers complémentaires.

  • Le premier, et de loin le plus dense, est un travail de réflexion personnelle. Sur les 120 heures qui lui sont consacrées, chaque participant est invité à créer et alimenter un journal de bord, à interroger ses motivations profondes, à travailler sur sa posture et sa vision entrepreneuriales. C’est la partie la moins visible de l’extérieur, mais sans doute la plus déterminante : celle qui permet de passer de « j’ai envie » à « je sais pourquoi et comment ».
  • Le deuxième axe porte sur les outils fondamentaux : intelligence artificielle, digital, développement durable. Pas de cours magistraux abstraits ici, mais des compétences directement mobilisables pour un porteur de projet en 2026, année où ignorer l’IA ou la transition écologique reviendrait à se lancer avec un handicap structurel.
  • Le troisième axe, enfin, est consacré à la mise en pratique : confrontation au terrain, exercices concrets, coaching individuel et collectif, mentorat, mises en situation et forums thématiques. La promesse finale est claire : à l’issue du programme, chaque participant doit être capable de lancer son idée. Et il ne s’agit pas nécessairement de créer une structure juridique mais de franchir le pas de l’action.
ESCP Business School

Logo

ESCP Business School

  • Berlin, Londres, Madrid, Paris, Turin
  • Conseil en stratégie et gestion de projet, Digital, Numérique et Nouvelles Technologies, Économie, Finance et Commerce, Entrepreneuriat et gestion de start-up, Finance d’entreprise et comptabilité
  • Bac+5

Je veux plus d’infos !

Pour porter cette ambition, ESCP Extension School a constitué un corps enseignant qui mêle chercheurs, entrepreneurs et investisseurs de premier plan.

Marc Fournier, figure incontournable du capital-risque français à la tête de Serena, intervient comme professeur associé. Ce qui l’a convaincu de s’engager ? « Ce qui m’a plu avant tout, c’est la capacité à transformer les gens », confie-t-il.

Amaury de Buchet, professeur affilié à l’ESCP depuis 23 ans, co-président du Comité Startup de l’école et fondateur de Greenspace, apporte une double expertise académique et entrepreneuriale rare. Il incarne cette continuité entre la recherche et le terrain que le programme cherche à institutionnaliser.

Côté incubation, c’est la Blue Factory d’ESCP, pilotée par Maeva Tordo, qui fournit l’infrastructure d’accompagnement. L’incubateur historique de l’école ouvre ainsi son écosystème aux participants du programme, qui seront invités à participer à des événements entrepreneuriaux ouverts au public, une manière de les plonger immédiatement dans le bain, avant même d’avoir terminé leur formation.

Les membres du jury de Qui Veut Être Mon Associé ? interviennent également à différentes étapes clés, notamment lors de la rentrée du programme, pour partager leur expérience (réussites comme échecs) et apporter un éclairage concret aux participants. Parmi les jurés cités figurent Éric Larchevêque (co-fondateur de Ledger), Alice Lhabouz (fondatrice de Trecento Asset Management) et Jean-Michel Karam (fondateur de Memscap et de IOMA Paris).

Le producteur et homme d’affaires Arthur Essebag, figure centrale de l’émission Qui Veut Être Mon Associé ?, est plus qu’un partenaire de circonstance dans ce projet. Interrogé sur ce qui lui avait manqué quand il s’est lancé, il livre un témoignage sans filtre.

« Je n’avais que mon Bac B. J’ai tout appris sur le terrain. Mon premier contact avec les chiffres, c’était avec le comptable, à 21 ans. À 25 ans, j’avais déjà une cinquantaine d’employés. » Arthur raconte avoir, au début, recruté systématiquement des profils très diplômés, par complexe, avoue-t-il, celui de ne pas avoir fait d’études. « Si c’est devenu le premier groupe média indépendant en France, c’est que j’ai pris les meilleurs. »

Mais le monde a changé, insiste-t-il : « Aujourd’hui, celui qui veut apprendre va apprendre, c’est mille fois plus facile qu’il y a 30 ans. On est passé d’un monde de patrons à un monde d’entrepreneurs. » Et de marteler : « L’échec, c’est l’épice qui donne du goût au succès. Je n’avais aucune relation avec des banques, mes parents ne me présentaient à personne. Aujourd’hui, on n’a plus d’excuses pour ne pas devenir entrepreneur. »

Sur la philosophie du programme, Michèle Benzeno, présidente et co-fondatrice d’Amplify, est catégorique sur un point : la qualité avant le volume. « On ne veut pas être adossés aux infopreneurs qui promettent du rêve, qui sont dangereux, qui s’adressent aux femmes, aux jeunes, aux personnes en reconversion en vendant de l’illusion. On veut privilégier la qualité. » Un positionnement qui tranche dans un marché de la formation en ligne où les promesses de réussite facile pullulent et où les dégâts, notamment sur les publics les plus vulnérables, sont documentés.

L’ambition commerciale reste néanmoins élevée : 500 personnes par an minimum, « et pourquoi pas un zéro de plus », glisse Arthur, habitué aux audiences qui se chiffrent en millions.

Le programme est proposé au tarif de 5 000 euros (4 850 euros pour la certification et 150 euros de frais de dossier). Un prix volontairement accessible pour une formation adossée à une grande école, et qui s’explique par le modèle économique du partenariat.

Côté financement, la formation est éligible au CPF et finançable par France Travail, les OPCO et d’autres dispositifs. Un levier essentiel pour toucher les publics en reconversion ou en activité qui n’ont pas les moyens de financer une formation sur fonds propres.

À l’issue du programme, les participants obtiennent un certificat RNCP de niveau 7, qui valide un bloc de compétences reconnues par l’État. Plus intéressant encore : ce certificat constitue une passerelle vers les programmes diplômants d’ESCP, et notamment vers le diplôme de manager-dirigeant. Pour un public sans prérequis académique, c’est une porte d’entrée vers un parcours d’excellence qui leur aurait été inaccessible autrement.

À LIRE AUSSI

Le montage économique entre Amplify et ESCP mérite qu’on s’y attarde, tant il est inédit dans le monde de l’enseignement supérieur français.

Amplify (la structure créée par M6, Satisfy et Michèle Benzeno) finance la construction de la formation et sa promotion marketing. En contrepartie, Amplify perçoit une commission indexée sur le nombre d’apprenants inscrits. L’objectif premier, côté Satisfy, est de couvrir les frais engagés.

En cas d’excédent, Léon Laulusa s’engage : les surplus seront redistribués sous forme de bourses. Un engagement cohérent avec la politique sociale d’ESCP, qui distribue déjà 15 millions d’euros d’aides diverses par an (bourses, logements gratuits, repas à un euro).

Ce modèle présente un avantage stratégique pour les deux parties. ESCP accède à la puissance de frappe médiatique de M6 sans supporter le coût marketing, tandis qu’Amplify adosse sa crédibilité éducative à une marque académique tricentenaire. C’est du gagnant-gagnant.

Et c’est précisément là que le partenariat prend tout son sens. L’émission Qui Veut Être Mon Associé ? affiche des performances d’audience remarquables sur les cibles les plus pertinentes pour le programme : 19 % d’audience chez les 15-34 ans et 16 % chez les 25-49 ans lors de la dernière diffusion. C’est exactement le public d’ESCP Extension School.

La promotion du programme s’articulera autour de campagnes en linéaire sur M6 et de campagnes digitales, avec un objectif assumé de rétention : que les spots ne soient pas « barbants », qu’ils soient ludiques, attractifs, intéressants. La promesse résumée en une formule : « Informer avec les codes du divertissement. »

Guidiche Makanda, directrice d’ESCP Extension School, complète la stratégie de ciblage : il s’agit aussi de toucher les middle-managers, ces cadres intermédiaires qui ne pensent pas spontanément à ce type de formation mais qui pourraient y trouver un tremplin vers un projet personnel. Pour les atteindre, le programme misera également sur une présence dans les salons professionnels, notamment ceux dédiés à la reconversion.

Le marché est colossal : 5,7 millions de Français déclarent réfléchir à créer leur entreprise. L’immense majorité ne franchira jamais le pas, par manque de méthode, de réseau, de confiance… ou de modèle.

C’est précisément ce verrouillage que le programme entend faire sauter. « Tout le monde peut réussir », résume l’équipe. Le programme se positionne sur un créneau d’« élite pour tous » comme l’affirme Léon Laulusa, à savoir l’excellence d’une grande école sans les barrières à l’entrée traditionnelles. Aucun prérequis de diplôme. et aucune sélection académique ne sont requis pour s’y inscrire mais juste l’envie de se lancer et la discipline pour aller au bout.

La question centrale que pose le programme est aussi audacieuse que sincère : « Comment transmettre ce qui ne s’apprend pas, ce qui vient des tripes ? » C’est le pari de cette formation hybride, celui de mêler la rigueur méthodologique d’ESCP à l’énergie brute du terrain, la structure académique à l’intuition entrepreneuriale.

Ce programme Entrepreneuriat n’est que la troisième verticale d’ESCP Extension School, lancée en mars 2025 sur le modèle des Extension Schools de Harvard et UCLA. L’école ouverte d’ESCP couvre déjà l’intelligence artificielle et la transition écologique, et a accompagné plusieurs centaines de personnes depuis son lancement.

Avec l’entrepreneuriat, Extension School complète un triptyque cohérent réunissant les trois grandes transformations qui redessinent l’économie et les carrières en 2026.

Le partenariat avec Amplify inaugure un modèle de distribution et de financement qui pourrait faire école : celui d’une alliance entre l’excellence académique et la puissance médiatique, au service d’un public que ni l’une ni l’autre ne parvenait à toucher seule.

Le programme Entrepreneuriat d’ESCP Extension School est d’ores et déjà ouvert aux inscriptions sur extension.escp.eu.

AI Summary

NOTRE RÉSUMÉ EN

5 points clés

PAR L'EXPRESS CONNECT IA

(VÉRIFIÉ PAR NOTRE RÉDACTION)

Voici un résumé en cinq points clés de l’article sur le sujet : ESCP et “Qui Veut Être Mon Associé ?” lancent une formation d’entrepreneuriat accessible à tous.

  • Un partenariat inédit entre grande école et émission TV

    ESCP Business School s’associe à Qui Veut Être Mon Associé ? via la plateforme Amplify pour créer une formation entrepreneuriale de 150 heures. Objectif : transformer l’envie d’entreprendre en passage à l’acte, en s’appuyant à la fois sur l’excellence académique et la puissance médiatique.

  • Un programme intensif pour passer de l’idée à l’action

    Étendu sur six mois en format hybride, le cursus demande en réalité près de 450 heures d’investissement personnel. Structuré autour de trois axes — introspection stratégique, outils clés (IA, digital, transition écologique) et mise en pratique terrain — il promet aux participants de structurer un projet concret et viable.

  • Des intervenants de haut niveau et un écosystème d’incubation

    Des figures de l’investissement et de l’entrepreneuriat, ainsi que les jurés de l’émission, interviennent dans le programme. Les participants bénéficient aussi de l’accompagnement de l’incubateur Blue Factory d’ESCP, favorisant l’immersion dans un réseau professionnel réel dès la formation.

  • Un modèle économique accessible et certifiant

    Proposé à 5 000 euros, finançable via le CPF et France Travail, le programme délivre un certificat RNCP de niveau 7, reconnu par l’État. Sans condition de diplôme ni sélection académique, il vise un public large, notamment les actifs en reconversion et les futurs entrepreneurs hésitants.

  • Cibler les 5,7 millions de Français qui rêvent d’entreprendre

    Porté par Arthur Essebag, le programme assume une ambition nationale : lever les freins psychologiques et méthodologiques à la création d’entreprise. En misant sur un modèle “élite pour tous”, ESCP Extension School entend démocratiser l’accès à l’entrepreneuriat en 2026.

Vous aimerez aussi !
La ville de Boston
Étudier à Boston en 2026 : guide complet de la capitale universitaire mondiale

Avec ses 250 000 étudiants répartis dans plus de 50 ...

16 Min. Formations, Orientation, Partir à l'étranger, Vie étudiante

Concours BCE 2026 : dates, écrits, oraux.
Les dates du concours BCE 2026 : calendrier, épreuves, admissibilités, oraux

Le concours BCE est le concours commun qui permet d’intégrer ...

2 Min. Concours BCE, Prepas

Classement des PrepaECG pour intégrer HEC
Classement des prépas ECG pour intégrer HEC en 2026

Le classement des prépas ECG pour intégrer HEC en 2026 ...

7 Min. Classements Prepas, Écoles post-prépas, Prepas

Vue d'en bas des locaux de l'EDHEC
L’EDHEC cède SIPA à PEI Group : décryptage d’un modèle unique

L’EDHEC Business School vient de céder Scientific Infra & Private ...

8 Min. Écoles post-prépas, Orientation, Prepas

business-man-working-office
Quels métiers faire pour gagner plus de 3000€ par mois net en 2026 ?

Gagner 3000 € par mois ou plus fait partie des ...

8 Min. Monde du travail

kiné en pleine consultation avec patient
Faire une école de kiné en Espagne en 2026 : coûts, reconnaissance du diplôme…

S’inscrire dans une école de kiné en Espagne est une ...

8 Min. Formations, Orientation, Partir à l'étranger, Vie étudiante

Un crayon, un carnet et une fiche de réponse pour l'examen du TOEFL ou du TOEIC.
TOEIC® ou TOEFL® : Quelles différences et pourquoi passer ces tests d’anglais en 2026 ?

Devez-vous passer le TOEIC ou le TOEFL pour faire reconnaître ...

5 Min. Concours d'accès, Orientation, Partir à l'étranger

Les frais de scolarité à l'EDHEC en 2026
Les frais de scolarité à l’EDHEC en 2026

Les frais de scolarité de l’EDHEC en 2026 ne se ...

8 Min. Écoles post-prépas, Prepas

Les frais de scolarité à l'ESCP en 2026
Les frais de scolarité à l’ESCP en 2026

Les frais de scolarité à l’ESCP atteignent 67 800 euros ...

9 Min. Écoles post-prépas, Prepas

Les frais de scolarité à l'ESSEC en 2026
Les frais de scolarité à l’ESSEC en 2026

Les frais de scolarité à l’ESSEC atteignent 66 020 euros ...

8 Min. Écoles post-prépas, Prepas

Ce que l'on ne vous dit pas sur la reconversion
Tout sur la reconversion professionnelle : âge, coûts, salaire, en CDI…

De plus en plus d’actifs choisissent de se reconvertir pour ...

5 Min. Reconversion, Vie professionnelle

Des personnes rassemblées autour d'un ordinateur.
Le BTS Systèmes Numériques (SN) n’existe plus, il est remplacé par le BTS CIEL !

Depuis la rentrée 2023, le BTS CIEL fait directement suite ...

7 Min. Formations, Orientation