Baptiste Huvelle, en dernière année à l’école d’ingénieurs ECE, a eu l’opportunité de présenter sa start-up spécialisée dans le traitement d’images avec l’IA, Horama, lors du plus grand salon mondial de l’innovation aux États-Unis.
« J’ai rencontré une quinzaine d’entreprises vraiment intéressées par mon projet ». À seulement 22 ans, Baptiste Huvelle vient de participer au CES de Las Vegas, évènement d’envergure dédié à l’innovation technologique. L’édition 2026 s’est déroulée du 6 au 9 janvier dernier.
L’occasion pour cet étudiant de l’ECE, école d’ingénieurs généralistes et high-tech, de propulser sa jeune start-up, baptisée Horama, sur la scène internationale. Et d’identifier de potentiels investisseurs.
Comment ça marche ?
Horama, créée en mai 2025, conçoit des solutions d’IA capables de décrypter automatiquement tout type de données visuelles, comme des vidéos issues de drones ou de caméras de surveillance, développées sur mesure pour chaque métier et dans tous les secteurs. L’entrepreneur a déjà collaboré avec des acteurs de la défense, du BTP et du nucléaire.
« Par exemple, une entreprise du BTP peut demander de déployer des drones au-dessus de ses chantiers pour analyser l’état d’avancement de chaque bâtiment. On va voir que la maison 3 du chantier 12 est à 45 % d’état d’avancement, etc., détaille Baptiste Huvelle. Dans le nucléaire cette fois, on a analysé, par le biais de caméras de surveillance, des fûts contenant des déchets radioactifs pour constater l’état d’usure des bidons. Cela fait partie des cas d’usage ».
« Je me suis dit que j’étais capable, techniquement, de répondre à certains besoins »
L’aventure a commencé au sein de l’Intelligence Lab de l’ECE, « un laboratoire d’IA dont l’objectif est de faire collaborer des étudiants qui travaillent et s’intéressent de près à ces technologies avec des entreprises », explique le jeune homme.
Formé en défense et technologie, il y développe un logiciel d’analyse visuelle militaire. « Ce projet a plu à l’école mais aussi à l’extérieur. J’ai rencontré des instances du ministère des Armées pour leur présenter. À ce moment-là, je me suis dit que j’étais capable, techniquement, de répondre à certains besoins. Après réflexion, j’ai décidé de créer ma propre société, dédiée au traitement d’images et de vidéos ». Il choisit de l’appeler Horama, à savoir « vision » en grec.
« L’IA a besoin d’être spécialisée »
Pour l’entrepreneur, « l’IA a besoin d’être spécialisée ». « On connaît énormément de modèles généralistes, comme ChatGPT, très performants sur des tâches globales et synthétiques, souligne-t-il. Mais selon moi, l’intelligence artificielle doit être entraînée sur un domaine particulier pour être encore plus efficace. Sans oublier qu’un modèle plus petit nécessite moins de ressources, avec un impact moins important sur l’environnement ».
Dès son stage de fin d’études, prévu début 2026, l’étudiant va pouvoir se consacrer à 100 % à sa start-up. « Je vais le faire dans mon entreprise. Après l’obtention de mon diplôme, j’aviserai au fur et à mesure… Avec un but : lever des fonds dans l’optique de structurer la société et de recruter. Mais aussi, d’ici 3 à 5 ans, de devenir une référence en matière de traitement d’images par intelligence artificielle ».
Crédit photo : Intelligence Lab by ECE













