Le classement Financial Times MiM 2026 place trois écoles françaises parmi les six premières mondiales. INSEAD atteint la 4e place, devant HEC Paris, 5e, et ESCP, 6e. La France reste donc très présente dans le haut du classement des Masters in Management, même si son bilan est moins favorable qu’en 2025. Elle compte désormais 23 établissements parmi les 100 classés, contre 25 l’an dernier, et trois écoles dans le Top 10 contre quatre en 2025.
Le palmarès publié le 7 septembre 2026 repose sur 19 critères. Le salaire pondéré des diplômés trois ans après leur formation représente à lui seul 15 % du score, devant la progression salariale, qui pèse 9 %. Le Financial Times prend également en compte la progression de carrière, l’internationalisation, l’insertion professionnelle, la diversité et plusieurs critères liés à l’ESG. Les salaires sont convertis en dollars et ajustés en fonction des parités de pouvoir d’achat.
Quel est le Top 10 du classement Financial Times MiM 2026 ?
L’Université de Saint-Gall conserve la première place mondiale et remporte le classement pour la quinzième fois. Nova School of Business and Economics grimpe au deuxième rang, devant Shanghai Jiao Tong University: Antai.
| Rang 2026 | École | Pays | Salaire pondéré |
|---|---|---|---|
| 1 | University of St Gallen | Suisse | 150 490 $ |
| 2 | Nova School of Business and Economics | Portugal | 131 640 $ |
| 3 | Shanghai Jiao Tong University: Antai | Chine | 135 354 $ |
| 4 | INSEAD | France | 120 995 $ |
| 5 | HEC Paris | France | 137 760 $ |
| 6 | ESCP Business School | France | 110 466 $ |
| 6 | Vlerick Business School | Belgique | 105 101 $ |
| 8 | IESE Business School | Espagne | 119 465 $ |
| 9 | Stockholm School of Economics | Suède | 116 970 $ |
| 10 | Rabat Business School | Maroc | 76 905 $ |
La France perd quelques positions au sommet par rapport à 2025. HEC Paris passe de la 2e à la 5e place et INSEAD de la 3e à la 4e. ESCP suit le mouvement inverse et gagne une position, de la 7e à la 6e place. ESSEC quitte en revanche le Top 10 et se retrouve 13e. La France comptait quatre écoles dans les dix premières en 2025, contre trois cette année. Il faut le dire, les résultats sont bien meilleurs en MiF qu’en MiM cette année.
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Quelles écoles françaises sont classées dans le Financial Times MiM 2026 ?
La baisse du nombre d’établissements français est limitée. La France passe de 25 programmes classés en 2025 à 23 en 2026. Elle conserve surtout huit écoles dans le Top 20, exactement autant que l’an dernier.
| École française | Rang 2025 | Rang 2026 | Évolution |
|---|---|---|---|
| INSEAD | 3e | 4e | ↓ 1 |
| HEC Paris | 2e | 5e | ↓ 3 |
| ESCP Business School | 7e | 6e | ↑ 1 |
| emlyon business school | 12e | 12e | Stable |
| ESSEC Business School | 10e | 13e | ↓ 3 |
| SKEMA Business School | 18e | 13e | ↑ 5 |
| EDHEC Business School | 14e | 17e | ↓ 3 |
| Paris School of Business | 43e | 17e | ↑ 26 |
| IÉSEG School of Management | 26e | 24e | ↑ 2 |
| Audencia | 25e | 36e | ↓ 11 |
| NEOMA Business School | 30e | 37e | ↓ 7 |
| Grenoble École de Management | 20e | 39e | ↓ 19 |
| Excelia Business School | 39e | 45e | ↓ 6 |
| Montpellier Business School | 50e | 60e | ↓ 10 |
| KEDGE Business School | 56e | 60e | ↓ 4 |
| Institut Mines-Télécom Business School | 53e | 68e | ↓ 15 |
| IAE Aix-Marseille | 71e | 74e | ↓ 3 |
| EM Strasbourg Business School | 45e | 75e | ↓ 30 |
| ESDES Business School | 93e | 77e | ↑ 16 |
| Burgundy School of Business | 49e | 78e | ↓ 29 |
| TBS Education | Non classée | 81e | Entrée |
| ESSCA School of Management | 68e | 83e | ↓ 15 |
| Rennes School of Business | 92e | 94e | ↓ 2 |
La progression la plus spectaculaire revient à Paris School of Business, qui gagne 26 places et atteint le 17e rang mondial en changeant de programme classé. ESDES progresse également fortement, de la 93e à la 77e place, tandis que SKEMA passe de la 18e à la 13e position.
Les mouvements sont plus difficiles pour plusieurs écoles du milieu de classement. EM Strasbourg recule de 30 places et Burgundy School of Business de 29. Institut Mines-Télécom Business School et ESSCA perdent chacun 15 positions. ICN Business School, EM Normandie et Clermont School of Business, présentes en 2025, ne figurent plus parmi les 100 établissements classés.
Même GEM, NEOMA, Audencia et KEDGE ne sont pas épargnées par la baisse globale de l’Hexagone. TBS Education fait à l’inverse son entrée à la 81e place.
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Comment les salaires des écoles françaises ont-ils évolué dans le FT 2025 et 2026 ?
Le salaire pondéré occupe une place importante dans la méthodologie du FT. Les données 2026 montrent pourtant des évolutions très différentes selon les établissements.
| École | Salaire FT 2025 | Salaire FT 2026 | Évolution |
|---|---|---|---|
| INSEAD | 127 377 $ | 120 995 $ | -5,0 % |
| HEC Paris | 141 611 $ | 137 760 $ | -2,7 % |
| ESCP Business School | 113 293 $ | 110 466 $ | -2,5 % |
| emlyon business school | 107 742 $ | 106 239 $ | -1,4 % |
| ESSEC Business School | 118 747 $ | 116 422 $ | -2,0 % |
| SKEMA Business School | 92 072 $ | 97 455 $ | 5,80% |
| EDHEC Business School | 109 141 $ | 112 775 $ | 3,30% |
| Paris School of Business | 70 282 $ | 94 098 $ | 33,90% |
| IÉSEG School of Management | 84 625 $ | 89 585 $ | 5,90% |
| Audencia | 92 192 $ | 84 145 $ | -8,7 % |
| NEOMA Business School | 80 910 $ | 81 536 $ | 0,80% |
| Grenoble École de Management | 86 787 $ | 82 133 $ | -5,4 % |
| Excelia Business School | 75 622 $ | 75 495 $ | -0,2 % |
| Montpellier Business School | 71 775 $ | 73 373 $ | 2,20% |
| KEDGE Business School | 77 388 $ | 78 345 $ | 1,20% |
| Institut Mines-Télécom Business School | 73 073 $ | 73 563 $ | 0,70% |
| IAE Aix-Marseille | 75 397 $ | 79 176 $ | 5,00% |
| EM Strasbourg Business School | 67 423 $ | 71 115 $ | 5,50% |
| ESDES Business School | 69 502 $ | 75 577 $ | 8,70% |
| Burgundy School of Business | 74 216 $ | 75 176 $ | 1,30% |
| TBS Education | Non classée | 74 042 $ | NC |
| ESSCA School of Management | 69 764 $ | 73 900 $ | 5,90% |
| Rennes School of Business | 74 874 $ | 76 440 $ | 2,10% |
HEC Paris conserve le salaire pondéré le plus élevé parmi les établissements français classés, avec 137 760 dollars, malgré une baisse de 2,7 % par rapport à la valeur affichée en 2025. Paris School of Business enregistre de très loin la plus forte progression, avec une hausse de 33,9 %, cohérente avec son bond de 26 places dans le classement. ESDES, IÉSEG, ESSCA, SKEMA et EM Strasbourg affichent également des hausses supérieures à 5 %.
À l’inverse, Audencia affiche la baisse la plus importante, à -8,7 %, devant GEM à -5,4 % et INSEAD à -5 %. Ces variations doivent toutefois être interprétées, puisque le salaire pondéré du Financial Times est ajusté en fonction de la parité de pouvoir d’achat et les éditions 2025 et 2026 ne reposent pas exactement sur la même cohorte d’alumni. Il ne s’agit donc pas de mesurer l’augmentation ou la baisse de salaire des mêmes diplômés d’une année à l’autre.
Le classement Financial Times MiM 2026 ne remet finalement pas en cause la forte présence française dans les Masters in Management. Le pays perd deux établissements classés et une école dans le Top 10, mais conserve huit institutions parmi les vingt premières mondiales. Derrière le léger recul de HEC Paris et INSEAD, l’édition 2026 est surtout marquée par les progressions de Paris School of Business, SKEMA et ESDES, tandis que plusieurs écoles françaises connaissent des mouvements beaucoup plus défavorables.
Le Portugal, le pays qui progresse peut être le plus dans le classement FT MiM 2026 ?
Le Portugal constitue l’une des principales progressions collectives de cette édition. Nova School of Business and Economics, déjà 4e en 2025, gagne encore deux places et devient 2e mondiale. Elle devance désormais toutes les écoles françaises et n’est plus séparée de la première place que par l’Université de Saint-Gall.
Le mouvement ne repose toutefois pas uniquement sur Nova. Católica Lisbon gagne cinq places et atteint le 25e rang. Iscte Business School réalise un bond beaucoup plus spectaculaire, de la 87e à la 62e place. Católica Porto progresse de 29 positions, de la 95e à la 66e place, ce qui constitue la plus forte progression du classement 2026. Son Master in Management atteint également la première place mondiale sur le critère de progression de carrière.
ISEG complète cette dynamique en intégrant le classement MiM pour la première fois, directement à la 59e place. Le programme atteint même le 8e rang mondial pour la progression de carrière. Cette entrée compense la disparition de la Faculdade de Economia da Universidade do Porto, 62e en 2025, si bien que le Portugal conserve cinq programmes dans le Top 100.
Pourquoi Tsinghua et Tongji ont-elles disparu du Top 100 ?
En 2025, trois écoles chinoises figuraient parmi les huit premières mondiales. Tsinghua University School of Economics and Management était 4e, Shanghai Jiao Tong University: Antai 6e et Tongji University School of Economics and Management 8e. Tsinghua avait alors signé son meilleur classement depuis son entrée dans le palmarès, tandis que Tongji atteignait pour la première fois le Top 10.
Un an plus tard, seul Shanghai Jiao Tong University: Antai subsiste dans le Top 100 et progresse même jusqu’à la 3e place mondiale. Tsinghua et Tongji ne figurent plus dans le tableau 2026.
Cette disparition ne signifie pas que ces deux écoles sont brutalement passées de la 4e et de la 8e place à un niveau inférieur au Top 100. Le Financial Times précise que 132 programmes ont participé au processus de classement en 2026 alors que seulement 100 apparaissent dans le tableau final. Les écoles doivent notamment respecter des conditions de participation et obtenir suffisamment de réponses à l’enquête alumni. La méthodologie publique ne permet pas d’identifier, pour chaque établissement absent, s’il n’a pas participé à l’édition, s’il n’a pas satisfait certaines conditions de collecte ou s’il n’a simplement pas atteint la table finale.
Cette situation rappelle une limite importante des comparaisons annuelles. Une école peut gagner plusieurs places simplement parce que des concurrents précédemment mieux classés ne figurent plus dans l’édition suivante.
Le contraste avec le classement de Shanghai 2026 est également intéressant. Dans ce dernier, la montée en puissance des universités chinoises constitue l’un des principaux phénomènes internationaux de l’année. Dans le MiM du Financial Times, la Chine conserve au contraire une seule école dans le Top 10 après en avoir placé trois en 2025. Les deux classements ne mesurent évidemment pas les mêmes objets ni les mêmes critères.
Rabat Business School devient la première école africaine du Top 10
La plus forte progression de long terme du sommet du classement vient du Maroc. Rabat Business School atteint la 10e place mondiale en 2026, contre la 20e en 2025. Surtout, sa progression ne date pas de cette édition. L’école était encore 86e lors de son entrée dans le classement en 2022, avant de passer 54e en 2023, 32e en 2024 puis 20e en 2025. En quatre ans, elle a ainsi gagné 76 places.
Rabat Business School devient la première école africaine à intégrer le Top 10 du classement Financial Times Masters in Management. Elle était déjà devenue en 2025 la première institution du continent à atteindre le Top 20.














