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L’école doit-elle répondre aux besoins des entreprises ?

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L'école doit-elle répondre aux besoins des entreprises ?

Certaines écoles s’efforcent de répondre aux attentes des entreprises en formant leurs futurs recrues mais aussi en produisant pour elles. C’est le cas notamment de l’École La Mache et Sup’ La Mache à Lyon.


Eric Mutin : Cette volonté est inscrite dans l’ADN de l’école depuis 1920 quand, au lendemain de la première guerre mondiale, le cardinal Maurin, archevêque de Lyon, a chargé le Père Maurice La Mache de former la nouvelle génération pour industrialiser la France. Notre « leitmotiv » est toujours de répondre aux besoins de recrutement et de formation des entreprises de notre territoire, en industrie et bâtiment bien sûr, mais aussi en informatique et particulièrement en cybersécurité industrielle ou bien encore en commerce technique et/ou international.

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Eric Mutin : Nos enseignements sont professionnels et s’appuient énormément sur la réalité vécue en entreprise, le pragmatisme et les pratiques utilisées par les ouvriers, employés, managers et dirigeants. Nos formations sont dispensées par des enseignants intervenants, formateurs, salariés, experts ou chefs d’entreprise tous spécialisés dans leur domaine. Ils évoquent la « vraie » vie en entreprise, font part aux jeunes des tendances ou nouveautés qui vont arriver sur le marché. Ils associent la théorie nécessaire et le côté pratique.

Sup’ La Mache

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Sup’ La Mache

  • Lyon
  • Commerce International, Cybersécurité et réseaux, Digital…
  • Bac+2 à Bac+3

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Eric Mutin : Nous avons quatre grands ateliers : mécanique, électrotechnique, structures métalliques et agencement bois. Les ateliers mécanique et structures métalliques produisent des ensembles ou sous-ensembles de pièces pour l’automobile, l’aérospatial, pour des biens d’équipements…

Dans l’atelier électricité, on fabrique essentiellement des platines ou des coffrets électriques pour alimenter d’autres machines. Nous sommes partenaires agréés d’une structure internationale nommée METSO qui envoie nos platines et coffrets dans le monde entier. Pour l’agencement bois, nous réalisons par exemple des bancs ou des chaises entre autres pour les églises ou chapelles.

Eric Mutin : Nos ateliers ne connaissent pas la crise ! Ils génèrent un chiffre d’affaire avoisinant les 2 millions d’euros annuel, ce qui est exceptionnel et complètement atypique dans le paysage français. Cela représente quelques centaines de commandes par an. Nous sommes limités par les heures de production liées à la présence de nos jeunes qui sont en formation et non pas en emploi à temps complet. Nous avons des clients qui travaillent avec nous depuis des dizaines d’années et certaines entreprises nous sollicitent directement. Chaque chef d’atelier gère ainsi des commandes et est en relation technique avec des clients et son adjoint s’occupe de la faisabilité du projet et des méthodes.

Eric Mutin : Non évidemment, nous ne sommes qu’une infime et modeste réponse aux besoins de sous-traitance du tissu local. Nous ne prenons pas la commande pour faire uniquement de la production. Les travaux industriels ou particuliers doivent être en adéquation avec les programmes pédagogiques enseignés sur les diplômes préparés. Ils doivent aussi correspondre aux capacités techniques des machines, au plan de charge des ateliers et aux compétences de nos élèves. Notre mission pédagogique, d’apprentissage et de transmission reste prioritaire.

Eric Mutin : Les étudiants et/ou alternants de l’école sont confrontés aux réalités des entreprises, aux attentes du terrain, aux modes de fonctionnement et/ou de management. Toutes ces interactions concrètes (production réelle, formateurs professionnels, immersions en entreprises, études de cas terrain…) participent à améliorer leur savoir-faire technique et les faire grandir professionnellement. L’apprentissage est un mode de pré-recrutement intéressant, efficace et valorisant pour chacun des acteurs. L’entreprise, le centre de formation et l’apprenant co-construisent une relation humaine, collaborent et développent ensemble les compétences d’un futur talent. Celui-ci devient très souvent, à l’issue de la formation, une ressource active en CDD ou CDI de l’entreprise d’accueil. Le taux d’insertion chez nous avoisine les 100 % dans toutes les filières !

Eric Mutin : Évidemment ! Mais cela demande du temps, de la rigueur, des organisations atypiques, une volonté et un engagement constant car les mondes de l’enseignement et de l’industrie ne vivent pas à la même vitesse, avec les mêmes codes, contraintes et moyens. Il faut se battre pour trouver des commandes, adapter la pédagogie, maîtriser l’équilibre financier adéquat et satisfaire nos clients partenaires… Ce n’est pas impossible, la preuve en est, mais cela reste compliqué à dupliquer.


(vérifié par notre rédaction)

Voici un résumé en cinq points clés de l’article sur le sujet : L’école doit-elle répondre aux besoins des entreprises ?

L’engagement historique d’upskilling pour l’industrie : Depuis 1920, Sup’La Mache forme les élèves afin de répondre aux besoins du secteur industriel et du bâtiment, en intégrant également des secteurs émergents comme la cybersécurité industrielle et le commerce international.

Formation pragmatique et expérience en entreprise : Les enseignements proposés aux jeunes reposent sur des collaborations étroites avec des experts et des entreprises, combinant théorie et pratique dans des ateliers spécialisés, pour préparer efficacement les jeunes aux réalités du marché du travail.

Production industrielle et partenariat avec le secteur privé : Les ateliers de l’école produisent pour des clients locaux et internationaux (mécanique, électricité, mobilier), générant un chiffre d’affaires de près de 2 millions d’euros annuels, prouvant la forte demande et l’efficacité de cette approche.

Les modalités de partenariat : L’école ne se limite pas à la simple sous-traitance : les travaux réalisés par les élèves sont intégrés aux programmes pédagogiques, assurant aux jeunes une expérience concrète, tout en maintenant leur objectif prioritaire d’enseignement et de formation.

Impact sur l’insertion professionnelle : La collaboration entre jeunes, écoles et entreprises favorise la montée en compétences et facilite l’embauche (taux d’insertion proche de 100 %), créant un modèle de formation efficace mais difficile à reproduire à grande échelle.

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