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Master in Management ESSEC : « À l’ESSEC comme en salle d’armes, on ne gagne pas seul »

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Groupe de jeunes autour dune table en bois, café, ordinateur portable, tablette.

Bon à savoir

Découvrez le témoignage de Lucas, une projection fictive imaginée pour illustrer ce que pourrait vivre un futur étudiant du Master in Management de l’ESSEC Business School, dans le cadre des évolutions du programme déployées dès 2026. Il ne s’agit pas d’un témoignage réel, mais d’une mise en récit nourrie des évolutions concrètes du cursus.

Lucas, 24 ans, escrimeur de haut niveau, raconte son passage par la classe préparatoire, son entrée au Master in Management de l’ESSEC Business School après les concours des grandes écoles de commerce, et la manière dont son squad a redessiné sa vision du travail en équipe.

Il y a quelques années, Lucas franchissait pour la première fois les portes du campus de Cergy de l’ESSEC. Derrière lui, dix ans de compétition d’escrime au plus haut niveau, deux ans de CPGE et le concours BCE qui venait enfin de se conclure. Devant lui, une année de pré-master réservée aux étudiants issus de prépa, puis l’entrée dans le cycle master du programme.

Ce qu’il n’avait pas anticipé, c’est ce qui l’attendait à la rentrée suivante en MIM1 (première année de master). Un squad d’une quarantaine d’étudiants venus de parcours pluriels, un calendrier synchronisé avec les admis sur titre français et internationaux, et la sensation très nette que tout ce qu’il avait appris du collectif allait être remis en jeu. Aujourd’hui diplômé du Programme Grande École – MiM de l’ESSEC Business School, il raconte ce que cette expérience a vraiment changé pour lui.

Le pré-master, une année de transition pensée pour le continuum prépa-grande école

L’année de pré-master est réservée aux étudiants issus de classes préparatoires. Elle prolonge naturellement les enseignements de la prépa, tout en posant les fondamentaux du management qui serviront ensuite tout au long du cursus.

Le pré-master combine des cours fondamentaux et des cours électifs choisis dans une palette qui couvre la philosophie de la société, la géopolitique, la sociologie des organisations ou encore l’économie contemporaine. « Je connaissais déjà ces matières, raconte Lucas. Elles m’ont surtout permis de prendre de la hauteur, de continuer à regarder le monde avant de regarder l’entreprise. »

Lucas a opté pour le cours de géopolitique et business, animé par un professeur qui intervient régulièrement dans le débat public. « Nous avons travaillé en petits groupes sur des cas concrets, comme les conséquences des tensions sur les semi-conducteurs pour les chaînes d’approvisionnement européennes, ou le repositionnement géopolitique du Golfe. C’est rare, dans un cursus de management, de prendre le temps de remettre les entreprises dans le contexte du monde tel qu’il évolue. Ce cours m’a vraiment marqué. »

Le pré-master se termine par une immersion professionnelle au choix, sous forme de stage ou de CDD, de plus de quatre mois. Lucas a opté pour un stage dans un cabinet de conseil spécialisé dans l’univers sportif. D’autres camarades ont opté pour une mission humanitaire, au sein d’associations, ou à l’étranger. « C’est l’un des derniers moments du parcours où vous pouvez vraiment tester quelque chose d’autre. »

Lire aussi : L’ESSEC parie sur la force du groupe pour former les managers de demain

« Je m’attendais à retrouver une promotion comme ma prépa. C’est exactement l’inverse qui s’est passé. »

L’année de pré-master se déroule entre étudiants issus de prépa. La vraie bascule, c’est la rentrée en MIM1.

À ce moment-là, tous les profils du Master in Management se retrouvent sur un calendrier synchronisé. Les anciens de pré-master, les admis sur titre français et les admis sur titre internationaux entrent ensemble dans le cycle master. « Personne n’arrive en décalé, raconte Lucas. Et ça change absolument tout dans la façon dont le groupe se forme. »

Dès son premier jour en MIM1, Lucas découvre son squad : « Il était déjà constitué. Assise à ma gauche, une étudiante venue de Tokyo. À côté, un admis sur titre issu d’un BTS en commerce international. Un peu plus loin, une jeune diplômée d’une université marocaine. Il y avait aussi quelques anciens du pré-master, comme moi, mais nous étions une minorité dans cette mosaïque. »

Le squad, un cadre conçu pour faire de la diversité un terrain d’apprentissage

Un squad est une cohorte stable d’une quarantaine d’étudiants, conçue pour mélanger les profils, les nationalités et les parcours d’origine. Tous les profils du Master in Management de l’ESSEC y sont représentés et c’est précisément dans ce brassage que se construit la promotion.

Pendant les deux premiers trimestres, le squad suit ensemble les neuf cours fondamentaux du Master in Management. C’est aussi avec ce groupe que se vivent les temps forts du début d’année et que se font les travaux collectifs. Chaque squad bénéficie d’un référent académique attitré, un professeur qui suit le groupe de près. « C’est ce qui rend possible cette impression de petite classe dans un programme qui en compte plusieurs. Notre référente connaissait nos prénoms dès la deuxième semaine. »

Lucas ne cache pas que les premières semaines ont été déstabilisantes : « Sur un travail de stratégie, mon camarade japonais commençait par regarder le produit, le diplômé en droit partait de la conformité, l’étudiante marocaine analysait les usages culturels et moi je cherchais des chiffres. On tournait en rond. »

Et puis au bout de trois semaines, le groupe a appris à s’écouter. Au bout de deux mois, il est devenu complémentaire. Chacun a commencé à comprendre ce que les autres apportaient, à anticiper leurs angles de lecture, à construire des raisonnements collectifs plus solides que ce que chacun aurait produit isolément. « C’était exactement ce que je vivais sur le tapis d’escrime face à un adversaire que je ne comprenais pas et que j’ai appris à connaître. On apprend plus de quelqu’un dont on n’anticipe pas les coups, à condition de prendre le temps de l’écouter. »

Bon à savoir

Découvrez le classement L’Express Éducation des meilleures grandes écoles de management 2026 selon les recruteurs français.

Future of Business : quand le squad passe à l’épreuve du terrain

Le moment qui a marqué Lucas comme un véritable aboutissement, c’est le séminaire Future of Business. Quatre jours en immersion dans une entreprise partenaire, sur des enjeux concrets de transformation, notamment autour de l’intelligence artificielle et du modèle économique. Le séminaire est encadré par des coachs venus du cabinet Accenture, partenaire historique de l’école.

La mécanique est exigeante. Premier jour, découverte de l’entreprise et de ses problématiques. Deux jours suivants, travail intensif au sein du squad. Dernier jour, restitution des propositions stratégiques développées par chaque groupe devant un jury et devant les autres squads, dans une mise en compétition qui récompense les meilleures idées.

« Mon squad a été envoyé chez Decathlon, qui souhaitait repenser entièrement l’expérience client en boutique à l’heure de l’IA générative, raconte Lucas. Nous avons travaillé sur un cas très concret : comment l’intelligence artificielle pouvait transformer le rôle du vendeur sans le remplacer, mais en l’augmentant. C’est une question que les directions de l’enseigne se posaient vraiment et nous avons rendu nos recommandations devant trois membres du comité exécutif. »

« C’est ce jour-là que j’ai compris pourquoi tous les cours fondamentaux étaient placés en début de cursus, se souvient Lucas. C’est parce qu’on en a besoin d’un coup. Tous ensemble. Pour se poser les bonnes questions face à des enjeux qui se chevauchent. »

Après le socle commun, une trajectoire taillée sur mesure

Une fois les deux premiers trimestres en squad terminés, le Programme Grande École – MiM ouvre toute sa flexibilité. Chaires, mobilités, stages, le parcours se personnalise. Lucas a rejoint la Chaire Sports de l’ESSEC Business School, où il a développé une vision managériale du secteur dans lequel il avait grandi en tant qu’athlète.

Lucas a aussi pris une année de césure entre son MIM1 et son MIM2. Une parenthèse construite en deux temps : « J’ai d’abord effectué un stage long de six mois au sein du département stratégie d’une grande fédération sportive internationale située en Suisse. J’y ai travaillé sur la candidature d’un territoire à une compétition mondiale et c’est probablement là que j’ai pu mettre en pratique tout ce que j’avais appris en cours, sur un projet à très haute responsabilité. » Les six mois suivants, Lucas s’est consacré à un projet personnel autour de la performance collective, en lien avec des entraîneurs et des chercheurs en sciences du sport. « C’est la flexibilité du programme qui m’a permis de construire cette année comme je le souhaitais. Aucune école ne m’aurait laissé cette latitude. »

Il est ensuite parti en mobilité académique à l’Université Bocconi, à Milan, l’un des partenaires académiques européens de l’ESSEC Business School, pour un trimestre complet d’échange. « J’ai suivi un cours d’économie du sport et un séminaire sur les stratégies de marque dans le football européen, deux thématiques que j’ai pu approfondir grâce à la vision internationale du programme italien. La proximité avec l’écosystème sportif milanais et notamment les grands clubs de Serie A a aussi rendu l’expérience particulièrement concrète. » Cet échange lui a permis de valider largement les dix semaines d’expérience académique à l’international exigées pour l’obtention du diplôme du MiM.

Les ressources de l’école pour faire mûrir un projet

À côté de ses choix académiques structurants, Lucas a aussi mobilisé les ressources que l’ESSEC met à disposition de ses étudiants pour construire un parcours sur mesure.

Il a beaucoup fréquenté l’Institut Entrepreneuriat et Innovation de l’école. « J’avais une idée en tête, encore floue, autour de la performance collective et de ses applications dans le monde de l’entreprise. J’ai pu en discuter avec plusieurs professeurs et alumni qui m’ont aiguillé sans jamais chercher à formater ma réflexion. »

Les conférences d’entrepreneurs organisées en début de master l’ont également marqué : « Des fondateurs aux parcours singuliers, voire non linéaires, qui inspirent et qui montrent que tout est possible. C’est ce qui m’a donné envie de creuser ma propre idée, sans me dire que c’était prématuré. »

Ce que le Master in Management de l’ESSEC change pour la suite

Aujourd’hui, Lucas travaille au sein d’une fédération sportive internationale, où il manage des équipes multiculturelles. « Ce qui me frappe rétrospectivement, c’est à quel point l’école m’a préparé à ce quotidien sans que je m’en rende compte sur le moment. Je n’ai pas eu à apprendre à travailler avec des collègues venus d’horizons différents. C’était déjà mon réflexe. »

Le réseau de son squad reste l’un de ses repères. Plusieurs camarades sont devenus des contacts professionnels réguliers, d’autres sont devenus des amis proches, dispersés entre Paris, Tokyo et Casablanca. « C’est ce que je dis aux étudiants qui rejoignent aujourd’hui le programme. Le squad n’est pas une promotion réduite à quarante personnes. C’est une équipe que vous construisez à un moment précis et qui vous suit ensuite pendant longtemps. »

Et l’escrime dans tout ça ? Lucas sourit. « En salle d’armes, on dit qu’on n’apprend jamais autant que face à un adversaire qu’on ne connaît pas et que l’on apprend à connaître. À l’ESSEC Business School, le squad a été cet adversaire. C’est pour ça que je suis devenu le manager que je suis. »

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