Entre le 1er et le 17 septembre, l’ESSCA a remplacé les traditionnels discours de rentrée par trois expériences bien concrètes, un chantier solidaire, un jeu de prévention et un défi entrepreneurial autour de l’intelligence artificielle. La première de ces expériences s’est tenue à Versailles, où une partie de la nouvelle promotion parisienne a passé quatre jours sur un vrai chantier plutôt que sur les bancs de l’école.
Bon à savoir
IMPACT ESSCA, un chantier solidaire pour les enfants des Marronniers
Du 1er au 4 septembre, environ 400 étudiants de première année du Programme Grande École et du Bachelor en Management International du campus parisien se relaient par groupes de 40 à 50, une demi-journée chacun, à la Maison d’Enfants à Caractère Social Les Marronniers, à Versailles. Cette structure accueille des enfants de 4 à 13 ans placés au titre de la protection de l’enfance. Sur place, les étudiants construisent des espaces de jeux, des zones de convivialité, un potager pédagogique et un espace repas.
Sur le chantier, l’ambiance est studieuse. Concentrés sur leur tâche, les étudiants s’appliquent avec l’envie visible de bien faire pour les enfants qui profiteront de cet espace. Entre les bruits de visseuses et la sciure de bois qui vole, on sent une équipe investie dans ce qu’elle construit, plus qu’une corvée à expédier avant l’heure du bus.
Une sixième édition, la première à l’international
C’est la sixième édition de ce programme, baptisé IMPACT ESSCA, et la première à sortir des frontières françaises. Il se déroule simultanément sur les six campus de l’école en France, ainsi que, pour la première fois cette année, sur ses campus de Budapest et de Malaga. Chaque édition s’adresse à un public différent. L’an dernier, les étudiants du campus parisien avaient aménagé un espace pour des mères isolées avec enfants, hébergées non loin de Versailles. Deux ans plus tôt, c’était un Ehpad. Le partenariat passe par Splash Project, une association britannique qui identifie les structures ayant un besoin réel d’aménagement.
« J’ai eu ce matin un parent d’élève au téléphone, qui m’a appelé pour me dire que son fils, rentré la veille du chantier, avait parlé de tout ça à la maison. Les parents eux-mêmes trouvaient ça absolument génial », raconte Christophe Felidj, directeur du campus de Paris de l’ESSCA. Une manière de dire que l’impact du chantier ne s’arrête pas à la grille de l’école.

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Ce que ce partenariat change pour les enfants des Marronniers
Du côté des Marronniers, l’arrivée des étudiants ne se limite pas à un coup de peinture. « Pour nous, c’est vraiment une chance qu’on ait l’ESSCA au sein de notre établissement. Ça permet d’amener de la diversité et, pour les enfants, d’explorer pleinement leur enfance par le jeu et la découverte », résume Lou Berlemont, responsable communication de la Sauvegarde des Yvelines, qui gère l’établissement.
Justine Guedon, responsable de service aux Marronniers depuis quatre ans, insiste sur la portée du geste. « Ça fait quatre ans qu’on essaie de trouver des partenariats et des subventions pour pouvoir aménager cet espace jardin. Ce sont des enfants accueillis 24 heures sur 24, toute l’année, et certains restent ici plus de sept ou huit ans. Ici, c’est leur maison », explique-t-elle. Sans ce partenariat, l’aménagement du jardin serait resté difficile à financer.
De l’autre côté du chantier, une fois les outils reposés, c’est une tout autre ambiance qui se joue pour les étudiants eux-mêmes.

Perceuse, sushis et anglais, la semaine d’intégration des étudiants
« La première semaine, personne ne se connaît, on arrive, moi je ne connaissais personne. Le fait de devoir faire des activités, ça nous permet de rencontrer plein de monde », raconte Zana, qui commence son Programme Grande École cette année. Sur le chantier, elle et ses camarades ont appris à manier la scie circulaire et la visseuse en suivant un plan, avec un peu d’autonomie.
Raphaël, dans la même promotion, retient surtout les rencontres et la pratique de l’anglais avec les encadrants britanniques de Splash Project. « On apprend à parler aux gens, à s’ouvrir un peu au monde », glisse-t-il. Entre les activités obligatoires, les étudiants ont aussi pu choisir des ateliers plus légers, une sortie en bateau sur la Seine, un atelier sushis ou encore de la maroquinerie, de quoi souder la promotion avant même le premier cours.
En fin de journée, les enfants des Marronniers pourront enfin découvrir leur nouvel espace de jeux et leur potager, terminés quelques heures plus tôt par des étudiants qu’ils n’ont, pour la plupart, jamais croisés.

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