L’ESTACA passe le cap des 3 000 élèves ingénieurs à la rentrée 2026, avec une croissance de près de 8 % de ses effectifs sur ses campus de Paris-Saclay, Laval et Bordeaux. L’école, spécialisée dans les métiers du transport et de la mobilité, affiche par ailleurs 85 % de nouveaux bacheliers titulaires d’une mention bien ou très bien, et une part de filles en première année qui atteint 20,5 %.
Bon à savoir
ESTACA : former des ingénieurs face aux arbitrages de la décarbonation
Cette rentrée intervient à un moment charnière pour l’industrie des transports, confrontée à des choix technologiques lourds. Dans l’aviation, les carburants durables restent coûteux et disponibles en quantité limitée. Dans l’automobile, l’électrification soulève la question des métaux critiques et de nouvelles dépendances industrielles. Le ferroviaire, le maritime et les nouvelles mobilités doivent chacun trouver leur propre voie vers la décarbonation.
Ces arbitrages, entre contraintes industrielles, impératifs climatiques et souveraineté technologique, sont au cœur de la réflexion de l’école, notamment via son département IDEAL, dédié aux transitions socio-environnementales.
« Les mobilités sont aujourd’hui confrontées à des transformations profondes, qui nécessitent de repenser à la fois les technologies, les modèles industriels et les compétences. Notre rôle est de former des ingénieurs capables de comprendre ces enjeux dans leur globalité et d’accompagner concrètement les mutations des différents secteurs du transport », explique Denis Bertrand, Directeur Général de l’ESTACA.
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Une insertion professionnelle concentrée sur l’aéronautique
Les débouchés de l’ESTACA restent solides. Sur la promotion 2025, 81 % des diplômés avaient trouvé un emploi avant même l’obtention de leur diplôme et 95 % dans les deux mois suivant leur diplomation.
La répartition sectorielle reflète le positionnement de l’ESTACA. Sur les trois dernières promotions, 48 % des ingénieurs travaillent dans l’aéronautique, 19 % dans l’automobile, 12 % dans le ferroviaire et 11 % dans le spatial. Une concentration sur les secteurs du transport qui correspond à la spécialisation historique de l’école, à un moment où ces filières engagent leur transformation vers des modèles moins carbonés.















