Vous souhaitez devenir pharmacien, mais le parcours français d’accès aux études de santé ne vous convient pas ? Les études de pharmacie en Belgique constituent une possibilité relativement proche de la France, avec des cursus francophones, des universités publiques et une organisation différente de celle de l’Hexagone. Chimie, biologie, pharmacologie, technologie pharmaceutique, travaux pratiques et stages composent une formation universitaire exigeante. Pour les étudiants français, la Belgique présente surtout une particularité importante : la pharmacie n’est actuellement soumise ni au concours d’entrée de médecine et dentisterie, ni au contingentement appliqué à plusieurs autres études de santé.
Le parcours complet dure cinq années et représente 300 crédits ECTS. Il commence par un bachelier en sciences pharmaceutiques de trois ans et 180 crédits, puis se poursuit par un master de deux ans et 120 crédits conduisant au titre de pharmacien. La formation comprend notamment un stage officinal dont la durée atteint six mois en fin de cursus. Un Français titulaire du baccalauréat doit toutefois obtenir son équivalence en Fédération Wallonie-Bruxelles et respecter les règles d’admission et de finançabilité de l’université choisie.
Pourquoi faire des études de pharmacie en Belgique quand on est Français ?
Le premier intérêt tient au mode d’accès. En Fédération Wallonie-Bruxelles, la liste des études contingentées comprend notamment la médecine, la dentisterie, la médecine vétérinaire, la kinésithérapie et la logopédie. La pharmacie n’en fait pas partie. Il n’existe donc pas, pour ce cursus, de quota spécifique de non-résidents comparable à celui qui concerne certains étudiants français souhaitant suivre d’autres formations de santé.
Il ne faut pas en déduire que la formation constitue une voie facile vers le métier de pharmacien. Les trois premières années comportent une forte composante scientifique. À l’Université libre de Bruxelles, par exemple, le programme aborde dès le bachelier la chimie générale et organique, la biologie, l’anatomie, la biochimie ou encore l’analyse des médicaments, avec des travaux pratiques et une première découverte du travail en officine. UCLouvain construit également son cursus autour de la chimie, de la physique et de la biologie appliquées au médicament.
La proximité géographique représente un autre avantage pour les étudiants français. Bruxelles est directement reliée à Paris par le train à grande vitesse, tandis que Liège, Mons ou Namur restent accessibles sans traverser l’Europe. Dans les cursus présentés ici, l’enseignement est dispensé en français. Partir étudier en Belgique demande donc une adaptation universitaire et administrative, mais pas l’apprentissage préalable d’une nouvelle langue d’études.
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Comment intégrer des études de pharmacie en Belgique ?
Faut-il passer un concours pour étudier la pharmacie en Belgique ?
La pharmacie se distingue de la médecine et de la dentisterie en Belgique francophone. Elle n’est pas soumise à l’examen d’entrée imposé à ces deux filières. Un titulaire du baccalauréat français peut donc présenter directement une demande d’admission dans une université proposant un bachelier en sciences pharmaceutiques.
Cette absence de concours ne signifie pas que l’inscription est automatiquement accordée. L’université vérifie que le candidat remplit les conditions permettant d’accéder au premier cycle et peut examiner son parcours scolaire ou universitaire antérieur. La situation est particulièrement importante pour les candidats ayant déjà effectué plusieurs années dans l’enseignement supérieur.
La notion de finançabilité joue alors un rôle central dans le système belge. Un étudiant qui a accumulé des inscriptions et des échecs peut ne plus remplir les conditions nécessaires au financement de son cursus par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Dans certaines situations, une université peut alors refuser l’inscription.
Comment obtenir l’équivalence du bac français en Belgique ?
Le baccalauréat français n’est pas directement assimilé au certificat belge d’enseignement secondaire supérieur. Pour commencer un bachelier dans une université francophone, le candidat doit demander une équivalence de son diplôme auprès du service compétent de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
La procédure doit être anticipée. Pour l’année universitaire 2026-2027, les demandes d’équivalence devaient être introduites au plus tard le 15 juillet 2026. Pour l’année suivante, la période annoncée s’étend du 15 novembre 2026 au 15 juillet 2027. Attendre d’avoir obtenu une réponse définitive d’une université française avant d’engager les démarches belges peut donc conduire à dépasser les délais.
Cette procédure d’équivalence est distincte de la candidature auprès de l’université. Le futur étudiant doit ainsi gérer parallèlement la reconnaissance de son diplôme secondaire et son dossier d’admission dans l’établissement qu’il souhaite rejoindre.
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Quelles universités proposent des études de pharmacie en Belgique ?
Cinq universités francophones permettent de commencer des études de pharmacie en Belgique : l’Université libre de Bruxelles, UCLouvain, l’Université de Liège, l’Université de Mons et l’Université de Namur. Elles proposent toutes un bachelier en sciences pharmaceutiques de 180 crédits ECTS.
À Bruxelles, l’ULB dispose d’une Faculté de Pharmacie installée sur le campus de la Plaine. Le cursus peut y être poursuivi jusqu’au master en sciences pharmaceutiques. UCLouvain dispense pour sa part la formation sur son campus Bruxelles Woluwe, également jusqu’au master.
L’Université de Liège propose le bachelier puis le master sur son campus du Sart-Tilman. À Mons, les sciences pharmaceutiques sont rattachées à la Faculté de Médecine, Pharmacie et Sciences biomédicales. L’université dispose désormais elle aussi d’un cursus permettant de poursuivre jusqu’au master.
L’Université de Namur propose également le bachelier en sciences pharmaceutiques. Le master y est organisé en codiplômation avec UCLouvain. Un étudiant qui privilégie Namur n’est donc plus nécessairement contraint de changer complètement d’environnement universitaire après son premier cycle.
Le choix entre ces établissements dépend autant du programme que de la ville, du coût du logement, des transports ou de l’environnement étudiant. Les diplômes suivent dans tous les cas l’organisation européenne en crédits ECTS.
Combien de temps durent les études de pharmacie en Belgique ?
Trois ans de bachelier pour acquérir les bases scientifiques
Le bachelier en sciences pharmaceutiques représente 180 crédits ECTS répartis sur trois années. Ce premier cycle ne permet pas encore d’obtenir le titre professionnel de pharmacien. Il prépare à la poursuite en master et construit progressivement les connaissances indispensables à l’étude du médicament.
Les premières années accordent une place importante aux matières scientifiques fondamentales. La chimie, la biologie, la physique, la biochimie, l’anatomie et la physiologie servent de socle avant l’introduction de disciplines davantage centrées sur le médicament. L’étudiant apprend notamment à comprendre sa composition, ses effets sur l’organisme, son analyse et les méthodes utilisées pour le préparer ou le contrôler.
Les travaux pratiques occupent une place importante dans la formation. L’objectif n’est pas uniquement d’acquérir des connaissances théoriques, mais aussi de maîtriser des méthodes de laboratoire et de se familiariser progressivement avec les différentes dimensions du métier. Certaines universités prévoient une première expérience en officine dès le bachelier.
Deux ans de master avant l’obtention du titre de pharmacien
Après les trois années de bachelier, l’étudiant poursuit avec un master en sciences pharmaceutiques de 120 crédits ECTS répartis sur deux années. Le cursus complet atteint donc cinq ans.
Le master approfondit notamment la pharmacothérapie, la délivrance des médicaments, les soins pharmaceutiques, leur analyse et leur préparation. L’étudiant est davantage confronté aux situations professionnelles qu’il retrouvera après son diplôme.
La formation comprend également un stage officinal de six mois. Il permet de travailler au contact des patients et de mettre en pratique les connaissances acquises pendant les années précédentes. Une fois le master obtenu, le diplômé peut porter le titre de pharmacien.
Certaines carrières nécessitent ensuite une spécialisation supplémentaire. C’est notamment le cas de la pharmacie hospitalière, de certains métiers de l’industrie pharmaceutique ou encore de la biologie clinique, pour lesquels des formations complémentaires existent.
Combien coûtent les études de pharmacie en Belgique ?
Pour l’année universitaire 2026-2027, le droit d’inscription ordinaire affiché par les universités francophones atteint 1 194 euros pour un étudiant européen soumis au tarif plein. Ce montant marque une évolution par rapport aux 835 euros longtemps associés au minerval universitaire belge.
Des droits réduits ou des exonérations peuvent exister selon la situation de l’étudiant. Leur attribution dépend de critères précis et ne doit pas être considérée comme automatique pour un étudiant français qui vient s’installer en Belgique uniquement afin d’y poursuivre ses études.
Le coût de la formation reste néanmoins relativement limité par rapport à de nombreux cursus privés. Le logement constitue généralement une dépense beaucoup plus lourde. À Bruxelles, une université comme l’ULB estime qu’un étudiant peut avoir besoin d’un budget mensuel compris autour de 950 à 1 350 euros en intégrant logement, alimentation, transports, études et dépenses personnelles.
Le niveau des loyers varie fortement selon la ville. Bruxelles fait partie des destinations les plus coûteuses, tandis que Liège, Mons ou Namur peuvent permettre de réduire la facture. À Liège, l’université estime le budget étudiant global autour de 12 000 euros par an et les logements étudiants privés peuvent être sensiblement moins chers que dans la capitale belge.
Le calcul doit donc porter sur l’ensemble des cinq années d’études. Le minerval universitaire ne représente qu’une petite partie du coût réel. Pour un étudiant français qui ne peut pas rester dans sa famille, le logement et les dépenses quotidiennes constituent l’essentiel du budget.
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Le diplôme belge de pharmacien est-il reconnu en France ?
Oui. Le diplôme belge de pharmacien bénéficie du cadre européen de reconnaissance des qualifications professionnelles. La réglementation européenne identifie les diplômes belges permettant l’exercice de la profession de pharmacien et facilite la mobilité professionnelle entre États membres de l’Union européenne.
Un diplômé ayant suivi ses cinq années d’études en Belgique n’a donc pas à reprendre l’intégralité du cursus français pour devenir pharmacien en France. Il doit en revanche accomplir les démarches administratives nécessaires à son exercice professionnel.
L’inscription au tableau de l’Ordre national des pharmaciens reste obligatoire pour exercer durablement en France. Un diplômé d’un autre État membre de l’Union européenne peut faire reconnaître ses qualifications dans le cadre prévu pour les professions réglementées. La carte professionnelle européenne peut également faciliter certaines démarches, mais elle ne remplace pas l’inscription à l’Ordre.
Bon à savoir
La situation doit être examinée plus précisément pour certaines spécialisations. Un diplôme permettant d’exercer comme pharmacien en Belgique ne donne pas automatiquement accès à toutes les fonctions spécialisées françaises. La pharmacie hospitalière répond notamment à des exigences particulières. Un étudiant qui envisage cette carrière doit donc vérifier dès son cursus belge les conditions applicables en France aux qualifications complémentaires qu’il souhaite obtenir.
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