Faire médecine en Roumanie attire depuis plusieurs années des étudiants français qui souhaitent suivre un cursus médical européen sans passer par la voie d’accès française. Plusieurs universités roumaines proposent des formations en français, notamment à Cluj-Napoca, Iași, Timișoara et, depuis la rentrée 2026-2027, Târgu Mureș. L’admission n’est pourtant ni automatique ni identique d’un établissement à l’autre. Dossier scolaire, entretien, examen, niveau de langue et frais de scolarité varient selon l’université.
Les études de médecine en Roumanie durent six ans et correspondent à 360 crédits ECTS. Les premières années sont consacrées aux sciences fondamentales et précliniques, avant une montée en puissance des enseignements cliniques et des stages auprès des patients. La Roumanie appartenant à l’Union européenne, les diplômes de formation médicale répondant aux exigences européennes bénéficient d’un cadre de reconnaissance entre États membres. Pour un étudiant français, le projet doit donc être pensé dès le départ jusqu’au retour éventuel en France.
Pourquoi faire médecine en Roumanie quand on est Français ?
La Roumanie se distingue d’abord par l’existence de véritables cursus de médecine en français. À Cluj-Napoca, l’Université de Médecine et Pharmacie Iuliu Hațieganu propose en 2026 un programme de médecine de six ans et 360 ECTS en français. L’établissement a fixé 200 places pour cette ligne francophone lors de l’admission 2026-2027. Iași et Timișoara disposent également de formations francophones, tandis que l’Université George Emil Palade de Târgu Mureș a ouvert une nouvelle section française de 100 places à partir de 2026-2027.
Cette offre ne doit pas être présentée comme une version simplifiée des études médicales françaises. Les programmes couvrent les sciences fondamentales puis les disciplines cliniques, avec une charge de travail importante et des validations régulières.
Le principal changement se situe plutôt à l’entrée. Il n’existe pas de procédure roumaine unique comparable à Parcoursup pour ces sections internationales. Chaque université fixe ses propres règles. Cette autonomie explique pourquoi un candidat peut être sélectionné sur dossier à Cluj, passer un examen à Timișoara ou être convoqué à un entretien à Târgu Mureș.
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Comment s’inscrire en médecine en Roumanie après le bac ?
Bon à savoir
L’admission en médecine en Roumanie dépend de l’établissement choisi. Le baccalauréat français permet de candidater, sous réserve de la reconnaissance administrative du diplôme et des pièces demandées par l’université. Les candidats européens doivent fournir les pièces scolaires et administratives demandées par l’établissement.
À Cluj-Napoca, les candidats internationaux aux programmes en français et en anglais sont admis après évaluation des résultats académiques et de leurs réalisations personnelles. L’université ne leur applique donc pas l’examen écrit réservé aux candidats qui postulent à la filière en langue roumaine. Pour la session 2026, la candidature à la première phase de la ligne française devait être finalisée avant le 20 mai, ce qui impose d’anticiper bien avant les résultats définitifs de l’orientation française.
Iași applique également une sélection fondée sur le dossier pour ses candidats internationaux. La méthodologie 2026-2027 prévoit l’évaluation des performances scolaires et des réalisations personnelles. Pour un Français postulant au programme francophone, l’université dispense en principe de certificat B2 de français les ressortissants des pays dont le français est une langue officielle.
Timișoara suit une logique différente. Pour 2026, les candidats européens au programme de médecine en français devaient participer à une épreuve d’admission sous forme de questions à choix multiple, après validation de leur dossier et vérification des exigences linguistiques. Il est donc faux de résumer la Roumanie à une admission « sans concours ».
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Quelles universités proposent médecine en français en Roumanie ?
Cluj-Napoca reste l’une des destinations les plus identifiées par les étudiants francophones. L’Université de Médecine et Pharmacie Iuliu Hațieganu y propose un cursus complet de six ans. En 2026-2027, les frais annoncés pour les candidats internationaux s’élèvent à 10 000 euros par année et les frais de traitement du dossier à 300 euros. La sélection repose sur le dossier académique et personnel.
À Iași, l’Université de Médecine et Pharmacie Grigore T. Popa propose elle aussi un cursus médical de six ans et 360 ECTS en français. Sa page consacrée au programme affiche actuellement 150 places et des frais de 7 500 euros par an.
Timișoara accueille une section francophone au sein de l’Université de Médecine et Pharmacie Victor Babeș. Pour 2026-2027, les frais de scolarité de médecine, qu’elle soit suivie en roumain, en anglais ou en français dans le cadre concerné, sont fixés à 9 000 euros par année.
Târgu Mureș constitue la nouveauté de la rentrée 2026. L’Université George Emil Palade y a ouvert un cursus de médecine en français de six ans avec 100 places. La sélection 2026 associait l’étude du dossier à un entretien en ligne et fonctionnait sur une période d’admission continue. Les frais de scolarité étaient fixés à 8 000 euros pour l’année 2026-2027.
D’autres universités roumaines proposent des études médicales en anglais. À Bucarest, l’Université Carol Davila affiche pour 2026-2027 une médecine en anglais à 10 000 euros par an.
Combien coûtent les études de médecine en Roumanie ?
Les programmes internationaux de médecine roumains ne sont pas gratuits pour les étudiants français qui occupent les places payantes destinées à ces cursus. Les tarifs 2026-2027 vérifiés dans plusieurs grands établissements se situent entre 7 500 et 10 000 euros par an pour les formations francophones citées ici. Sur six années, les seuls droits de scolarité peuvent donc représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Le tarif annuel ne résume pas le budget. Certaines universités facturent aussi le traitement du dossier, la confirmation d’une place ou des tests linguistiques. À Cluj, les frais de dossier 2026 s’élèvent par exemple à 300 euros.
Il faut ensuite financer le logement, l’alimentation, les transports et les retours en France. Le coût dépend fortement de la ville et du type d’hébergement. Cluj-Napoca et Bucarest ne présentent pas le même marché locatif que des villes universitaires plus petites. Comparer uniquement les frais d’inscription peut donc donner une vision trompeuse du coût réel des six années.
Peut-on étudier entièrement en français sans parler roumain ?
Choisir une section francophone permet de commencer ses études dans une langue maîtrisée, mais il serait risqué de partir en pensant pouvoir vivre six années médicales sans apprendre le roumain. Les stages cliniques conduisent progressivement l’étudiant au contact de patients qui ne parlent pas nécessairement français ou anglais.
Les universités intègrent donc l’apprentissage du roumain dans leurs cursus internationaux. À Iași, des enseignements obligatoires de langue roumaine apparaissent dès les premières années du programme français, avec un vocabulaire progressivement adapté au domaine médical. Timișoara propose également des cours de roumain aux étudiants étrangers des sections française et anglaise afin de développer la communication médicale.
Cette compétence devient particulièrement importante lorsque commence l’activité clinique. Interroger un patient, comprendre ses symptômes et recueillir son histoire médicale supposent une communication suffisamment précise. Le français facilite l’apprentissage académique, mais le roumain devient un outil professionnel au fil du cursus.
Suivre médecine en Roumanie signifie donc aussi se former dans un autre système de soins et acquérir la langue nécessaire à la relation avec les patients.
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Le diplôme roumain de médecine est-il reconnu en France ?
La Roumanie est membre de l’Union européenne et la profession de médecin fait partie des professions bénéficiant d’un système européen spécifique de reconnaissance. La directive 2005/36/CE prévoit la reconnaissance automatique des titres de formation médicale de base inscrits dans son dispositif lorsqu’ils remplissent les conditions européennes minimales. Un diplôme roumain de médecin conforme à ce cadre n’est donc pas traité comme un diplôme obtenu dans un pays tiers à l’Union européenne.
Cette reconnaissance ne signifie pas qu’un diplômé peut commencer à exercer en France sans formalités. L’inscription au tableau de l’Ordre des médecins est obligatoire pour exercer légalement. L’Ordre vérifie notamment les titres présentés et les autres conditions professionnelles prévues par le Code de la santé publique.
Bon à savoir
La question est différente pour un étudiant qui souhaite revenir en France afin d’y poursuivre son troisième cycle et choisir une spécialité. Le Code de l’éducation prévoit des voies d’accès au troisième cycle pour les médecins français ou ressortissants européens formés dans un autre État de l’Union. Les règles d’accès, d’affectation et de reconnaissance du parcours doivent être examinées au moment du retour, car elles ne se confondent pas avec la simple reconnaissance du diplôme de formation médicale de base.
Cette distinction compte beaucoup dans un projet construit dès le lycée. Le diplôme obtenu après six ans en Roumanie, la formation spécialisée et l’autorisation d’exercer répondent à des cadres liés mais différents. Un étudiant qui souhaite devenir cardiologue, chirurgien ou médecin généraliste en France doit donc anticiper la façon dont il accomplira sa spécialisation et pas uniquement vérifier que son diplôme roumain est européen.
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Non. Les candidatures aux programmes internationaux sont déposées directement auprès des universités roumaines selon leur calendrier. Vous pouvez donc candidater indépendamment de vos vœux formulés en France.
Oui dans certaines universités, mais pas partout. Cluj et Iași sélectionnent notamment les candidats internationaux sur dossier, alors que Timișoara organise en 2026 une épreuve d’admission pour sa filière médicale francophone.
Le cursus de formation médicale de base dure six ans et représente 360 crédits ECTS dans les universités présentées. Ces six années associent enseignements scientifiques, formation clinique et stages.
Les établissements vérifient que le candidat peut suivre des enseignements universitaires dans la langue du programme. Certaines universités demandent un niveau B2 mais exemptent les candidats français d’un certificat formel lorsque leurs règles prévoient une dispense liée à la langue officielle du pays.
Oui, particulièrement pour les années cliniques. Les universités francophones intègrent des enseignements de roumain afin que les étudiants étrangers puissent communiquer avec les patients et travailler dans les services hospitaliers.
Pour 2026-2027, les cursus francophones vérifiés dans les principales universités citées affichent environ 7 500 à 10 000 euros par an. À cette somme s’ajoutent le logement, la vie quotidienne et certains frais administratifs.
Oui, sous réserve de disposer d’un titre entrant dans le cadre européen de reconnaissance et de remplir les conditions françaises d’exercice. L’inscription au tableau de l’Ordre des médecins reste obligatoire.














