Philippe Castelnau devient directeur du Programme Grande École d’Institut Mines-Télécom Business School. Il connaît bien la maison. Docteur en sciences de gestion spécialité finance de l’Université Aix-Marseille III, il a rejoint l’école en 2006 et a participé depuis à plusieurs étapes de son développement.
IMT-BS : un profil ancré dans l’école depuis près de vingt ans
Le parcours de Philippe Castelnau à IMT-BS est celui d’un bâtisseur de programmes. En 2008, il crée la majeure aujourd’hui baptisée Digital Sustainable Finance, à l’origine intitulée Systèmes d’Information pour la Finance, ainsi qu’une spécialisation Risques Industriels et Financiers au sein de Télécom SudParis. Il dirige ensuite le département Droit, Économie et Finance, puis le département Data Analytics, Économie et Finances.
Son engagement dans la vie de l’école dépasse le seul cadre pédagogique. Membre du Comité d’enseignement pendant près de vingt ans, il a été président du Conseil de discipline et coordonne la Salle des marchés depuis 2008. Il siège par ailleurs au conseil d’administration et au comité scientifique de l’ADERSE, l’Association pour le Développement de l’Enseignement et de la Recherche sur la Responsabilité Sociale de l’Entreprise.
Trois priorités pour le PGE : international, interdisciplinarité et IA
À la tête du programme, Philippe Castelnau fixe trois axes de développement. Le premier concerne l’ouverture internationale, qu’il veut pousser au-delà de la seule mobilité académique pour immerger les étudiants dans des environnements réellement multiculturels. Le deuxième porte sur l’ouverture disciplinaire, à travers des partenariats avec des écoles d’ingénieurs, des universités, des IAE et des entreprises, en s’appuyant sur l’écosystème IMT.
Le troisième axe, l’intelligence artificielle, occupe une place particulière dans son projet. Pour lui, l’enjeu ne se limite pas à savoir utiliser ces outils, mais à conserver la capacité de les questionner.
« À l’heure de l’intelligence artificielle, notre responsabilité n’est pas seulement d’apprendre à nos étudiants à utiliser de nouveaux outils. Nous devons surtout leur donner les moyens de les comprendre, d’en questionner les résultats et d’en identifier les limites. Un futur manager doit savoir garder son esprit critique et rester responsable de la décision », explique-t-il.















