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Jérôme Teillard, Chargé de mission Parcoursup : « Ce n’est pas Parcoursup qui a créé le stress du passage vers le supérieur ! »

4 Min. de lecture
Jérôme Teillard

Bienvenue dans 20 sur 20, le podcast de L’Express Education. Philippine Dolbeau, entrepreneure, conférencière et animatrice télé, y accueille des personnalités du monde de l’éducation, des hommes et des femmes inspirants venus livrer leurs réflexions sur l’école d’aujourd’hui et de demain. Alors, qu’ils soient chercheurs, entrepreneurs de la EdTech, enseignants, parents, politiques ou même philosophes, tous partagent la même volonté de transformer l’éducation et de préparer la nouvelle génération aux défis de demain. Chaque semaine dans 20 sur 20, nous découvrons ces acteurs qui font bouger les lignes de l’éducation. [Podcast – résumé IA vérifié par la rédaction]


Dans cet épisode, Philippine Dolbeau rencontre Jérôme Teillard, Inspecteur général et chef de projet national de Parcoursup au ministère de l’Enseignement supérieur. Il pilote la plateforme depuis sa création. Il défend ses principes. Un épisode pour comprendre, vraiment, ce qui se joue derrière Parcoursup. Et peut-être, pour remettre un peu d’humain dans la machine.

La plateforme occupe chaque printemps le devant de la scène. Jérôme Teillard, inspecteur général et chef de projet national de Parcoursup, rappelle la promesse initiale de l’outil : rendre visibles, de manière homogène, plus de 24 000 formations à tous les lycéens, quel que soit leur lieu de vie. Cette démocratisation de l’information élargit le champ des possibles, mais peut aussi accroître le sentiment d’incertitude lié au choix. Le responsable insiste toutefois : l’anxiété est surtout liée à l’enjeu de l’orientation, pas à la plateforme elle-même. Et le cœur du dispositif demeure humain : enseignants, équipes académiques, numéro vert, réseaux sociaux et accompagnement de proximité complètent l’outil numérique.

Le fonctionnement de Parcoursup repose sur la transparence et la comparabilité des informations. Chaque formation présente ses attentes dans un canevas commun afin de simplifier la lecture et la mise en regard des options (contenus, débouchés, frais, éligibilité aux bourses). La plateforme a aussi intégré des repères pratiques issus de consultations massives (jusqu’à 645 000 lycéens) pour mieux guider les choix, tout en veillant à ne pas générer une surcharge d’informations. Les équipes affirment travailler davantage la compréhension que la seule transparence brute. De petites améliorations concrètes — interface mobile ajustée, rappels par SMS, site d’entraînement — ont été mises en place pour réduire les erreurs et le stress opérationnel.

La question des critères de sélection suscite souvent des débats, notamment autour des lettres de motivation Parcoursup et de “l’algorithme”. Jérôme Teillard précise que la priorité varie selon les filières : les notes et les appréciations pèsent fortement dans certaines licences, tandis que la motivation peut être décisive dans des formations professionnalisantes (comme les IFSI). L’“algorithme”, présenté de façon dédramatisée, n’est qu’une procédure d’ordonnancement et de gestion des places ; l’évaluation des dossiers relève des établissements. Les polémiques virales (comme la recette de brownie dans une lettre) sont nuancées : elles ne reflètent pas la règle générale, et alimentent des ajustements en cours, notamment sur l’utilité réelle de demander systématiquement une lettre. L’objectif affiché est d’aligner les exigences des formations avec une expérience candidate plus lisible.

Au-delà de la phase principale, le dispositif prévoit un accompagnement individualisé pour les candidats sans proposition, y compris en été, via les rectorats. L’an passé, environ 20 000 candidats ont sollicité cet appui ; à la fin septembre, seuls 134 lycéens accompagnés n’avaient pas encore trouvé de solution. Par ailleurs, la réalité des parcours est plus diverse qu’on le croit : certains lycéens optent pour des voies hors Parcoursup, des études à l’étranger, l’apprentissage, l’emploi ou le service civique. L’outil se veut un facilitateur vers la réussite dans l’enseignement supérieur, plutôt qu’une fin en soi. Les responsables soulignent qu’il ne faut pas réduire l’orientation à “un choix = une vie”. Même si les étudiants peuvent essayer d’éviter de faire de mauvais choix d’orientation, l’important est de reconnaître le droit à l’erreur et les passerelles.

Reste un enjeu culturel plus large : préparer les jeunes à formuler un projet, accepter l’évolution des trajectoires et valoriser la réorientation, en pensant aux semestres de réorientation. Parcoursup évolue par “petites touches” annuelles, en s’appuyant sur les retours des usagers, des parents et des équipes pédagogiques. L’ambition est d’améliorer l’équité d’accès et la lisibilité, sans complexifier inutilement. La ministre chargée à la fois du scolaire et du supérieur porte par ailleurs un travail en amont sur l’orientation dès le lycée, afin de donner davantage de temps et de repères. Dans ce cadre, Parcoursup apparaît moins comme une “machine à trier” que comme un révélateur des défis éducatifs et sociétaux : accompagner des choix mieux informés, réduire l’anxiété par l’humain et, surtout, aider chacun à réussir ses études.

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