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Comment éviter les mauvais choix d’orientation ?

4 Min. de lecture
Erreur de réorientation.

Plus de la moitié des 18-24 ans regrettent « un mauvais choix » d’orientation. Une situation qui interroge alors que les actions se multiplient pour éviter de se tromper. 


Malgré les 54 heures d’orientation au lycée, la découverte des métiers dès la cinquième, les stages de troisième et de seconde, le constat est sans appel, 56 % des 18 à 24 ans ont regretté d’avoir fait un mauvais choix d’orientation par manque d’information sur l’orientation, selon une étude d’Opinionway pour Edumapper*. Un chiffre confirmé dans un article publié dans The Conversation qui démontre que près d’un étudiant sur cinq choisit de se réorienter après une première année dans l’enseignement supérieur.

Pour Maud Lepierre, secrétaire de l’association des COSI (conseillers d’Orientation Scolaire Indépendants), la question de l’orientation se pose, paradoxalement, trop tôt dans le parcours des jeunes.

« Dès le collège, on leur demande de faire des choix alors qu’ils sont encore en construction. Dès lors beaucoup de choix se font par défaut », estime-t-elle. En effet, dès la troisième, les jeunes adolescents doivent faire leurs premiers choix d’orientation, entre lycée général, professionnel ou technologique. Ensuite en fin de seconde, les jeunes lycéens doivent choisir leurs spécialités du Bac. Des choix souvent effectués selon la scolarité et les notes des élèves, rarement sur leurs appétences et leurs envies.

Pour Maud Lepierre, il est essentiel de faire un travail de connaissance de soi préalable et en profondeur pour explorer les intérêts du collégien, ses valeurs et ses projets. « Quand on accompagne un jeune, on ne regarde pas que les résultats scolaires. Ce n’est pas parce qu’un élève est bon dans une matière, qu’il va réussir dans ce secteur. On fait différents tests de motivation, et personnalité et des tests d’aptitude et d’intérêt professionnel qui sont complémentaires », analyse la conseillère d’orientation.

Pour éviter de se tromper de voie, la connaissance de soi est donc un élément clé. Mais au-delà, l’information sur les différentes voies d’études qui existent dans l’enseignement supérieur est primordiale. Les enseignants, des psychologues de l’éducation nationale, des conseillers d’orientation sont autant de personnes ressources qui peuvent éclairer les futurs étudiants sur les différentes filières qui existent en fonction de leurs intérêts.

Car entre université, filières sélectives, prépas, BTS, écoles publiques ou privées, il est facile de se perdre et de ne pas savoir vers où se diriger. Pour y voir plus clair, les élèves peuvent aussi explorer plusieurs pistes avant de choisir. « Il est intéressant de faire des stages, de rencontrer des professionnels dans des secteurs qui les intéressent, de réaliser des immersions dans les établissements ou d’aller sur des salons d’orientation ou des journées portes ouvertes ».

Ces rencontres sont des moments clés pour discuter avec des enseignants, des étudiants et en savoir plus sur le rythme d’études, la difficulté, le niveau attendu, les débouchés…

Pour les élèves avec un niveau scolaire moyen, l’accompagnement dans leurs choix d’études doit aussi être renforcé pour aller vers la réussite. « Il faut être réaliste et proposer un projet d’études cohérent par rapport au niveau de l’élève et ses aspirations. L’idéal est de proposer trois voies d’études possibles – en filière courte ou longue – en fonction du projet et d’apporter toutes les informations sur les poursuites d’études possibles pour qu’ils puissent choisir de manière éclairée », résume Maud Lepierre.

D’autant qu’aujourd’hui, différentes passerelles existent dans l’enseignement supérieur. Après des études en filières dites courtes, comme un BTS ou un BUT, les étudiants qui le souhaitent peuvent poursuivre leurs études à l’université ou dans des grandes écoles via les admissions parallèles.

Par ailleurs, les étudiants qui regrettent leur orientation ne sont pas en échec pour autant. « Se tromper, ça arrive et ça fait même partie du processus d’apprentissage. Ce qui compte c’est de profiter de cette erreur pour faire le point et identifier ce qui ne convient pas que ce soit le contenu de la formation, l’ambiance, le rythme ou le domaine d’études », confirme Maud Lepierre.

En faisant ce point, les étudiants peuvent envisager différentes solutions pour mieux choisir. « Ils peuvent changer de voie en passant par Parcoursup, sachant qu’il existe aussi des formations de très bonne qualité en dehors de la plateforme qui prennent des candidatures en direct », rappelle la conseillère d’orientation.

Mais là encore, pour trouver sa nouvelle direction, il est essentiel de se renseigner, de s’informer, de rencontrer les établissements, voire faire une immersion pour s’assurer que cette fois, ce sera la bonne voie.

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AI Summary

NOTRE RÉSUMÉ EN

5 points clés

PAR L'EXPRESS CONNECT IA

(VÉRIFIÉ PAR NOTRE RÉDACTION)

Voici un résumé en cinq points clés de l’article sur le sujet : Comment éviter les mauvais choix d’orientation scolaire et universitaire.

  • Une majorité de jeunes regrettent leur orientation initiale

    Selon une étude Opinionway pour Edumapper, 56 % des 18-24 ans estiment avoir fait un mauvais choix d’orientation, souvent en raison d’un manque d’information. Un constat confirmé par le taux élevé de réorientations après une première année d’études supérieures.

  • Des décisions prises trop tôt dans le parcours scolaire

    Les choix d’orientation sont souvent imposés dès la classe de troisième, alors que les adolescents sont encore en construction personnelle. Cela mène fréquemment à des choix par défaut, basés sur les notes plutôt que sur les envies ou les motivations profondes.

  • L’importance de la connaissance de soi

    Un travail préalable sur les intérêts, la personnalité et les aspirations est essentiel. Les tests de motivation et d’aptitudes aident à mieux cerner les projets réalistes pour chaque élève, bien au-delà des seules performances scolaires.

  • Explorer les différentes voies d’études

    La diversité des formations (université, BTS, écoles, filières sélectives, etc.) peut dérouter. Pour éviter les erreurs, il est recommandé de participer à des salons, journées portes ouvertes, stages ou immersions, afin de mieux comprendre les débouchés, les rythmes et les exigences de chaque parcours.

  • La réorientation est possible et constructive

    Faire un mauvais choix n’est pas un échec. De nombreuses passerelles permettent de changer de voie après un premier cursus, via Parcoursup ou des admissions hors plateforme. L’important est d’en tirer des enseignements pour construire un projet plus aligné avec ses aspirations.

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