Entre un master préparé à l’université et un master en grande école, la note peut passer de quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Les frais de scolarité en master dépendent presque entièrement du type d’établissement choisi, bien plus que de la discipline étudiée. Avant de candidater, mieux vaut savoir ce qui vous attend, et connaître les aides qui existent pour alléger la dépense. Tour d’horizon des coûts par type d’établissement.
Combien coûte un master à l’université ?
C’est la voie la plus économique et de très loin. À l’université publique, les frais de scolarité correspondent à des droits d’inscription nationaux, fixés chaque année par arrêté ministériel. Pour l’année 2025-2026, ils s’élèvent à 254 euros pour une année de master. À ce montant s’ajoute la contribution vie étudiante et de campus, la CVEC, de 105 euros, obligatoire pour toute inscription.
Les étudiants boursiers sur critères sociaux sont exonérés des droits d’inscription comme de la CVEC. Une exception existe toutefois pour les étudiants étrangers venus de pays hors Union européenne, qui acquittent des droits différenciés bien plus élevés, de l’ordre de 3 941 euros par an en master pour la même année, sauf exonération. Ces montants évoluent régulièrement, il est donc conseillé de vérifier les tarifs en vigueur au moment de l’inscription.
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Combien coûte un master en école de commerce ?
C’est ici que la facture grimpe le plus fortement. Dans les écoles de management, le cursus qui confère le grade de master, souvent au sein du programme grande école, se paie plusieurs milliers d’euros par an. En 2026, le coût moyen tourne autour de 16 000 euros par an, avec de fortes disparités selon les établissements.
Les écoles les plus réputées, comme HEC Paris, l’ESSEC ou l’ESCP, dépassent 20 000 euros par an, et le coût total du cycle master peut approcher, voire dépasser, 70 000 euros. À l’autre extrémité, certaines écoles, souvent publiques ou historiquement liées à une université, maintiennent des tarifs plus accessibles, sous la barre des 12 000 euros annuels. Ces frais augmentent d’année en année, portés par la concurrence internationale entre écoles.
Combien coûte un master en école d’ingénieurs ?
Les écoles d’ingénieurs occupent une position intermédiaire, avec un écart marqué entre public et privé. Dans une école d’ingénieurs publique, les frais correspondent à un droit national spécifique, de l’ordre de 2 613 euros par an pour l’année 2025-2026, certaines écoles appliquant des montants inférieurs.
Dans le privé, la note est nettement plus salée et peut atteindre plusieurs milliers d’euros par an, parfois autour de 8 000 à 11 000 euros selon les établissements et les spécialités. Comme pour les écoles de commerce, le statut de l’établissement, public ou privé, est le premier facteur qui explique ces écarts.
Combien coûtent un mastère spécialisé, un MSc ou un MBA ?
Au-delà du diplôme national de master, plusieurs formations de niveau bac+5 ou bac+6 relèvent d’une logique tarifaire proche du privé. Le mastère spécialisé et le MSc, deux labels de la Conférence des grandes écoles, se paient en général plusieurs milliers d’euros, avec des variations importantes d’une école à l’autre.
Le MBA se situe encore au-dessus, avec des tarifs qui atteignent souvent plusieurs dizaines de milliers d’euros pour les programmes les plus reconnus. Ces formations n’étant pas des diplômes nationaux, leur prix est fixé librement par les établissements, ce qui explique l’ampleur des écarts.
Comment réduire le coût de son master ?
Plusieurs solutions permettent d’alléger la dépense, quel que soit l’établissement. L’alternance est la plus efficace, car elle transfère les frais de scolarité à l’entreprise d’accueil tout en assurant une rémunération à l’étudiant. Les bourses sur critères sociaux ouvrent droit à des exonérations à l’université, et de nombreuses écoles privées proposent leurs propres dispositifs d’aide sociale, calculés selon les revenus.
D’autres leviers existent, comme les prêts étudiants à taux avantageux, la formation continue prise en charge par un employeur, ou encore les jobs étudiants pour financer une partie du cursus. Se renseigner tôt sur ces dispositifs fait souvent une vraie différence sur le budget global des études.
| Type d’établissement | Fourchette de frais par an | Précisions |
|---|---|---|
| Université publique | 254 € (année 2025-2026) | Droits nationaux, plus la CVEC de 105 € ; exonération pour les boursiers |
| Université | étudiants hors UE | Environ 3 941 € (2025-2026) |
| École de commerce | De moins de 12 000 € à plus de 20 000 € | Moyenne autour de 16 000 € en 2026 ; jusqu’à plus de 70 000 € pour le cycle master dans les plus réputées |
| École d’ingénieurs publique | Environ 2 613 € (2025-2026) | Droit national spécifique, parfois moins selon l’école |
| École d’ingénieurs privée | Plusieurs milliers d’euros, souvent 8 000 à 11 000 € | Variable selon l’établissement et la spécialité |
| Mastère spécialisé ou MSc | Plusieurs milliers d’euros | Labels de la Conférence des grandes écoles, prix fixé par l’école |
| MBA | Jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros | Prix libre, très variable selon la réputation du programme |
Il n’est pas gratuit, mais son coût est faible. Pour 2025-2026, les droits d’inscription en master s’élèvent à 254 euros par an, auxquels s’ajoute la CVEC de 105 euros. Les étudiants boursiers sont exonérés de ces deux montants.
Ce sont des établissements privés, dont les frais ne sont pas encadrés par l’État. Leurs tarifs financent notamment le recrutement d’enseignants, les campus et le développement international, dans un contexte de forte concurrence entre écoles. Cela explique des montants qui dépassent souvent 15 000 euros par an.
Oui. L’université reste la voie la moins coûteuse, avec des droits nationaux modérés. L’alternance permet par ailleurs de suivre un master, y compris en école, sans payer les frais de scolarité, ceux-ci étant pris en charge par l’entreprise.
Non. Les droits nationaux à l’université sont révisés chaque année par arrêté, et les frais des écoles privées augmentent régulièrement. Il est donc recommandé de vérifier les montants à jour auprès de chaque établissement avant de s’engager.















