Un semestre à Madrid, une année à Oslo ou un stage dans un laboratoire italien peuvent transformer un master autant que son programme académique. Erasmus+ permet aux étudiants de deuxième cycle de suivre des cours ou d’acquérir une expérience professionnelle à l’étranger tout en restant rattachés à leur établissement français. Le départ n’est toutefois pas automatique. Il dépend des accords conclus par la formation, des places disponibles, de la compatibilité des enseignements et du budget accordé à la mobilité. La bourse Erasmus en master contribue aux dépenses, mais ne finance pas nécessairement l’intégralité du séjour. Pour construire un projet réaliste, vous devez anticiper les démarches, comparer le coût des destinations et vérifier la reconnaissance des crédits obtenus à l’étranger.
Bon à savoir
Erasmus+ est ouvert aux étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur participant au programme et préparant un diplôme reconnu. La mobilité doit être intégrée au cursus suivi. Elle peut prendre la forme d’un séjour d’études dans une université partenaire, d’un stage à l’étranger ou d’une combinaison des deux. Un étudiant en master peut effectuer plusieurs mobilités, dans la limite de douze mois cumulés pour l’ensemble de son cycle d’études.
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Peut-on partir en Erasmus pendant un master ?
Les étudiants de master sont pleinement éligibles au programme Erasmus+. Le départ peut avoir lieu en première ou en deuxième année, à condition que le calendrier soit compatible avec les enseignements, le mémoire, le stage obligatoire et les règles de validation du diplôme. Erasmus+ s’applique à toutes les disciplines, qu’il s’agisse de droit, de sciences, de lettres, de santé, d’ingénierie, de gestion, d’arts ou de sciences humaines.
La possibilité de partir dépend d’abord des accords internationaux de votre établissement. Vous ne choisissez pas librement n’importe quelle université étrangère avant de demander à votre master d’accepter cette décision prise avec l’assurance tranquille des personnes qui ont ignoré tout le fonctionnement administratif. Votre université ou votre école doit disposer d’un partenariat compatible avec votre discipline et votre niveau d’études.
Les places sont attribuées par l’établissement français. Il n’existe pas de formulaire européen central permettant de candidater directement à un échange classique. Le service des relations internationales, le coordinateur Erasmus ou le responsable de votre master publie les destinations disponibles, les critères de sélection et le calendrier.
Bon à savoir
La sélection peut tenir compte des résultats académiques, du niveau linguistique, de la motivation et de la cohérence du projet. Une destination très demandée peut être réservée aux dossiers les mieux classés. L’étudiant doit donc prévoir plusieurs choix plutôt que de construire tout son projet autour d’un seul campus.
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Quelle est la durée d’un Erasmus en master ?
Une mobilité physique de longue durée peut s’étendre de deux à douze mois. Erasmus+ autorise également des mobilités hybrides courtes, composées d’une période physique de cinq à trente jours et d’une partie suivie à distance. Pour les étudiants de master, une mobilité courte doit normalement comporter cette dimension virtuelle.
La limite de douze mois s’applique à l’ensemble du cycle de master. Un étudiant peut donc effectuer un semestre d’études de cinq mois en M1, puis un stage Erasmus de six mois en M2, tant que la durée cumulée ne dépasse pas douze mois. Une mobilité déjà réalisée en licence ne réduit pas ce plafond, puisque chaque cycle d’études dispose de sa propre limite.
La durée retenue dépend ensuite du programme. Certaines formations organisent un semestre international clairement identifié, tandis que d’autres permettent une année complète. En M2, le départ doit souvent être coordonné avec le mémoire ou le stage de fin d’études. Une mobilité mal placée dans le calendrier peut compliquer la soutenance, la recherche de stage ou la validation d’une unité obligatoire.
Les cursus constitués d’un cycle unique, comme certaines formations en médecine ou en architecture, peuvent bénéficier d’une durée Erasmus cumulée pouvant atteindre vingt-quatre mois. Cette règle ne concerne pas les masters organisés classiquement en deux années après une licence.
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Quel est le montant de la bourse Erasmus en master ?
La bourse Erasmus+ constitue une participation aux frais de voyage et de séjour. Elle ne garantit pas que le loyer, les transports et les dépenses quotidiennes seront entièrement couverts. Son montant dépend du pays d’accueil, du type de mobilité, de la durée et des barèmes appliqués par l’établissement français.
Bon à savoir
Le programme répartit les destinations selon leur niveau de vie. Pour les mobilités de longue durée financées en 2026, les fourchettes européennes peuvent aller de 225 à 674 euros par mois selon le sens de la mobilité et le groupe de pays concerné. Les établissements français fixent le montant effectivement appliqué dans le cadre prévu par Erasmus+. Les sommes couramment versées se situent autour de 300 à 700 euros mensuels, mais seul le service international peut confirmer le barème correspondant à votre départ.
Un étudiant partant de France vers un pays où le coût de la vie est considéré comme comparable reçoit normalement le barème intermédiaire. Une mobilité vers une destination classée moins chère relève du barème inférieur. Cette organisation explique pourquoi deux étudiants de la même promotion peuvent percevoir des montants différents.
Un complément de 250 euros par mois peut être accordé aux étudiants considérés comme ayant moins d’opportunités. En France, les critères peuvent notamment concerner certaines situations de handicap ou d’affection longue durée, les échelons de bourse les plus élevés, la résidence dans un quartier prioritaire ou dans certaines zones rurales. L’établissement applique les critères nationaux et vérifie les justificatifs.
Une mobilité de stage bénéficie d’un complément de 150 euros par mois. Ce montant peut se cumuler avec le complément destiné aux étudiants ayant moins d’opportunités lorsque les conditions sont remplies.
Le programme prévoit également une participation aux frais de voyage, calculée notamment selon la distance. Un déplacement réalisé en train, en bus ou en covoiturage peut ouvrir droit à un soutien plus favorable au titre du voyage durable. Les modalités et le montant final sont indiqués dans la convention financière signée avec l’établissement.
Peut-on cumuler la bourse Erasmus avec d’autres aides ?
La bourse Erasmus+ peut être cumulée avec la bourse sur critères sociaux. Un étudiant boursier ne perd donc pas automatiquement son aide du Crous en partant dans le cadre d’un échange intégré à ses études. Le maintien reste lié au respect des obligations d’assiduité et de progression pédagogique.
L’aide à la mobilité internationale, appelée AMI, peut également compléter la bourse Erasmus. Elle s’élève à 400 euros par mois et concerne notamment les étudiants boursiers sur critères sociaux ou bénéficiaires d’une allocation annuelle qui réalisent un séjour d’études ou un stage à l’étranger dans le cadre de leur cursus. La mobilité financée doit durer entre un et dix mois, et l’étudiant ne peut recevoir plus de dix mensualités d’AMI pendant l’ensemble de ses études supérieures.
L’AMI n’est pas automatiquement accordée à tous les candidats remplissant les conditions générales. L’établissement sélectionne les dossiers selon la qualité pédagogique du projet, sa politique internationale et les crédits disponibles. La demande passe, là encore, par le service des relations internationales.
Des aides régionales, municipales ou propres à l’établissement peuvent s’ajouter. Leurs conditions de cumul varient. Le budget doit donc être construit à partir des aides confirmées, et non en additionnant toutes les sommes découvertes sur Internet comme si chaque dispositif public attendait personnellement votre arrivée avec un chèque.
Quelles démarches faut-il effectuer pour partir en Erasmus ?
La préparation doit commencer entre six et douze mois avant le départ. Les calendriers varient selon les établissements, mais une candidature pour le premier semestre de l’année suivante peut être demandée dès l’automne ou l’hiver. Attendre d’avoir trouvé un appartement à l’étranger pour découvrir que les candidatures ont fermé trois mois auparavant constitue une méthode assez peu productive.
Vous devez d’abord consulter les accords proposés par votre master et les conditions propres à chaque destination. Le dossier peut comprendre les relevés de notes, un CV, une lettre de motivation, un projet d’études et une preuve de niveau linguistique. Certains partenaires demandent une certification officielle, tandis que d’autres acceptent une évaluation organisée par l’établissement d’origine.
Bon à savoir
Après la sélection interne, votre candidature est transmise ou présentée à l’université d’accueil. L’acceptation par votre établissement français ne remplace pas toujours cette seconde validation. Le partenaire peut demander un dossier complémentaire, le choix provisoire des cours ou des documents administratifs.
Avant le départ, vous signez un contrat pédagogique, appelé Learning Agreement, avec les établissements d’envoi et d’accueil. Ce document précise les enseignements suivis, les crédits correspondants et la manière dont ils seront intégrés à votre master. Il doit être préparé avec sérieux, puisqu’il conditionne la reconnaissance du semestre.
Une convention financière fixe ensuite le montant de la bourse, la durée financée et les obligations du participant. Une attestation d’arrivée puis une attestation de fin de séjour peuvent être demandées pour déclencher ou régulariser les versements.
Les démarches liées au logement, à l’assurance, à la couverture maladie, au visa et au titre de séjour dépendent du pays choisi. Même dans l’Union européenne, une assurance responsabilité civile ou une inscription administrative locale peut rester nécessaire. Pour une destination située hors de l’espace européen de libre circulation, les demandes de visa doivent être engagées suffisamment tôt.
Quelles destinations sont accessibles avec Erasmus en master ?
Les vingt-sept États membres de l’Union européenne participent pleinement au programme. Erasmus+ inclut également six pays associés en 2026, la Norvège, l’Islande, le Liechtenstein, la Macédoine du Nord, la Serbie et la Turquie.
Les possibilités réelles dépendent néanmoins des partenariats de votre établissement. Un master de droit européen peut disposer d’accords avec la Belgique, l’Allemagne ou les Pays-Bas, tandis qu’une formation en sciences marines peut privilégier la Norvège, le Portugal ou la Grèce. Les destinations proposées reflètent les réseaux académiques de la formation, pas un catalogue uniforme distribué à tous les étudiants français.
Des mobilités vers des pays non associés au programme peuvent aussi être financées. Les établissements peuvent conclure des accords avec des universités situées en Amérique, en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient ou en Océanie, sous réserve de disposer des partenariats et des fonds nécessaires. Les places sont souvent moins nombreuses que pour les échanges entre pays pleinement associés.
En 2026, le Royaume-Uni et la Suisse ne font pas encore partie des pays pleinement associés à Erasmus+. Une mobilité peut rester possible par un accord international spécifique ou un dispositif bilatéral. Le Royaume-Uni doit réintégrer le programme à partir de l’appel Erasmus+ 2027, ce qui ne transforme pas rétroactivement les échanges organisés en 2026.
Comment choisir sa destination Erasmus en master ?
Le contenu académique doit passer avant l’image touristique de la ville. Vérifiez que l’université d’accueil propose suffisamment de cours compatibles avec votre spécialité et votre semestre. Un campus séduisant devient rapidement moins attrayant lorsque la moitié des enseignements ne peut pas être reconnue dans votre diplôme.
La langue d’enseignement mérite une attention distincte de la langue du pays. Des universités néerlandaises, scandinaves, allemandes ou d’Europe centrale proposent de nombreux cours en anglais, mais l’offre peut être plus limitée dans certaines disciplines. Le niveau demandé doit être vérifié pour chaque programme.
Le coût de la vie peut modifier profondément l’expérience. La bourse Erasmus ne compense pas toujours les loyers élevés des grandes capitales ou des villes universitaires très demandées. Comparez le prix du logement, des transports, de l’alimentation et des trajets depuis la France avant de classer vos vœux.
Le calendrier académique compte également. Certains semestres commencent en août ou se terminent après la reprise des cours en France. Ce décalage peut devenir problématique lorsque le master impose un stage, une soutenance ou des examens à une date fixe.
La destination la plus pertinente est donc celle qui réunit un programme compatible, un budget supportable, un niveau linguistique accessible et un calendrier cohérent. Le prestige de l’université peut compter, mais il ne corrige pas une mobilité impossible à valider.
Comment les cours suivis à l’étranger sont-ils validés ?
Le contrat pédagogique signé avant le départ définit les enseignements qui remplacent ceux du master français. Après le séjour, l’université d’accueil transmet un relevé de notes. L’établissement d’origine doit reconnaître les crédits obtenus conformément à l’accord conclu, sans imposer de nouvelles exigences académiques pour les mêmes enseignements.
Un semestre universitaire à temps plein correspond généralement à 30 crédits ECTS. Le nombre exact de cours nécessaires dépend de leur valeur et des règles du master. Une modification du programme reste possible après l’arrivée lorsqu’un cours est annulé, complet ou incompatible avec l’emploi du temps, mais elle doit être validée par les établissements.
Les étudiants Erasmus sont exonérés des droits d’inscription, des frais d’examen et des frais d’accès aux laboratoires ou aux bibliothèques dans l’université d’accueil. Ils restent inscrits et acquittent normalement leurs droits auprès de leur établissement français. Des frais limités peuvent toutefois être demandés pour une assurance ou une association étudiante locale.
La mobilité doit également apparaître dans le supplément au diplôme lorsque les règles de l’établissement le prévoient. Au-delà de cette mention, les enseignements suivis, le niveau linguistique atteint et les projets réalisés peuvent être valorisés dans un CV ou lors d’une candidature.
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Erasmus pour étudier ou Erasmus pour faire un stage ?
La mobilité d’études repose sur un échange entre établissements partenaires. Vous suivez les cours de l’université d’accueil, passez ses examens et obtenez des crédits reconnus dans votre master français.
Le stage Erasmus se déroule dans une entreprise, une administration, une association, un laboratoire, un institut de recherche ou un autre organisme pertinent. Il peut durer de deux à douze mois et doit correspondre aux objectifs pédagogiques du diplôme. Les étudiants et les jeunes diplômés récents peuvent être éligibles, selon les conditions et le calendrier fixés par leur établissement.
Le stage peut avoir lieu dans un pays du programme ou, lorsque le projet de l’établissement le permet, dans un pays partenaire situé ailleurs dans le monde. Il ne peut toutefois pas être effectué au sein d’une institution, d’un organe ou d’une agence de l’Union européenne.
Le choix dépend de votre projet. Une mobilité d’études convient à ceux qui veulent découvrir une autre approche académique, suivre une spécialisation absente de leur master ou renforcer une langue. Le stage est plus directement orienté vers l’expérience professionnelle ou la recherche.
Questions fréquentes sur Erasmus en master
Oui. La mobilité peut avoir lieu en M1 ou en M2 lorsque le programme et le calendrier de la formation le permettent. L’établissement fixe les périodes ouvertes au départ.
Oui. La limite de douze mois est calculée séparément pour chaque cycle d’études. Vous disposez donc d’un nouveau plafond en master.
La sélection permet d’obtenir le statut Erasmus, mais le montant et la période effectivement financée dépendent du budget et des règles appliquées par l’établissement. La convention financière précise les sommes accordées.
Oui, lorsque les cours sont proposés dans une langue que vous maîtrisez, souvent l’anglais. Vous devez vérifier la langue réelle de chaque enseignement et le niveau exigé.
Un échange Erasmus vous permet de réaliser une partie de votre master français à l’étranger. Un master conjoint Erasmus Mundus est un cursus international complet conçu par au moins trois établissements de trois pays, auprès duquel vous candidatez directement. Des bourses complètes peuvent être attribuées aux meilleurs candidats.
Oui, lorsque votre établissement dispose d’un partenariat international et des financements correspondants. Les possibilités sont moins systématiques que dans les pays pleinement associés au programme.














