La finance ne se résume ni au trader devant ses écrans ni au banquier en costume. Derrière ce mot un peu intimidant se cache une famille de métiers très variés, aux missions, aux rythmes et aux profils recherchés qui n’ont parfois rien à voir les uns avec les autres. Comprendre ces grandes familles, c’est déjà commencer à savoir vers laquelle vous orienter. Tour d’horizon des principaux métiers de la finance, de la finance de marché à la finance d’entreprise, en passant par la gestion d’actifs et le conseil.
Quels sont les grands domaines de la finance ?
On distingue généralement deux grands pôles. D’un côté, la finance de marché, tournée vers les marchés financiers, l’achat et la vente de produits, la gestion du risque. De l’autre, la finance d’entreprise, qui s’occupe du financement, de la stratégie et de la santé économique des sociétés. Autour de ces deux pôles gravitent d’autres univers, comme la gestion d’actifs, le capital-investissement, l’audit et le conseil, qui offrent eux aussi de nombreux débouchés.
Ces domaines ne sont pas étanches. Un même professionnel peut passer de l’un à l’autre au cours de sa carrière et beaucoup d’écoles préparent indifféremment à plusieurs d’entre eux. Mais chacun a sa logique propre, qu’il vaut mieux connaître avant de choisir sa spécialité.
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La finance de marché : au cœur des marchés financiers
La finance de marché regroupe les métiers liés à l’achat, à la vente et à la conception de produits financiers sur les marchés. C’est l’univers des salles de marché, souvent installées dans les banques de financement et d’investissement, où se croisent plusieurs métiers complémentaires que le grand public confond fréquemment.
Le sales, ou vendeur, est en relation directe avec les clients de la banque. Son rôle ne se limite pas à vendre des produits financiers, il consiste surtout à construire une relation de confiance et à anticiper les besoins de ses clients. Le structureur, quant à lui, conçoit ces produits. C’est l’ingénieur financier de l’équipe, celui qui imagine des solutions parfois inédites pour répondre à une demande précise ou capter de nouveaux clients. Le trader, enfin, fait vivre ces produits une fois vendus. Sa mission centrale est de gérer et de couvrir le risque que la banque prend en intervenant sur les marchés, en neutralisant au quotidien l’effet des variations de prix, de taux ou de volatilité.
À ces métiers de front office s’ajoutent des fonctions moins exposées, mais tout aussi essentielles. Les analystes quantitatifs, souvent appelés quants, développent les modèles mathématiques qui servent à évaluer les produits et les risques. Les équipes de middle et de back office, de leur côté, assurent le contrôle des risques, la validation et le traitement des opérations. Ces postes constituent d’ailleurs des portes d’entrée intéressantes vers le secteur, y compris pour des profils qui ne sortent pas des écoles les plus sélectives.
La finance de marché attire les profils à l’aise avec les mathématiques, réactifs, capables de travailler sous pression sur des journées intenses. La rigueur et la fiabilité y comptent autant que la technique, car dans ce milieu réputé exigeant, la réputation se construit sur le long terme.
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La finance d’entreprise : financer et piloter les sociétés
La finance d’entreprise, ou corporate finance, s’intéresse à la santé financière des entreprises et aux moyens de la renforcer. Là où la finance de marché regarde vers les marchés, la finance d’entreprise regarde vers la société elle-même, ses besoins de financement, ses investissements et sa stratégie.
Le métier le plus emblématique de ce domaine est sans doute celui des fusions-acquisitions, souvent désigné par son sigle anglais M&A. Les banquiers d’affaires qui l’exercent conseillent les entreprises qui souhaitent en racheter d’autres, fusionner ou se faire racheter. C’est un métier réputé pour ses horaires exigeants et son intensité, très dépendant de la conjoncture économique, mais aussi pour la richesse des dossiers traités.
La finance d’entreprise ne se limite pas au M&A. Au sein même des sociétés, la direction financière pilote l’ensemble des questions d’argent, du financement à la trésorerie en passant par le contrôle de gestion, qui suit la performance et les coûts au plus près de l’activité. Les métiers du financement, en banque comme en entreprise, consistent à trouver et à structurer les ressources nécessaires aux projets. Autant de fonctions qui exigent une bonne compréhension de l’économie, le sens de l’analyse et une réelle capacité à dialoguer avec des interlocuteurs très divers.
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La gestion d’actifs et le capital-investissement
Entre marché et entreprise, un troisième univers mérite notre attention, celui de la gestion pour le compte d’autrui. Les sociétés de gestion d’actifs investissent l’épargne de leurs clients, particuliers ou institutionnels, sur les marchés financiers. Le gérant de portefeuille y décide des placements, épaulé par des analystes financiers qui étudient les entreprises et les secteurs pour éclairer ses choix.
Le capital-investissement, ou private equity, fonctionne sur un principe voisin, mais s’intéresse aux entreprises non cotées. Les professionnels du secteur investissent dans des sociétés pour les accompagner dans leur développement, avec l’objectif de créer de la valeur avant de revendre leur participation. C’est un domaine très prisé, à la frontière de la finance d’entreprise et de l’investissement, qui recrute souvent des profils ayant déjà une première expérience en M&A ou en conseil.
L’audit, le conseil et les autres portes d’entrée
Beaucoup de carrières en finance ne commencent pas dans une salle de marché ou une banque d’affaires, mais dans l’audit ou le conseil. L’audit consiste à vérifier la fiabilité des comptes des entreprises, une expérience formatrice qui ouvre de nombreuses portes par la suite. Le conseil, notamment le conseil en transaction ou en stratégie financière, accompagne les entreprises dans leurs décisions et constitue lui aussi un tremplin reconnu.
Ces métiers ont l’avantage d’être plus accessibles à la sortie des études et d’offrir une vision d’ensemble utile pour rebondir ensuite vers d’autres domaines de la finance. Ils rappellent qu’il existe rarement un chemin unique, et qu’une carrière se construit souvent par étapes.
Quelles études pour travailler dans la finance ?
Les grandes écoles de commerce et d’ingénieurs restent les voies les plus fréquentes vers les métiers de la finance, en particulier pour la finance de marché, très sélective et friande de profils mathématiques. Certaines universités reconnues préparent également à ces carrières, et des fonctions comme le middle office, l’audit ou le contrôle de gestion offrent des points d’entrée plus variés.
Au-delà du diplôme, les stages, l’alternance et les expériences de césure jouent un rôle déterminant. Ce sont eux qui permettent de construire un réseau, d’apprendre les codes du secteur et de se démarquer au moment du recrutement. La curiosité et le goût du travail font souvent la différence, dans un secteur qui ne cesse d’évoluer.
La finance de marché concerne l’achat, la vente et la conception de produits financiers sur les marchés, au sein des salles de marché. La finance d’entreprise s’intéresse au financement, à la stratégie et à la gestion financière des sociétés. La première regarde vers les marchés, la seconde vers l’entreprise.
On y trouve notamment le sales, qui vend les produits et gère la relation client, le structureur, qui conçoit ces produits, et le trader, qui gère le risque de la banque. S’y ajoutent les analystes quantitatifs et les fonctions de middle et de back office.
L’audit, le conseil et certaines fonctions de middle et de back office sont généralement plus accessibles en début de carrière. Ils constituent souvent un tremplin vers des métiers plus sélectifs comme le M&A ou la finance de marché.
C’est la voie la plus fréquente, en particulier pour la finance de marché. Mais certaines universités reconnues et des fonctions moins exposées offrent d’autres portes d’entrée, à condition de bien préparer ses stages et son réseau.













