Aucune admission en master après Mon Master ? Un titulaire d’un diplôme national de licence peut, sous certaines conditions, saisir le recteur afin qu’une solution de poursuite d’études lui soit proposée. Ce dispositif découle du droit à la poursuite d’études prévu par le Code de l’éducation.
Bon à savoir
Attention toutefois, ce droit ne garantit pas une place dans le master initialement demandé, ni dans l’université de son choix. Le rectorat recherche des formations compatibles avec la licence obtenue et le projet de l’étudiant. Pour la rentrée 2026, la procédure de saisine est ouverte depuis le 20 juillet et se poursuit jusqu’au 28 octobre.
Qui peut saisir le recteur après un refus en master ?
La procédure concerne uniquement les titulaires d’un diplôme national de licence français. Pour une saisine effectuée en 2026, la licence doit avoir été obtenue en 2024, 2025 ou 2026, puisque le dispositif reste accessible pendant les trois années universitaires suivant son obtention.
Un BUT, une licence professionnelle ou un diplôme étranger ne permettent donc pas de bénéficier de cette procédure. Avoir déjà été inscrit en M1 ne constitue en revanche pas un obstacle, à condition de toujours respecter les autres critères d’éligibilité.
L’étudiant doit surtout n’avoir reçu aucune réponse positive à ses candidatures en première année de diplôme national de master. Une admission reçue puis refusée empêche donc de saisir le recteur : juridiquement, une réponse positive a bien été obtenue.
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Combien de refus faut-il avoir reçus ?
Dans une région académique comprenant au moins deux universités, l’étudiant doit justifier d’au moins 5 refus. Ces candidatures doivent concerner au minimum deux mentions de master différentes et avoir été envoyées à au moins deux établissements d’enseignement supérieur.
Il ne suffit donc pas d’avoir candidaté 5 fois à 5 parcours différents appartenant tous à la même mention. Il faut avoir suffisamment diversifié ses demandes dès la campagne Mon Master pour conserver la possibilité d’utiliser la saisine en cas d’échec généralisé.
Une règle plus souple s’applique lorsqu’il n’existe qu’une seule université dans la région académique. C’est notamment le cas en Corse, Guadeloupe, Guyane, Martinique et à La Réunion : deux candidatures en première année de master suffisent.
Peut-on saisir le recteur si l’on est encore sur liste d’attente ?
Oui depuis une évolution importante entrée en vigueur le 2 juillet 2026. Un placement sur liste d’attente ne fait désormais plus obstacle à la saisine du recteur. Il en va de même pour un étudiant placé en recherche de contrat dans une formation en alternance.
Cela permet à un candidat de poursuivre simultanément la gestion des désistements de Mon Master et sa démarche auprès du rectorat. Pour 2026, la gestion des désistements se déroule du 20 juillet au 30 août.
Bon à savoir
Attention cependant : dans les régions comptant au moins deux universités, le Code de l’éducation continue d’exiger 5 refus pour ouvrir le droit commun à la saisine. Être sur liste d’attente n’empêche donc plus la démarche, mais une liste d’attente ne constitue pas en elle-même l’un des 5 refus exigés.
Quel est le délai pour saisir le recteur ?
Le délai est court : 15 jours. Il commence à courir à partir du dernier refus lorsque l’étudiant a déjà obtenu sa licence. Si l’attestation de réussite à la licence est délivrée après le dernier refus, les 15 jours courent à partir de l’obtention de cette attestation.
Lorsque le dernier refus et la licence ont été obtenus avant l’ouverture du service de saisine, le délai commence à la date d’ouverture. Pour la rentrée 2026, la plateforme a ouvert le 20 juillet.
Il ne faut donc pas attendre la rentrée de septembre pour se renseigner. L’étudiant qui laisse passer son délai de 15 jours peut perdre la possibilité d’utiliser le dispositif.
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Quel est le calendrier de la saisine du recteur en 2026 ?
Plusieurs échéances encadrent la procédure, depuis l’ouverture du service jusqu’à sa clôture. Les dates ci-dessous valent pour la rentrée 2026 et doivent être revérifiées chaque année.
| Date | Étape | Ce qu’il faut retenir |
|---|---|---|
| 2 juillet 2026 | Nouvelle règle sur les listes d’attente | Être sur liste d’attente ou en recherche de contrat ne bloque plus la saisine |
| 20 juillet 2026 | Ouverture du service de saisine | Début également de la gestion des désistements sur Mon Master |
| 30 août 2026 | Fin de la gestion des désistements | Les places libérées ne sont plus réattribuées par ce biais |
| 20 août au 15 septembre 2026 | Commission d’accès au deuxième cycle | Saisie automatiquement pour les dossiers éligibles restés sans proposition |
| 18 octobre 2026 | Date limite de création d’un dossier | Aucune nouvelle saisine ne peut être déposée après cette date |
| 28 octobre 2026 | Clôture de la procédure | Fin du traitement des dossiers déjà déposés |
La date limite de création d’un dossier précède de dix jours la fin de la procédure, afin de laisser aux rectorats le temps de traiter les dernières demandes. Un étudiant qui remplit les conditions début octobre a donc intérêt à déposer sa saisine sans attendre.
Comment saisir le recteur sur Mon Master ?
La démarche s’effectue en ligne depuis Mon Master. Le candidat répond d’abord à plusieurs questions permettant de vérifier son éligibilité, puis constitue son dossier avant de cliquer sur « Saisir mon rectorat ». Le rectorat compétent est celui de la région académique dans laquelle la licence a été obtenue, même si l’étudiant déménage ensuite dans une autre région.
Le dossier comprend la preuve d’obtention du diplôme national de licence, les relevés de notes des trois années de licence et un CV. Les refus reçus via Mon Master sont automatiquement intégrés au dossier. Les refus correspondant à des candidatures effectuées hors de la plateforme peuvent également être ajoutés.
Le candidat doit également renseigner plusieurs champs consacrés à ses motivations. Cette partie mérite d’être travaillée : elle permet au rectorat de comprendre le domaine recherché, le projet professionnel et les contraintes éventuellement importantes pour identifier des masters compatibles.
Le recteur doit-il obligatoirement trouver un master ?
Le Code de l’éducation prévoit que le recteur présente au moins trois propositions d’admission à l’étudiant remplissant les conditions, après accord des établissements concernés. Ces formations doivent tenir compte du projet personnel et professionnel, de la licence obtenue, des capacités d’accueil et de l’offre de masters disponible.
Le rectorat utilise notamment une liste nationale de compatibilité entre mentions de licence et mentions de master. Cette liste a été actualisée en 2026. Le mécanisme ne consiste donc pas simplement à chercher n’importe quelle place encore disponible.
Lorsqu’une formation compatible existe dans l’établissement où l’étudiant a obtenu sa licence, le recteur doit veiller à ce qu’au moins l’une des propositions concerne cet établissement. À défaut, il privilégie un établissement situé dans la même région académique.
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Peut-on exiger le master que l’on voulait initialement ?
Non. C’est la principale limite du droit à la poursuite d’études. La saisine ne permet pas d’annuler un refus prononcé par un master particulièrement sélectif ni d’imposer son admission dans l’établissement initialement demandé.
Le rectorat peut proposer une autre mention compatible, un autre parcours ou une université différente. Le projet du candidat doit être pris en compte, mais il est confronté aux capacités d’accueil réellement disponibles et à l’accord des établissements.
La saisine protège donc le droit à disposer d’une possibilité de poursuite vers un diplôme national de master, pas un droit à intégrer précisément Sorbonne Université, Paris-Saclay ou n’importe quel master choisi par le candidat.
Combien de temps a-t-on pour accepter une proposition ?
Lorsqu’une proposition du rectorat apparaît sur la plateforme, l’étudiant dispose de huit jours pour l’accepter. Sans réponse dans ce délai, elle est considérée comme refusée.
Une fois une proposition acceptée, le traitement de la saisine prend fin. L’inscription dans la formation concernée devient alors de droit dès lors que l’étudiant effectue les démarches demandées et remplit les autres conditions administratives d’inscription.
À l’inverse, une simple indication selon laquelle le rectorat a contacté un établissement ne constitue pas encore une proposition d’admission. Il faut attendre que l’établissement ait accepté la demande et qu’une véritable proposition soit affichée.
Que se passe-t-il si Mon Master propose finalement une place ?
La saisine ne permet pas de conserver deux procédures parallèles jusqu’au bout pour choisir la meilleure proposition. Si l’étudiant reçoit finalement une réponse positive à l’une de ses candidatures Mon Master, sa saisine rectorale prend fin.
La même règle s’applique si une admission dans un diplôme national de master est obtenue en dehors de Mon Master. Dès lors qu’une réponse positive existe, le candidat ne remplit plus le critère justifiant l’intervention du recteur.
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Que se passe-t-il si le rectorat ne trouve aucune place ?
Une commission d’accès au deuxième cycle de l’enseignement supérieur intervient lorsque la procédure n’a pas permis d’aboutir à une admission. Elle réunit notamment le rectorat et des représentants des établissements proposant des diplômes nationaux de master dans la région.
En 2026, cette commission doit se réunir entre le 20 août et le 15 septembre. L’étudiant ne peut pas la saisir directement : son dossier lui est automatiquement transmis lorsqu’il est éligible et que la saisine rectorale n’a pas encore abouti.
La procédure générale reste ouverte jusqu’au 28 octobre 2026. Une absence de proposition dans les premiers jours suivant la saisine ne signifie donc pas que le dossier est définitivement bloqué.
Existe-t-il une procédure particulière en cas de handicap ?
Oui. Depuis 2026, un titulaire d’une licence qui justifie de circonstances exceptionnelles liées à son état de santé ou à son handicap peut demander un réexamen de ses candidatures avec des conditions adaptées. Au moins deux refus sont alors nécessaires et un placement sur liste d’attente ou en recherche de contrat d’alternance ne bloque pas la démarche.
Bon à savoir
Le recteur doit tenir compte des besoins de soins, d’accompagnement, de compensation, de transport et de l’accessibilité des établissements. Des documents médicaux complémentaires peuvent être demandés sous pli confidentiel à destination du médecin conseiller technique du rectorat. Cette procédure ne doit donc pas être confondue avec la saisine classique fondée sur 5 refus.
Comment augmenter ses chances d’obtenir une proposition adaptée ?
La marge de manœuvre du rectorat dépend du nombre de formations encore capables d’accueillir un étudiant. Il est donc préférable de déposer sa saisine dès que les conditions sont réunies plutôt que d’attendre l’expiration du délai.
Le projet présenté doit aussi rester suffisamment précis pour orienter la recherche sans la rendre impossible. Indiquer un secteur professionnel, les compétences recherchées et plusieurs mentions de master compatibles sera généralement plus utile que d’exiger un seul parcours dans une seule ville.
Enfin, il faut continuer à suivre ses listes d’attente et les éventuelles opportunités extérieures. La saisine constitue un filet de sécurité juridique, pas nécessairement la voie la plus rapide ni la formation que l’étudiant aurait classée en premier.
Dans les régions académiques comptant au moins deux universités, il faut au moins 5 refus correspondant à au moins deux mentions de master et deux établissements différents. Dans certaines régions ne comptant qu’une université, deux candidatures suffisent.
Oui. Depuis le 2 juillet 2026, être sur liste d’attente ne constitue plus un obstacle à la saisine.
Non. Le dispositif classique est réservé aux titulaires d’un diplôme national de licence français. Les titulaires d’un BUT, d’une licence professionnelle ou d’un diplôme étranger ne sont pas éligibles.
Non. La procédure vise à trouver des formations compatibles avec votre licence et votre projet. Elle ne crée pas un droit à intégrer le master précis initialement demandé.
Huit jours à compter de sa réception. Au-delà, la proposition est considérée comme refusée.














