Master in Management ESSEC : « Je suis venue à Cergy avec mes crayons. Je repars avec le monde. »

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Prise de notes au séminaire : participant avec carnet, stylo et smartphone.

Bon à savoir

Découvrez le témoignage projectif de Mia, designer coréenne diplômée de l’Université de Séoul, admise en Master in Management de l’ESSEC Business School par la voie AST international (Admission sur titre). Il ne s’agit pas d’un témoignage réel, mais d’une mise en récit nourrie des évolutions du programme déployées dès 2026.

Avant de candidater au Master in Management de l’ESSEC Business School par la voie AST international, Mia avait passé quatre années à étudier le design de communication à l’Université de Séoul. Elle n’avait jamais imaginé rejoindre une grande école de commerce. Elle l’a fait, dit-elle, parce qu’elle voulait conjuguer créativité et management dans un environnement qui lui ouvrirait l’Europe et le monde. « L’ESSEC offrait exactement ce que je cherchais : une école de renommée internationale, ancrée en France et reconnue à l’échelle mondiale, qui me permettrait d’étudier sur plusieurs continents et de m’immerger dans la culture managériale européenne sans renoncer à mes racines créatives. »

Aujourd’hui diplômée, elle revient sur son arrivée à Cergy avec ses carnets de croquis, sur sa rencontre avec son squad et sur la place qu’elle y a finalement trouvée.

Pourquoi une designer coréenne candidate-t-elle à une grande école de commerce française ?

Mia est arrivée en France avec un excellent niveau d’anglais, un français en cours d’apprentissage et une question qui ne la quittait pas. « Je ne savais pas si une designer avait sa place dans une école de commerce. Je connaissais des amis qui avaient fait du business à l’étranger, mais aucun ne venait d’un parcours créatif comme le mien. »

La voie AST international du Programme Grande ÉcoleMiM lui a permis d’intégrer directement le MIM1, sans passer par l’année de pré-master, réservée aux étudiants issus de classes préparatoires françaises. À son arrivée sur le campus de Cergy, elle a suivi les refreshers proposés par l’école avant le démarrage du premier trimestre. Ces sessions de mise à niveau, conçues sur mesure selon son profil, lui ont permis de combler les écarts sur les fondamentaux du management.

« Ces premières semaines ont été plus exigeantes que je ne l’imaginais, raconte Mia. Elles m’ont aussi donné confiance dans ma capacité à apprendre vite et à intégrer un langage qui m’était totalement étranger. »

Bon à savoir

Découvrez le classement L’Express Éducation des meilleures grandes écoles de management 2026 selon les recruteurs français.

« Je pensais devoir m’adapter en permanence. C’est l’inverse qui s’est produit. »

Dès son premier jour en MIM1, Mia a découvert son squad. Une cohorte d’une quarantaine d’étudiants, conçue pour mélanger les profils, les nationalités et les parcours d’origine.

« Je m’attendais à être l’internationale du groupe. C’est l’inverse qui s’est produit, raconte Mia. Tout le monde était mélangé par construction. Assise à ma droite, une Parisienne qui se destinait au conseil en stratégie. En face de moi, un Américain venu de Boston, à la fois passionné de finance et de jazz. À ma gauche, une jeune femme française originaire de Dakar, qui avait fait deux missions humanitaires avant de candidater. Et juste derrière, un ingénieur français, très pragmatique, qui m’a beaucoup appris sur la rigueur du raisonnement. »

Le calendrier synchronisé de la rentrée a joué son rôle. Tous les profils du Programme Grande École – MiM entrent en MIM1 au même moment : anciens du pré-master, admis sur titre français, admis sur titre internationaux. « Chacun arrive avec son bagage et son parcours, mais le point de départ en cycle master, c’est ce moment-là, partagé par tous. »

Lire aussi : L’ESSEC parie sur la force du groupe pour former les managers de demain

Le squad pour mettre en avant un profil créatif 

Pendant les deux premiers trimestres, le squad suit ensemble les neuf cours fondamentaux du master en management. Travaux collectifs, temps forts d’intégration, séminaires. Chaque squad bénéficie d’un référent académique attitré.

C’est dans ce cadre que Mia a découvert le rôle qu’elle pouvait jouer dans le collectif. « Au début, je dessinais simplement pour comprendre. Je transformais ce que les autres formulaient par des mots en schémas, en parcours utilisateurs, en représentations visuelles. Très vite, mes camarades ont commencé à me demander de mettre en image leurs raisonnements. J’ai compris que mon regard de designer n’était pas une originalité décorative. C’était une vraie ressource pour le groupe. »

La référente académique a aussi joué un rôle central dans cette transition. « Elle nous a aidés à formuler la valeur de chacun dans le squad, sans jamais hiérarchiser les profils. Pour quelqu’un comme moi, qui arrivait avec la sensation d’être en décalage, cela a tout changé. »

L’anglais, un terrain d’égalité

Le Master in Management de l’ESSEC propose un nombre croissant de cours en anglais et cette évolution change beaucoup pour les étudiants internationaux. « Je n’étais plus en train de traduire en permanence. Je pensais directement dans la langue du cours. »

L’anglais devient aussi un terrain où les écarts s’effacent. « Tout le monde fait un effort, tout le monde s’améliore. Cela crée une forme d’égalité dans la prise de parole qui m’a libérée. Lors d’un cours de stratégie, j’ai présenté une analyse de cas devant toute la classe sans préparation écrite. C’était la première fois depuis mon arrivée en France. »

Le séminaire Future of Business, quatre jours en immersion dans une entreprise partenaire avec des coachs venus du cabinet Accenture, a confirmé cette dynamique. « Mon squad a été envoyé chez Orange, qui voulait repenser entièrement ses interfaces clients à l’heure de l’IA générative, raconte Mia. Nous avons travaillé sur la simplification radicale du parcours utilisateur de leur application principale et j’ai produit en deux jours une maquette interactive qui structurait notre proposition. Le jury a remarqué l’approche. Ce jour-là, j’ai cessé de me demander si j’avais ma place. »

Un double diplôme avec MIT Sloan pour conjuguer design et management

Une fois les deux premiers trimestres en squad terminés, Mia a construit un parcours qui conjugue ses deux univers, en s’appuyant sur les partenariats académiques internationaux de l’ESSEC Business School.

Elle a choisi de suivre un double diplôme avec MIT Sloan School of Management, l’un des partenaires académiques de l’ESSEC Business School. Elle a pu approfondir sa réflexion à l’intersection du design, de l’intelligence artificielle et du management. « C’est probablement la décision qui a le plus structuré la suite de mon parcours, raconte Mia. J’ai eu accès à des laboratoires, à des professeurs et à un écosystème entrepreneurial qui m’ont ouvert des horizons que je ne soupçonnais même pas en arrivant à Cergy. Sans les opportunités offertes par l’ESSEC Business School, je n’aurais jamais pu pousser cette porte. » Ce choix a allongé son cursus d’une année, une option que l’ESSEC Business School rend possible grâce à la flexibilité de son cycle Master, qui peut s’étendre de deux à quatre ans selon les parcours.

Cette expérience lui a permis de valider largement les dix semaines d’expérience académique à l’international exigées pour l’obtention du diplôme du MiM. Mia souligne aussi que ce sont les nombreuses ouvertures internationales de l’ESSEC, à commencer par ses campus internationaux de Rabat et de Singapour, qui l’ont convaincue de rejoindre l’école. « Même sans y étudier moi-même, je savais que ces campus existaient, qu’ils faisaient partie de l’écosystème ESSEC et qu’ils nourrissaient la dimension globale du programme. C’est cette infrastructure mondiale qui rend une trajectoire comme la mienne possible. »

Les ressources de l’école comme leviers personnels

À côté de ses choix académiques, Mia a aussi mobilisé les ressources que l’ESSEC met à disposition de ses étudiants pour construire un parcours sur mesure.

Elle a effectué un stage de six mois à Londres chez Pentagram, agence emblématique du design d’identité, réputée pour ses collaborations avec de grands groupes du luxe et de la tech. « J’y ai pris en charge la refonte d’identité visuelle d’une marque qui voulait se relancer sur le marché européen. C’était la première fois que je portais un projet d’une telle envergure de bout en bout. J’ai aussi pris contact avec le hub londonien de l’ESSEC Business School pour rencontrer des alumni installés sur place. Ce ne sont pas des campus, ce sont des points d’ancrage, mais ils font une vraie différence quand on construit un parcours international. »

Mia s’est aussi rapprochée de l’Institut Metalab pour l’Intelligence Artificielle de l’école, pour explorer la question du design d’interfaces à l’heure des algorithmes. « C’est un sujet qui se trouve exactement à l’intersection de mes intérêts. J’y ai trouvé des professeurs qui pensaient comme moi, à la croisée de plusieurs disciplines. »

Mia a enfin trouvé un ancrage très personnel en rejoignant l’OSE, l’Orchestre Symphonique de l’ESSEC. Une association étudiante qui rassemble des musiciens de toutes nationalités, certains issus de son squad, d’autres venus d’autres promotions et programmes de l’école, le tout encadré par un chef d’orchestre professionnel. « On répétait deux soirs par semaine, et c’est devenu l’un des moments les plus précieux de mon passage à Cergy. Quand on partage une partition avec quelqu’un, on n’a plus besoin de parler la même langue. Cette expérience-là, je ne l’avais jamais vécue à Séoul. »

Ce que le Master in Management ESSEC change pour la suite

Mia dirige aujourd’hui l’équipe design d’une entreprise technologique basée à Paris, avec des clients en Asie et en Europe. « Je manage une équipe multiculturelle, exactement comme mon squad. J’utilise des réflexes que j’ai acquis et développés au cours de mes études à Séoul et, notamment, à l’ESSEC Business School. »

Le réseau de son squad reste un repère central. « Plusieurs membres sont aujourd’hui dispersés sur trois continents. Nous nous croisons régulièrement, professionnellement ou personnellement. C’est l’une des choses les plus précieuses que je rapporte de Cergy. »

En arrivant à l’ESSEC, Mia se demandait si une designer avait sa place dans une grande école de commerce. Elle y a trouvé sa réponse. « Ce n’est pas l’ESSEC qui m’a intégrée. C’est moi qui fais partie de l’ESSEC Business School. Cette nuance change tout. »

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