La philosophie avait ouvert le bal lundi. Ce mardi 16 juin, les épreuves de spécialité du baccalauréat général 2026 démarraient à leur tour. Ceux ayant choisi les sciences de la vie et de la terre ont eu trois heures trente pour composer. Voici ce que contenait le sujet de spécialité SVT du bac 2026.
Découvrez le sujet de l’épreuve de spécialité SVT du bac 2026 – Jour 1
Le sujet de l’épreuve de spécialité SVT se composait de deux exercices obligatoires, pour un total de 15 points. L’usage de la calculatrice et du dictionnaire n’était pas autorisé.
Le premier exercice, noté sur 7 points, portait sur le stress et la fuite. Aucun document support n’était fourni, il s’agissait d’un exercice de restitution organisée des connaissances. Les candidats devaient expliquer, sous forme de texte argumenté, comment l’intervention du système nerveux dans la réaction de stress et dans le mouvement volontaire permet à l’organisme de prendre la fuite de manière efficace.
Le second exercice, noté sur 8 points, s’appuyait sur cinq documents pour aborder les effets d’éruptions volcaniques majeures sur la température atmosphérique. Les candidats devaient expliquer comment ces éruptions ont pu provoquer des variations de température à différentes échelles de temps. Les documents couvraient les provinces magmatiques géantes comme les trapps de Sibérie, du Deccan et les trapps CAMP, la composition des gaz émis lors d’éruptions de type effusif, l’éruption du Pinatubo en 1991 et ses effets mesurés sur le rayonnement solaire, l’altération chimique des roches silicatées et leur rôle dans le cycle du carbone, et enfin une chronologie synthétique des effets volcaniques sur le climat selon l’échelle de temps considérée.
Lire aussi : Tout savoir sur les spécialités du baccalauréat
Découvrez le sujet de l’épreuve de spécialité SVT du bac 2026 – Jour 2
L’exercice 1 (7 points) porte sur l’utilisation des isotopes en sciences de la Terre. Les candidats rédigent un texte argumenté expliquant comment l’étude de rapports isotopiques permet à la fois de retracer des variations climatiques passées et de dater des objets géologiques tels que des roches, des sédiments ou des glaces. Aucun document n’accompagne cet exercice : la réponse s’appuie exclusivement sur les connaissances du programme.
L’exercice 2 (8 points) porte sur l’effet incrétine, phénomène par lequel l’ingestion orale de glucose provoque une élévation de l’insulinémie nettement plus importante qu’une injection directe dans le sang pour une même hausse de glycémie. À partir de quatre documents, les candidats déterminent les mécanismes physiologiques qui expliquent cet écart.
Le document 1 compare, chez l’humain sain, l’évolution de la glycémie, de l’insulinémie et de la concentration sanguine en GLP-1 selon que le glucose est administré par voie orale ou par perfusion intraveineuse isoglycémique. Le document 2 présente une expérience sur intestin isolé de chien montrant que c’est bien l’absorption du glucose par l’intestin, et non la simple présence d’un glucide, qui déclenche la sécrétion de GLP-1. Le document 3 localise, par marquage fluorescent sur coupes de pancréas de rat, les récepteurs au GLP-1 dans les îlots de Langerhans. Le document 4 se divise en deux parties : la première montre l’effet du GLP-1 sur l’expression du gène de l’insuline dans des cellules pancréatiques de rat via autoradiographie ; la seconde mesure la sécrétion d’insuline par des îlots de Langerhans humains isolés en présence de glucose et de GLP-1.
L’épreuve de spécialité SVT compte pour 16 points dans le calcul du baccalauréat général, soit l’un des coefficients les plus élevés de l’examen.
L’épreuve dure trois heures trente. L’usage de la calculatrice et du dictionnaire n’est pas autorisé.
L’épreuve de spécialité SVT du baccalauréat général 2026 se tient le mardi 16 juin ou le mercredi 17 juin 2026 selon l’emploi du temps de chaque candidat.
Le sujet est noté sur 20 points et se compose de deux exercices obligatoires. Le premier est un exercice de restitution de connaissances, le second une étude de documents scientifiques. Les candidats sont évalués sur leur capacité à argumenter, à exploiter des données et à mobiliser les notions du programme de terminale.













