SKEMA Grande École Business School, excellence internationale, classement FT 2025, campus mondiaux.École SKEMA : campus international moderne, excellence académique et étudiants en conversation.

La césure, un atout pour gagner en maturité

5 Min. de lecture
Les bénéfices d'une année de césure

Sorte de « pause » dans le cursus des études supérieures, l’année de césure est fortement plébiscitée tant par les étudiants eux-mêmes que par les écoles de management ou d’ingénieurs.


Véritable sésame pour acquérir de l’expérience et affiner son projet professionnel, l’année de césure, anciennement surnommée « année sabbatique » est devenue monnaie courante chez les étudiants. Cette pause de six mois à un an, souvent réalisée entre le master 1 et le master 2, « est un dispositif qui permet d’acquérir de l’expérience en autonomie en dehors de la scolarité » expose Nicolas Glady, vice-président Formation & Carrière de la Confédération des grandes écoles (CGE).

À LIRE AUSSI

Faire une pause durant ses études : pour ou contre ?
Études supérieures : comment trouver un stage ?

« Cette année supplémentaire a été hyper bénéfique car elle m’a permis de prendre du recul et de choisir un master en 5e année dans le marketing du luxe qui me convient mieux et me plait plus. Cela m’a permis d’affiner ce que je voulais faire et ce que je ne voulais pas faire. J’ai vu le secteur et les missions qui me plaisaient ou pas » confie Jade Rebois, étudiante à l’Essca, une école de commerce post-bac, qui vient de terminer son année de césure entre sa 4e et sa 5e année d’école. Pendant un an, Jade a fait un premier stage de six mois dans une start-up parisienne et un deuxième de trois mois au Portugal.

Pour Nicolas Glady, l’année de césure permet aux étudiants de choisir les options et spécialisations de leurs masters en toute connaissance de cause, en fonction de ce qu’ils ont appris et aimé pendant cette période. « C’est là que les options prennent tout leur sens » insiste-t-il. Les étudiants apprécient particulièrement pendant cette année de césure le fait de pouvoir tester une fonction, une mission ou un secteur. Carla Latham, actuellement à l’ESCP en master 1, apprécie d’avoir pu tester le secteur du sport automobile pendant son deuxième stage de césure. « Je voulais voir si cela me plaisait vraiment et si ce n’était pas juste une passion ». Son test en tant qu’assistante hospitality pour les courses automobiles organisées par le Mans Spirit Club s’est avéré concluant et l’a confortée dans sa voie puisqu’elle a décidé de poursuivre son master 2 à la rentrée en alternance dans l’entreprise.

A contrario, Alexandre Giordani, qui souhaitait à tout prix travailler dans le domaine sportif, a pu voir grâce à son expérience de césure qu’il était finalement plus intéressé par les missions proposées par une entreprise que par son secteur d’activité. « Pour mon stage de fin d’étude, je vais donc me concentrer sur les missions plus que sur le secteur » conclut-il.

ESCP Business School

Logo

ESCP Business School

  • Berlin, Londres, Madrid, Paris, Turin
  • Conseil en stratégie et gestion de projet, Digital, Numérique et Nouvelles Technologies, Entrepreneuriat et gestion de start-up, Finance d’entreprise et comptabilité, Gestion d’entreprise et management général, Innovation et transformation digitale, Intelligence Artificielle et Machine Learning, Management, Stratégie et Ressources Humaines
  • Certificats / Diplômes Universitaires

Je veux plus d’infos !

Également étudiant à l’Essca, il finit son année de césure après deux stages de six mois. « Je voulais faire cette année de césure pour gagner en expérience, avoir un cv plus rempli et aiguiller mon projet professionnel » explique-t-il. Si je ne l’avais pas fait, j’aurais fait ma dernière année de master et recherché mon dernier stage sans avoir d’expérience professionnelle ». Le plus souvent, le choix de faire une année de césure est guidé par la volonté de faire un stage de longue durée en France ou à l’étranger. « Si nous avons des stages à faire tout au long de notre cursus, nous n’en avons pas de si long prévus pendant la scolarité, sauf à la fin de nos études. Je voulais faire un stage plus significatif et dans le milieu qui m’interessait » confie Jade Rebois.

Pour Tina Robiolle, directrice des études (PGE) de l’Essec, l’année de césure répond aux besoins actuels du marché du travail : « Les étudiants se retrouvent de plus en plus face à des employeurs qui attendent un certain niveau d’expérience chez les jeunes diplômés. Avec moins d’un an d’expérience, leur taux d’employabilité est très faible » explique-t-elle. Nicolas Glady voit une vraie différence entre les élèves passés par une année de césure et ceux qui ne l’ont pas fait. « Il y a une vraie maturité par rapport aux cours dispensés et par rapport à la compréhension de leur utilité ».

Pour le directeur général de Télécom Paris et enseignant-chercheur, cette expérience différente est d’autant plus intéressante pour des étudiants qui « sont sur des rails dans un univers très cadré pendant toute leur scolarité. Cette expérience va ouvrir leurs chakras et leurs esprits. Ils ont un vécu que les autres élèves n’ont pas nécessairement » explique-t-il. Outre les stages et l’expérience, les raisons qui poussent les étudiants à opter pour une année de césure sont très hétérogènes. « Il y a beaucoup de modalités et de raisons différentes » argue-t-il. Et de citer pêle-mêle des stages, un CDD, un service civique, un projet sportif, associatif ou humanitaire, une formation ou de l’entrepreneuriat. De fait, « il est difficile d’avoir des statistiques sur quelque chose d’aussi polymorphe ».

Côté recruteurs comme côté écoles, ces pauses sont très appréciés. « C’est fortement encouragé par l’école car c’est un gros plus au moment des stages de fin d’études qui débouchent souvent sur des CDI » affirme Jade Rebois.

Si l’Essec est moins coutumière de ces années de césure du fait de la souplesse et de la flexibilité qu’offre déjà l’école, Tina Robiolle a vu l’importance de l’année de césure lorsqu’elle travaillait à Sciences Po Paris. « C’est bénéfique pour les programmes plus rigides ou intensifs dans leur structure. Les étudiants, recrutés dès la fin de leur bachelor, n’avaient pas ou presque pas d’expérience professionnelle. La césure est alors utile pour développer leur expérience professionnelle, pour augmenter leur taux d’employabilité à la sortie du programme et mieux saisir et développer leur projet professionnel, insiste-t-elle. Cela leur permet également d’être moins dans le flou et de mieux s’orienter ». 

Autre motivation de taille, découvrir le monde. Entre ses deux stages de six mois, Alexandre a eu le temps de partir pendant un mois au Chili et en Argentine et à la fin de son année de césure, il a profité d’un dernier mois pour parcourir le Cambodge et la Malaisie. Jade, qui souhaitait également en profiter pour voyager, est partie à l’issue de ses deux expériences trois mois au Pérou et en Bolivie. « Je voulais prendre le temps d’aller à l’autre bout du monde sans avoir un CDI qui m’attend » confie-t-elle.

Vous aimerez aussi !
Allée de bibliothèque bordée de rayonnages remplis de livres, silhouette détudiant au loin.
CVEC : qu’est-ce que la contribution de vie étudiante et de campus ?

Au moment de s’inscrire dans l’enseignement supérieur, presque tous les ...

4 Min. Bachelors, Masters, Orientation

Collaboration ordinateur au café : deux personnes en réunion productive autour dun portable.
Rémunération en master en alternance : combien toucher selon son contrat ?

Se former en entreprise tout en étant payé, c’est la ...

5 Min. Formations, Masters

Pourquoi les masters sont-ils de plus en plus sélectifs ?

Obtenir une licence ne garantit plus de trouver une place ...

8 Min. Formations, Masters, Stage et alternance

Universités vs grandes écoles, la fin d'une dualité ?
Master à l’université, en IAE ou en école de commerce : quelles différences en voie commerciale ?

Après une licence, un BUT ou un bachelor, faut-il poursuivre ...

10 Min. Écoles post-prépas, Formations, Masters, Mon Master

master en finance
Classements des masters : comment les lire et les comparer ?

Un master classé troisième est-il nécessairement meilleur qu’un programme arrivé ...

8 Min. Masters, Mon Master

Qu’est-ce qu’un magistère ?

Le magistère appartient à ces cursus que le grand public ...

7 Min. Masters, Mon Master

Deux lecteurs feuilletant des livres dans une bibliothèque aux rayonnages remplis.
CPGE littéraires : quelles filières choisir après le bac ? A/L, B/L, Chartes et Saint-Cyr

Choisir une prépa littéraire ne revient pas seulement à choisir ...

11 Min. Concours BCE, Concours Ecricome, Prépas

Les différentes options de prépa littéraire.
BEL : tout savoir sur la Banque d’Épreuves Littéraires

Passer les concours des ENS sans limiter son avenir aux ...

7 Min. Concours BCE, Concours Ecricome, Écoles post-prépas, Masters, Prépas

La rémunération de stage n'est pas obligatoire en dessous de 2 mois.
Stage de fin d’études en master : durée, gratification, recherche

Le stage de fin d’études peut servir de dernière épreuve ...

11 Min. Masters, Mon Master, Monde du travail, Premier emploi, Stage et alternance

Ce que représente le programme Erasmus +.
Erasmus en master : bourses, démarches et destinations

Un semestre à Madrid, une année à Oslo ou un ...

12 Min. Finances, Masters, Partir à l'étranger

Double diplôme en master : fonctionnement, sélection et choix

Un double diplôme en master permet-il réellement d’obtenir deux diplômes ...

10 Min. Écoles post-prépas, Formations, Masters, Partir à l'étranger

Remise de diplômes : procession détudiants en toges noires et capes rouges.
Frais de scolarité en master : de 254 euros à plus de 20 000 euros par an

Entre un master préparé à l’université et un master en ...

5 Min. Formations, Masters, Orientation