Le lendemain de l’épreuve de philosophie qui a ouvert la session du baccalauréat 2026, les candidats ayant choisi la spécialité Arts ont composé ce mardi 16 juin, seule journée dédiée à cette épreuve. Arts du cirque, arts plastiques, cinéma-audiovisuel, danse, histoire des arts, musique et théâtre : sept disciplines, sept sujets distincts, tous d’une durée de 3h30. Le sujet de l’épreuve de spécialité Arts du bac 2026 est disponible ci-dessous selon votre option.
Bon à savoir
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Découvrez les sujets de l’épreuve de spécialité Arts du bac 2026
Retrouvez ci-dessous l’intégralité des sujets de l’épreuve de spécialité Arts tombés ce mardi 16 juin 2026.
Le sujet de l’épreuve Arts du cirque
L’épreuve Arts du cirque comporte deux parties de 10 points chacune, traitées toutes les deux. La première partie invite les candidats à s’interroger, à partir d’un dossier de six documents, sur ce qui permet de reconnaître le jonglage malgré la diversité de ses formes. La seconde partie demande de concevoir un court numéro qui rompt avec les codes classiques du jonglage, en s’inspirant des documents et en explicitant le processus de création.
Le dossier documentaire propose six œuvres : une bande-annonce vidéo de la compagnie Le Jardin des Délices (L’Homme de boue, 2014), une photographie du Collectif Protocole (One shot #68, 2017), des images de la compagnie BAL (Éloge du poil, Jeanne Mordoj, 2010), de la compagnie Non Nova (P.P.P., Phia Ménard, 2011), de la compagnie Adrien M & Claire B (Faire corps, 2020), et une photographie de pizza acrobatique issue d’un site culinaire.
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Le sujet de l’épreuve Arts plastiques
L’épreuve se divise en deux parties. La première, obligatoire (12 points), porte sur l’analyse d’un corpus de quatre œuvres autour de l’axe « documenter ou augmenter le réel » : une photographie d’Andreas Gursky (99 Cent, 1999), une huile sur toile de Chardin (La Raie, 1728), la Roue de bicyclette de Marcel Duchamp (1913-1964) et le Spider de Louise Bourgeois (1996). Les candidats doivent développer une réflexion sur le rapport au réel en sélectionnant au moins deux œuvres du corpus et en élargissant à d’autres références personnelles.
La deuxième partie (8 points) propose un choix entre deux sujets : un commentaire critique sur la facilité des pratiques artistiques avec l’IA, à partir d’un article du Monde (2024), ou une note d’intention pour un projet d’exposition intitulé « Encore plus déroutant », bâti autour d’une œuvre du corpus de la première partie.
Les candidats disposaient de 3 feuilles A4, de papier brouillon et de leur matériel graphique personnel.
Le sujet de l’épreuve de Cinéma-audiovisuel
Le film support de l’épreuve de spécialité Cinéma-Audiovisuel est La Féline de Jacques Tourneur (1942). La première partie (10 points) demande une analyse précise et argumentée d’un extrait du film (de 01:09:13 à 01:12:22).
La deuxième partie (10 points) laisse le choix entre deux exercices. Le sujet A propose une réécriture cinématographique de l’extrait, avec une contrainte scénaristique : imaginer qu’Irena ne meurt pas en arrivant au zoo. La note d’intention doit s’accompagner d’éléments visuels et sonores. Le sujet B est un essai sur la manière dont le film donne vie à l’ombre, à partir de trois documents : un extrait des Cahiers du Cinéma (2009), un texte de Florence Gravas sur le directeur de la photographie Nicholas Musuraca, et trois photogrammes du film.
Le sujet de l’épreuve de Danse
Les candidats avaient le choix entre deux sujets. Le premier, d’ordre général, part d’une citation de la chorégraphe Maguy Marin sur sa pièce May B (1981) : il s’agit de commenter ce propos et de montrer comment certains chorégraphes interrogent les représentations du corps dansant, en s’appuyant sur des œuvres et des expériences personnelles.
Le second sujet est une analyse de documents. Trois œuvres sont proposées : Floor of the Forest de Trisha Brown (1970), accompagné d’un extrait de texte sur la pièce ; un propos de John Cage sur sa collaboration avec Merce Cunningham et le principe de séparation de la musique et de la danse ; et une photographie d’Entr’actes (Les Fernands) d’Odile Duboc (Aix-en-Provence, 1983).
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Le sujet de l’épreuve d’Histoire des arts
L’épreuve de spécialité Histoire des Arts propose trois sujets ; le candidat en traite un seul. Le premier est une composition sur documents consacrée aux restaurations d’Eugène Viollet-le-Duc et aux débats qu’elles suscitent depuis le XIXe siècle. Le dossier comprend un extrait de son Dictionnaire raisonné, un plan aquarellé de la Cité de Carcassonne (1853), une vue du château de Pierrefonds, un texte d’Anatole France critiquant la restauration, et une photographie de Charles Marville représentant la flèche de Notre-Dame de Paris (vers 1867).
Le deuxième sujet est une dissertation sur le thème « S’affirmer femme artiste ». Le troisième porte sur la question de savoir comment Paris est devenu la capitale des avant-gardes dans la première moitié du XXe siècle.
Le sujet de l’épreuve Musique
L’épreuve de spécialité Musique comporte trois exercices. Le premier (6 points, 40 minutes) consiste en la description d’un extrait de l’Andante du Trio avec piano en sol mineur op. 17 de Clara Schumann (1846), diffusé à quatre reprises selon un plan précis.
Le deuxième exercice (8 points, 1h50) est un commentaire comparé entre deux extraits : Ma fin est mon commencement de Guillaume de Machaut (XIVe siècle) et une version vocale de Giant Steps de John Coltrane par New York Voices (1991). Les candidats disposent d’un relevé partiel de l’arrangement de Giant Steps. Le commentaire porte notamment sur le traitement de la voix, les écritures et plans sonores, et l’organisation formelle.
Le troisième exercice (6 points, 1 heure) part d’un article de blog sur la transmission des traditions musicales. Les candidats répondent à deux questions : identifier les obstacles à cette transmission selon l’autrice, puis expliquer comment un musicien peut s’appuyer sur son héritage culturel pour créer ou interpréter.
Le sujet de l’épreuve de Théâtre
L’épreuve de spécialité Théâtre se compose de deux parties. La première (8 points) demande d’analyser l’image du « mariage » donnée dans un passage d’Un chapeau de paille d’Italie d’Eugène Labiche et Marc-Michel, dans la mise en scène de Giorgio Barberio Corsetti à la Comédie-Française (2012). L’extrait porte sur l’acte II, scène 4 et le début de la scène 5. La consultation des textes du programme limitatif est autorisée pendant l’épreuve.
La deuxième partie (12 points) est un exercice de création : les candidats imaginent, pour leur propre compagnie, les formes scéniques qui donneraient vie au moment suivant l’annonce « LE PEUPLE EST VAINQUEUR » dans 1789, pièce créée par le Théâtre du Soleil en 1970.
Comme toutes les spécialités conservées en terminale, la spécialité Arts porte un coefficient 16, ce qui en fait l’une des épreuves les plus déterminantes du diplôme.
Toutes les options (arts du cirque, arts plastiques, cinéma-audiovisuel, danse, histoire des arts, musique, théâtre) se déroulent sur 3h30.
L’épreuve écrite a lieu le mardi 16 juin 2026. Contrairement à d’autres spécialités qui se tiennent sur deux jours selon les convocations, l’épreuve Arts ne se déroule qu’une seule journée pour tous les candidats.
La structure varie selon la discipline. En arts plastiques, l’épreuve comporte une partie obligatoire sur corpus et une partie au choix. En musique, trois exercices distincts se succèdent, dont des écoutes musicales. En théâtre, deux parties alternent analyse d’une mise en scène et exercice de création. Chaque option a donc ses propres modalités, précisées dans le sujet.
Pour la plupart des options de la spécialité Arts au bac général, l’épreuve terminale comprend une partie écrite et une partie orale ou pratique évaluée séparément. L’épreuve du 16 juin concerne uniquement la partie écrite.













