Pendant deux jours, le remblai de La Baule s’est transformé en stade à ciel ouvert. Natation, vélo et course à pied, la 39e édition du Triathlon Audencia La Baule a réuni les 19 et 20 septembre près de 9000 participants et environ 60 000 spectateurs, sous un grand soleil et dans une ambiance conviviale. C’est l’un des rendez-vous de triathlon les plus importants de France, organisé chaque année par des étudiants d’Audencia et ouvert à tous les publics.
Sur le front de mer, les encouragements ont accompagné les concurrents jusqu’à la ligne d’arrivée tout au long du week-end, entre les stands du village partenaires, les odeurs de restauration et les allées et venues d’une course à l’autre. Des enfants aux triathlètes confirmés, tous les âges se croisaient sur le remblai, dans un mélange d’effort et de fête qui a marqué cette édition.
Vingt-cinq étudiants et une année de préparation
Chaque édition repose sur une équipe de 25 étudiants d’Audencia, mobilisés pendant près d’un an sur la logistique, les partenariats, les inscriptions, la sécurité ou la coordination des courses. Le week-end de compétition mobilise ensuite plus de 500 bénévoles supplémentaires, tous étudiants de l’école. Marin Ripault, 21 ans, étudiant en Programme Grande École, est président de l’association organisatrice cette année.
« Le triathlon se vit en trois ans, explique Marin. On arrive à Audencia en première année post-prépa, on est bénévole sur différents pôles, puis on a la possibilité de postuler pour rejoindre l’équipe qui organisera l’édition suivante. Une fois qu’il est organisé, l’année d’après, on part en échange, et quand on revient, on court à notre tour le triathlon qu’on a organisé mais jamais fait jusqu’à présent. »
Il a choisi le poste de président pour la vision d’ensemble qu’il permet. « J’arrive à avoir une vision d’ensemble qui me permet de bien coordonner l’ensemble de l’événement », dit-il, avant de résumer ce que représente ce rôle. « Ça engage directement la visibilité de l’école. C’est une responsabilité qu’on nous donne, à la fois par Audencia et par la ville, de livrer un événement réussi. »

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Une sélection presque aussi disputée que la course
Chaque année, entre 140 et 150 étudiants candidatent pour les 25 places disponibles. Après une série d’entretiens, une cinquantaine sont retenus pour ce que les étudiants appellent eux-mêmes l’entre-deux-tours, une phase informelle faite de mini-triathlons et de sorties entre candidats, avant une carte blanche où chacun doit démontrer sa motivation. L’an dernier, un candidat avait ainsi réussi à faire venir un adjoint au maire de La Baule pour l’occasion.
Juliette Berlivet, directrice du Triathlon Audencia La Baule, dit avoir trouvé les étudiants très investis à son arrivée, mais concentrés surtout sur l’exécution. Elle a choisi de leur laisser davantage la main en amont des décisions. « Pour être motivés jusqu’au bout, il faut avoir la connaissance de pourquoi on en arrive là », explique-t-elle. Sur la médaille remise aux finishers, par exemple, elle confie ne même pas être sûre d’avoir vu le rendu final avant sa livraison. Cette autonomie n’est pas totale pour autant. « Une liberté d’idée, précise-t-elle. Après je dis oui ou non, mais je n’ai pas souvent dit non. » Elle dit avoir observé, au fil de l’année, une vraie transformation chez la plupart des 25 étudiants. « Il y a un avant, un après, une personne presque prête à rentrer en entreprise. »
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Le sport pour tous, un engagement affiché
L’inclusion occupait une place centrale dans cette édition du Triathlon Audencia La Baule. Parrain de l’événement, l’ancien athlète Axel Allétru portait le projet JePeux2026, réunissant sportifs valides, sportifs en situation de handicap et entreprises autour d’une même distance le dimanche matin, avec 80 participants parasport répartis sur l’ensemble des courses du week-end. L’organisation a aussi poursuivi Trimmersion, un projet porté par des étudiants de l’association depuis 2015 pour faire découvrir le handisport à des jeunes en situation de handicap, coordonné cette année par une étudiante responsable du pôle parasport.
Une nouvelle course en hommage à une étudiante
Cette édition a introduit une épreuve inédite, Ensemble pour Maylis, un format en binôme mixte alternant course à pied et vélo sur des boucles de 2,5 kilomètres. Créée en hommage à Maylis, ancienne trésorière de l’association décédée cette année, la course invitait les participants à un don libre au profit de l’Oncopole de Toulouse, l’établissement qui l’avait accompagnée. Vingt-quatre étudiants de sa promotion, la 37e édition, avaient fait le déplacement pour l’occasion, formant sur la ligne de départ un binôme après l’autre dans une ambiance à la fois recueillie et déterminée.
Le remblai retrouve son calme
Dimanche en fin d’après-midi, quand les derniers concurrents ont franchi la ligne d’arrivée, les bénévoles étaient toujours à leur poste, comme ils l’avaient été deux jours durant. Nous avons pris part à la course Ensemble pour Maylis, ce qui a permis de suivre cette organisation depuis l’intérieur, bénévoles à chaque poste, encouragements qui ne faiblissent pas jusqu’à la dernière boucle. Le remblai, transformé en stade le temps d’un week-end, a retrouvé son calme habituel. Dans quelques semaines, une nouvelle équipe de 25 étudiants commencera à préparer la 40e édition, sans savoir encore ce que ce nouveau cycle leur réserve.
















