Combien gagne réellement un enseignant une fois les primes, l’ancienneté et le statut pris en compte ? Le salaire prof ne correspond pas à un montant unique. Un professeur des écoles, un professeur certifié de collège ou lycée, un agrégé et un enseignant contractuel ne relèvent pas exactement des mêmes conditions de rémunération. D’après les dernières données disponibles du ministère de l’Éducation nationale, un enseignant fonctionnaire ou assimilé perçoit en moyenne 3 090 euros nets par mois. Cette moyenne cache toutefois des écarts importants selon le corps, le temps de travail et l’avancement dans la carrière.
Bon à savoir
La rémunération d’un professeur associe principalement un traitement indiciaire, déterminé par son corps, son grade et son échelon, à différentes primes et indemnités. Elle progresse avec l’ancienneté et peut être augmentée par des responsabilités particulières, des heures supplémentaires, l’exercice en éducation prioritaire ou certaines missions complémentaires. Depuis la réforme de la formation des enseignants appliquée à partir de 2026, le parcours précédant la titularisation est lui aussi rémunéré.
Quel est le salaire prof moyen en France ?
Les dernières statistiques complètes ont été publiées par la DEPP en août 2026 et portent sur les revenus perçus en 2024. Un enseignant fonctionnaire ou assimilé de l’Éducation nationale gagnait alors en moyenne 3 090 euros nets par mois. Pour les enseignants à temps complet, la moyenne atteignait 3 180 euros nets, contre 2 340 euros pour ceux travaillant à temps partiel ou incomplet.
Bon à savoir
Ce chiffre de 3 090 euros ne correspond donc ni au salaire d’un débutant ni à une grille de rémunération particulière. Il s’agit d’une moyenne intégrant des enseignants situés à des étapes très différentes de leur carrière. Les professeurs des écoles percevaient en moyenne 2 850 euros nets mensuels, les certifiés 3 130 euros, les professeurs d’EPS 3 180 euros et les professeurs de lycée professionnel 3 390 euros. Les agrégés et professeurs de chaire supérieure atteignaient 4 080 euros.
L’écart repose notamment sur les grilles indiciaires et les possibilités de primes ou d’heures supplémentaires. Les enseignants du second degré bénéficient davantage de rémunérations complémentaires que leurs homologues du premier degré. À temps complet, la rémunération moyenne atteignait ainsi 2 950 euros nets pour les professeurs des écoles, 3 220 euros pour les certifiés et 4 190 euros pour les agrégés et professeurs de chaire supérieure.
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Quel est le salaire d’un professeur des écoles ?
Un professeur des écoles fonctionnaire ou assimilé gagnait en moyenne 2 850 euros nets par mois en 2024. Pour ceux exerçant à temps complet, cette rémunération atteignait 2 950 euros. La moyenne intègre aussi bien les enseignants récemment titularisés que ceux ayant atteint la hors-classe ou la classe exceptionnelle.
Le salaire progresse au fil des échelons. Dans la grille publiée par le ministère, un professeur des écoles de classe normale perçoit une rémunération nette de base légèrement supérieure à 2 100 euros aux premiers échelons suivant la période de stage. Elle augmente progressivement jusqu’à environ 2 800 euros au dernier échelon de la classe normale. Le passage à la hors-classe puis éventuellement à la classe exceptionnelle permet de dépasser 3 000 euros nets de rémunération de base et d’approcher 4 000 euros aux indices les plus élevés. Ces montants de grille sont ceux publiés par le ministère sur une base au 1er janvier 2024.
À cette rémunération s’ajoute notamment l’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves, l’ISAE, fixée à 2 550 euros bruts annuels. Les enseignants situés dans les premiers échelons peuvent également bénéficier d’une prime d’attractivité comprise entre 400 et 3 370 euros bruts par an, ainsi que d’une prime annuelle d’équipement informatique.
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Quel est le salaire d’un professeur de collège ou de lycée ?
Dans les collèges et lycées généraux et technologiques, une grande partie des enseignants sont professeurs certifiés. Leur salaire net moyen s’élevait à 3 130 euros par mois en 2024, et à 3 220 euros pour ceux exerçant à temps complet. Un professeur d’EPS percevait en moyenne 3 180 euros nets et un professeur de lycée professionnel 3 390 euros.
Pour un certifié de classe normale, les données de rémunération de base publiées par le ministère commencent à environ 2 100 euros nets après la période de stage et augmentent progressivement avec les échelons. Au onzième échelon de la classe normale, la rémunération nette de base indiquée atteint environ 2 800 euros mensuels. La hors-classe permet ensuite de dépasser 3 000 euros, tandis que les indices les plus élevés de la classe exceptionnelle peuvent approcher 4 000 euros nets avant certaines rémunérations complémentaires.
Le salaire ne dépend pas directement de la matière enseignée. À corps, grade et échelon identiques, un professeur certifié de mathématiques et un professeur certifié d’histoire-géographie relèvent de la même grille indiciaire. Des différences peuvent apparaître en pratique à travers les heures supplémentaires, les missions exercées, la fonction de professeur principal ou les conditions d’affectation.
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Combien gagne un professeur agrégé ?
L’agrégation entraîne un changement important de grille de rémunération. En 2024, les professeurs agrégés et de chaire supérieure percevaient en moyenne 4 080 euros nets par mois, soit environ 1,4 fois le salaire moyen des professeurs des écoles. À temps complet, leur rémunération moyenne atteignait 4 190 euros.
La différence apparaît dès les premiers échelons. La grille officielle publiée par le ministère indique une rémunération nette de base d’environ 2 340 euros au deuxième échelon d’un agrégé de classe normale. Elle progresse ensuite jusqu’à environ 3 430 euros au dernier échelon de cette classe. Les niveaux supérieurs de la classe exceptionnelle peuvent dépasser 4 300 euros nets de rémunération de base.
Les agrégés disposent également d’un service réglementaire d’enseignement différent de celui des certifiés et peuvent percevoir des heures supplémentaires. Une heure supplémentaire annuelle représente, selon le grade, entre 1 759 et 2 321 euros bruts par an dans les montants indiqués par le ministère. Des indemnités supplémentaires peuvent aussi être versées aux professeurs principaux ou aux enseignants exerçant certaines fonctions particulières.
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Quelles primes peuvent augmenter le salaire d’un prof ?
Le traitement indiciaire n’est qu’une partie du revenu d’un enseignant. Dans le premier degré, l’ISAE représente 2 550 euros bruts annuels. Dans le second degré, la part fixe de l’ISOE atteint également 2 550 euros bruts par an. La prime d’attractivité peut atteindre 3 370 euros bruts annuels pour les enseignants des premiers échelons, tandis que la prime d’équipement informatique représente 176 euros bruts par an.
Les conditions d’exercice peuvent faire varier beaucoup plus fortement la rémunération. Un enseignant affecté en REP perçoit une indemnité annuelle brute de 1 734 euros. En REP+, la part fixe atteint 5 114 euros, à laquelle peut s’ajouter une part modulable allant jusqu’à 702 euros par an. Les enseignants volontaires peuvent également effectuer des missions dans le cadre du Pacte enseignant, rémunérées 1 250 euros bruts par mission et par an.
Bon à savoir
Dans le second degré, devenir professeur principal, assurer des heures supplémentaires, participer au tutorat d’un stagiaire ou assumer certaines fonctions particulières augmente également la rémunération. C’est l’une des raisons pour lesquelles deux enseignants ayant la même ancienneté et appartenant au même corps peuvent recevoir des salaires mensuels différents.
Les primes occupent d’ailleurs une place significative dans le revenu total. La DEPP estime qu’elles représentaient en moyenne 16 % du salaire brut des enseignants du premier degré et 21 % de celui des enseignants du second degré en 2024.
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Quel est le salaire d’un professeur contractuel ?
Il est possible d’enseigner sans avoir obtenu un concours comme le CRPE, le CAPES ou le CAPLP. L’Éducation nationale recrute des professeurs contractuels afin de répondre à des besoins temporaires ou de pourvoir certains postes vacants. Ils ne bénéficient pas du même statut qu’un professeur fonctionnaire.
Les dernières données de la DEPP montrent un écart sensible de rémunération. En 2024, les enseignants contractuels du public et les maîtres délégués du privé sous contrat percevaient en moyenne 2 130 euros nets par mois, qu’ils travaillent à temps complet, partiel ou incomplet. Ces personnels représentaient alors environ 8 % de l’ensemble des enseignants étudiés.
Cette moyenne doit être interprétée avec prudence, car la rémunération d’un contractuel dépend de son académie, de son niveau de diplôme, de son expérience professionnelle, de sa quotité de travail et des conditions de son contrat. Elle n’est donc pas aussi directement lisible qu’une grille de professeur titulaire.
Dans l’enseignement privé sous contrat, les enseignants titulaires d’un concours peuvent relever d’échelles de rémunération correspondant à celles des professeurs des écoles, certifiés ou agrégés. Leur situation n’est toutefois pas totalement identique à celle des fonctionnaires du public, notamment en matière de cotisations et de déroulement de carrière.
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Quel salaire pendant la formation pour devenir professeur en 2026 ?
La réforme du recrutement des enseignants modifie fortement la question du premier salaire. Depuis la rentrée 2026, les lauréats des nouveaux concours externes accessibles à bac+3 poursuivent leur formation dans le master enseignement et éducation, le M2E.
En première année de master, l’étudiant possède le statut d’élève fonctionnaire et perçoit environ 1 400 euros nets par mois. En deuxième année, il devient fonctionnaire stagiaire, exerce à mi-temps devant les élèves et reçoit environ 1 800 euros nets mensuels. Après l’obtention du master et la titularisation, le ministère annonce une rémunération à partir d’environ 2 100 euros nets par mois.
Ce montant constitue un niveau d’entrée et non le salaire moyen de la profession. La rémunération progresse ensuite avec l’ancienneté, les changements d’échelon et de grade, auxquels peuvent s’ajouter différentes primes. Le parcours salarial d’un professeur s’étend ainsi sur plusieurs décennies.
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