L’École polytechnique, HEC Paris et CentraleSupélec dominent le classement Dealroom des écoles françaises ayant formé des fondateurs de licornes américaines. L’X arrive en tête avec 10 entrepreneurs recensés, devant HEC (7) et CentraleSupélec (5). La France occupe également la sixième place mondiale des pays étrangers dans lesquels ont étudié ces fondateurs. À l’échelle internationale, INSEAD et Polytechnique figurent parmi les 30 premiers établissements ayant formé des créateurs de licornes. Les cinq classements Dealroom permettent de comparer le poids des grandes écoles françaises dans l’entrepreneuriat, aux États-Unis comme dans le reste du monde.
Une licorne désigne une entreprise technologique ayant atteint une valorisation d’au moins un milliard de dollars. Dealroom recense également les thoroughbreds, des entreprises réalisant plus de 100 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel. Ses analyses croisent les parcours académiques des fondateurs, la localisation de leurs entreprises et leur valorisation. Elles distinguent ainsi le nombre de fondateurs de startups, celui des licornes créées et la valeur économique associée aux entrepreneurs formés dans chaque pays.
Quelles écoles françaises forment le plus de fondateurs de licornes américaines ?
L’École polytechnique arrive en tête du classement Dealroom des établissements français ayant formé des fondateurs de licornes et de thoroughbreds aux États-Unis. Avec 10 entrepreneurs recensés, l’X devance HEC Paris, qui en compte sept, et CentraleSupélec, troisième avec cinq fondateurs. Les écoles d’ingénieurs occupent une place importante dans ce palmarès, même si plusieurs écoles de commerce parviennent également à se distinguer.
| Rang | Établissement français | Fondateurs | Exemples d’entreprises |
|---|---|---|---|
| 1 | École polytechnique | 10 | Safe Superintelligence, Hugging Face, General Intuition |
| 2 | HEC Paris | 7 | Front, Loft Orbital, Nature’s Fynd |
| 3 | CentraleSupélec | 5 | Datadog, Dataiku, CAST AI |
| 4 | International Space University | 4 | Planet Labs, Spire Global, Cellularity |
| 4 | EPITA | 4 | Airbyte, Katapult, Vibe |
| 6 | Sorbonne Université | 3 | Snowflake, Hugging Face |
| 6 | Télécom Paris | 3 | Hugging Face, DataDirect Networks, Front |
| 8 | NEOMA Business School | 2 | Cover Genius, Incode Technologies |
| 9 | Université de Caen Normandie | 1 | Snowflake |
| 9 | CEIPI | 1 | Hugging Face |
Source : Dealroom, The French Schools Behind US Unicorns.
Polytechnique se distingue notamment dans les technologies avancées. Hugging Face, spécialisée dans l’intelligence artificielle, et Safe Superintelligence, active dans le développement de systèmes d’IA, figurent parmi les entreprises associées à ses anciens élèves. CentraleSupélec présente un profil comparable, avec des fondateurs de sociétés comme Datadog et Dataiku, spécialisées dans les logiciels professionnels et l’exploitation des données.
Du côté des écoles de commerce, HEC Paris arrive en première position avec sept fondateurs, notamment associés à Front, Loft Orbital et Nature’s Fynd. NEOMA Business School figure également dans le classement grâce à deux entrepreneurs liés à Cover Genius et Incode Technologies. ESSEC, ESCP et INSEAD, pourtant très présentes dans d’autres classements entrepreneuriaux, ne figurent pas dans ce Top 10 consacré aux seules entreprises américaines.
Les résultats correspondent au nombre de fondateurs ayant fréquenté chaque établissement, et non au nombre de licornes distinctes. Un même entrepreneur peut avoir étudié dans plusieurs écoles françaises et contribuer à leur position respective. Une entreprise peut également compter plusieurs cofondateurs, ce qui interdit d’additionner les lignes pour déterminer le nombre total de startups créées.
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Quels pays forment le plus de fondateurs de licornes américaines ?
La France occupe la sixième place mondiale, hors États-Unis, des pays dans lesquels ont étudié les fondateurs de licornes et de thoroughbreds américains. Selon Dealroom, 43 entreprises américaines de ces catégories comptent au moins un fondateur passé par un établissement français, pour un total de 54 entrepreneurs. La France se situe derrière le Royaume-Uni, l’Inde, le Canada, Israël et la Chine, mais devant l’Australie et l’Allemagne.
| Rang | Pays de formation | Entreprises américaines | Fondateurs |
|---|---|---|---|
| 1 | Royaume-Uni | 161 | 181 |
| 2 | Inde | 115 | 148 |
| 3 | Canada | 91 | 99 |
| 4 | Israël | 85 | 128 |
| 5 | Chine | 50 | 64 |
| 6 | France | 43 | 54 |
| 7 | Australie | 40 | 42 |
| 8 | Allemagne | 35 | 36 |
| 9 | Espagne | 17 | 20 |
| 10 | Suisse | 16 | 22 |
| 11 | Italie | 15 | 17 |
| 12 | Singapour | 14 | 15 |
Source : Dealroom, Where the Founders of US Unicorns Studied.
Le Royaume-Uni domine largement le classement avec 161 entreprises américaines liées à des fondateurs ayant étudié dans le pays. L’Inde occupe la deuxième place avec 115 entreprises, devant le Canada et Israël. Ces deux derniers pays se distinguent par leurs relations étroites avec l’écosystème technologique américain, notamment dans les logiciels et les technologies avancées.
La France arrive en tête des pays de l’Union européenne, devant l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie. Ses 43 entreprises recensées représentent davantage que le total allemand, malgré la taille plus importante de l’économie allemande. Le résultat souligne la présence des établissements français dans les parcours de formation des entrepreneurs implantés outre-Atlantique.
Cette hiérarchie ne repose toutefois pas sur la nationalité des fondateurs. Un entrepreneur indien ayant étudié à HEC Paris peut contribuer au total français, tandis qu’un entrepreneur français diplômé exclusivement de Stanford ne sera pas comptabilisé dans cette catégorie. Le classement mesure donc l’influence internationale des systèmes d’enseignement supérieur, plutôt que la seule réussite entrepreneuriale de leurs ressortissants.
Une même entreprise peut également apparaître dans plusieurs pays lorsque ses cofondateurs ont fréquenté des établissements différents. Le classement ne permet donc pas d’additionner les 43 entreprises françaises, les 35 allemandes et les 17 espagnoles pour obtenir un total européen sans risque de doublons.
Quelles écoles françaises ont formé le plus de fondateurs de startups ?
HEC Paris domine le classement des établissements français selon le nombre total de fondateurs de startups identifiés par Dealroom. Avec 5 890 entrepreneurs recensés, l’école de commerce devance INSEAD, qui en compte 4 788, puis ESCP et ESSEC. L’École polytechnique et CentraleSupélec figurent également parmi les premiers établissements, confirmant la présence des grandes écoles d’ingénieurs aux côtés des écoles de management.
| Rang | Établissement français | Fondateurs de startups recensés |
|---|---|---|
| 1 | HEC Paris | 5 890 |
| 2 | INSEAD | 4 788 |
| 3 | ESCP Business School | 1 741 |
| 4 | ESSEC Business School | 1 530 |
| 5 | École polytechnique / Institut Polytechnique de Paris | 1 468 |
| 6 | CentraleSupélec / Université Paris-Saclay | 1 401 |
| 7 | Université Paris Dauphine-PSL | 1 301 |
| 8 | Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne | 1 196 |
Source : Dealroom, profil de l’écosystème entrepreneurial français, rubrique consacrée aux établissements et aux fondateurs.
Les quatre premières positions sont occupées par des écoles de commerce. HEC et INSEAD bénéficient notamment de réseaux internationaux de diplômés, tandis qu’ESCP et ESSEC disposent elles aussi d’une base importante d’anciens étudiants ayant créé une entreprise. Les écoles d’ingénieurs présentent un autre profil entrepreneurial. Polytechnique et CentraleSupélec forment des diplômés dans des secteurs où les compétences scientifiques occupent une place centrale, comme l’intelligence artificielle, les logiciels, l’industrie et les technologies de rupture.
Le classement prend cependant en compte des écoles aux effectifs et aux cursus différents. Une université accueillant plusieurs dizaines de milliers d’étudiants et une grande école recrutant des promotions plus restreintes ne disposent pas du même vivier de diplômés. Le nombre absolu de fondateurs ne permet donc pas, à lui seul, de mesurer la probabilité individuelle de devenir entrepreneur après ses études.
Les données peuvent également être rapprochées de celles de PitchBook, qui publie un autre classement des établissements ayant formé des fondateurs de startups financées par le capital-risque. Les deux bases ne retiennent pas les mêmes entreprises ni les mêmes périodes de référence, mais permettent de comparer le poids des réseaux d’alumni dans l’entrepreneuriat.
Lire aussi : Classement Entrepreneuriat : HEC, X, INSEAD, ESSEC, Dauphine… quelle école forme le plus d’entrepreneurs ?
Quelles universités forment le plus de créateurs de licornes dans le monde ?
Stanford University domine le classement mondial Dealroom des établissements ayant formé des créateurs de licornes, avec 478 entreprises valorisées à plus d’un milliard de dollars fondées par ses anciens étudiants. Harvard University occupe la deuxième place avec 320 licornes, devant le Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui en compte 295. Deux établissements français figurent dans le Top 30 mondial : INSEAD, 12e avec 95 licornes, et l’École polytechnique, 22e avec 60 licornes.
| Rang | Université ou grande école | Pays | Licornes fondées par des alumni |
|---|---|---|---|
| 1 | Stanford University | États-Unis | 478 |
| 2 | Harvard University | États-Unis | 320 |
| 3 | Massachusetts Institute of Technology (MIT) | États-Unis | 295 |
| 4 | Tsinghua University | Chine | 200 |
| 5 | University of California, Berkeley | États-Unis | 190 |
| 6 | University of Pennsylvania | États-Unis | 165 |
| 7 | University of Cambridge | Royaume-Uni | 140 |
| 8 | Tel Aviv University | Israël | 130 |
| 9 | Peking University | Chine | 130 |
| 10 | Technion | Israël | 120 |
| 11 | University of Oxford | Royaume-Uni | 95 |
| 12 | INSEAD | France | 95 |
| 13 | IIT Bombay | Inde | 90 |
| 14 | Carnegie Mellon University | États-Unis | 88 |
| 15 | Princeton University | États-Unis | 80 |
| 16 | Imperial College London | Royaume-Uni | 76 |
| 17 | IIT Delhi | Inde | 75 |
| 18 | Yale University | États-Unis | 72 |
| 19 | Columbia University | États-Unis | 70 |
| 20 | University of Toronto | Canada | 65 |
| 21 | Hebrew University of Jerusalem | Israël | 60 |
| 22 | École polytechnique | France | 60 |
| 23 | University of California, Los Angeles (UCLA) | États-Unis | 60 |
| 24 | ETH Zurich | Suisse | 56 |
| 25 | University of Washington | États-Unis | 56 |
| 26 | University of Waterloo | Canada | 55 |
| 27 | Technical University of Munich | Allemagne | 52 |
| 28 | University of Southern California | États-Unis | 48 |
| 29 | University of Illinois Urbana-Champaign | États-Unis | 48 |
| 30 | Indian Institute of Science | Inde | 28 |
Source : Dealroom, Top Universities by Alumni-Founded Unicorns.
La domination américaine est particulièrement marquée, avec Stanford, Harvard et le MIT aux trois premières places mondiales. Les établissements asiatiques occupent également des positions importantes, notamment Tsinghua University, quatrième, et Peking University, neuvième. Du côté européen, Cambridge arrive en tête au septième rang mondial, devant Oxford et INSEAD, qui totalisent chacune 95 licornes.
INSEAD et Polytechnique, les deux établissements français du Top 30 mondial
INSEAD est le premier établissement français de ce classement, avec un réseau d’anciens élèves associés à des entreprises comme Klarna, Wise ou Mews. L’établissement se distingue notamment dans les secteurs de la fintech et des logiciels professionnels. Sa présence internationale, notamment à Fontainebleau et à Singapour, contribue à la diversité géographique de ses diplômés et de leurs projets entrepreneuriaux.
L’École polytechnique, deuxième française, présente un profil davantage orienté vers les technologies avancées. Des entreprises comme Mistral AI, Hugging Face, BlaBlaCar et Owkin figurent parmi celles fondées par ses alumni. L’X dispose également de dispositifs dédiés à la création d’entreprises et à l’accompagnement de projets scientifiques, notamment dans la deeptech.
La présence de ces deux établissements dans le Top 30 souligne aussi la différence entre leurs modèles de formation. INSEAD accueille notamment des professionnels expérimentés dans ses programmes de management et ses MBA, tandis que Polytechnique forme principalement des profils scientifiques. Les entrepreneurs issus de ces deux institutions peuvent ainsi créer des entreprises dans des secteurs comparables tout en mobilisant des compétences initiales différentes.
Quelle place occupe la diaspora française dans la création de licornes à l’étranger ?
La France occupe une place importante dans la circulation internationale des entrepreneurs. Si le classement consacré aux établissements américains la positionne au sixième rang des pays étrangers de formation, un autre indicateur Dealroom permet d’élargir l’analyse à l’ensemble des licornes créées hors d’Europe par des entrepreneurs européens.
L’European Diaspora Index analyse la valeur économique attribuable aux fondateurs issus de chaque pays. Le classement prend en compte la part de chaque nationalité ou origine dans les équipes fondatrices afin de mesurer la contribution des entrepreneurs à la valorisation des entreprises qu’ils ont créées à l’étranger.
| Pays d’origine des entrepreneurs | Valeur attribuée des licornes fondées hors d’Europe |
|---|---|
| Royaume-Uni | 316 milliards $ |
| Allemagne | 290 milliards $ |
| France | 261 milliards $ |
| Irlande | 169 milliards $ |
| Pologne | 125 milliards $ |
| Pays-Bas | 95 milliards $ |
| Suède | 87 milliards $ |
| Ukraine | 71 milliards $ |
Source : Dealroom, European Diaspora Index.
La France se positionne derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne dans cet indicateur, mais devant plusieurs écosystèmes européens disposant d’une forte réputation entrepreneuriale. Les données montrent que les entreprises créées à l’étranger par des fondateurs ayant grandi en France représentent une valeur économique considérable.
Les États-Unis occupent une place particulièrement importante dans cette diaspora. Mais les montants ne mesurent ni les revenus générés par les entreprises, ni la richesse personnelle de leurs fondateurs. Ils correspondent à des valorisations attribuées selon une méthodologie propre à Dealroom et peuvent évoluer en fonction des transactions financières.
Cet indicateur présente également une différence importante avec le classement des pays de formation. Une personne ayant grandi en France peut avoir étudié aux États-Unis ou dans un autre pays européen avant de créer son entreprise. À l’inverse, un étudiant étranger diplômé de HEC ou de Polytechnique peut contribuer au classement des établissements français sans appartenir à la diaspora française au sens de Dealroom.
Pourquoi les grandes écoles françaises forment-elles des créateurs de licornes ?
HEC Paris, l’École polytechnique et CentraleSupélec disposent d’écosystèmes entrepreneuriaux développés, mais leurs modèles diffèrent. HEC bénéficie d’une importante communauté de diplômés dans les métiers du management, de la finance et du conseil, tandis que les écoles d’ingénieurs s’appuient davantage sur des compétences scientifiques et techniques.
HEC Paris accompagne notamment des projets à travers son Institut d’Entrepreneuriat et d’Innovation et ses dispositifs d’incubation. Parmi les entreprises créées ou cofondées par ses alumni figurent Qonto, Mirakl et Doctolib. L’établissement dispose également d’un réseau international d’anciens élèves et de partenaires susceptibles de contribuer au développement des jeunes entreprises.
CentraleSupélec développe son accompagnement entrepreneurial à travers 21st by CentraleSupélec, qui soutient notamment les projets en intelligence artificielle et dans la deeptech. Son réseau d’anciens élèves est associé à des entreprises telles qu’Innovafeed, Aqemia ou Exotrail. Polytechnique dispose, de son côté, d’un écosystème entrepreneurial dans lequel la recherche scientifique et les technologies de rupture occupent une place importante.
Le modèle américain reste difficile à comparer directement
À l’échelle mondiale, Stanford, Harvard et le MIT dominent le classement Dealroom des établissements ayant formé le plus de créateurs de licornes. Leur position s’appuie sur des réseaux anciens, des effectifs importants et leur proximité avec des écosystèmes de capital-risque particulièrement développés, notamment dans la Silicon Valley et à Boston.
Les établissements français suivent une organisation différente. Les parcours peuvent combiner classes préparatoires, écoles d’ingénieurs, écoles de commerce et formations universitaires complémentaires. Un même entrepreneur peut également avoir étudié dans plusieurs institutions françaises ou étrangères.
Le nombre total de licornes doit également être rapproché du volume de diplômés. Un établissement peut former plusieurs milliers d’entrepreneurs sans qu’une proportion importante de ses anciens étudiants ne devienne fondatrice ou fondateur. Les classements Dealroom mesurent l’ampleur des réseaux entrepreneuriaux, mais ne permettent pas d’affirmer qu’une école augmente mécaniquement les chances de créer une entreprise valorisée à un milliard de dollars.
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Comment sont construits les classements Dealroom sur les écoles et les licornes ?
Les cinq classements présentés dans cet article ne mesurent pas exactement la même chose. Les deux premiers portent exclusivement sur les licornes et thoroughbreds américains, en distinguant les établissements et les pays dans lesquels leurs fondateurs ont étudié. Le troisième s’intéresse au nombre total de fondateurs de startups, tandis que le quatrième mesure les licornes créées dans le monde entier par les anciens étudiants de chaque établissement. Le cinquième classement adopte une approche économique et géographique, en mesurant la valeur attribuée aux entrepreneurs ayant grandi dans un pays européen avant de créer une licorne à l’étranger.
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